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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 00:00


L'abbé Nicolas Dicop, curé de Veckring en 1962, auteur d'un essai de reconstitution seigneuriale et paroissiale sur le Hackenberg, s'est attardé sur l'étymologie de Hackenberg.

 

 

veckring_cite2L620.jpgVue sur Veckring du Hackenberg, juin 2004


Si pour tout germanophone le Berg signifie "montagne", il est intéressant de mieux revisiter la signification du suffixe Hack- qui nous interpela tant dans le cadre de l'étude du patronyme Hackspill, victime des plumes tant des servants de Dieu que des serviteurs de l'Etat.


L'abbé Dicop rappelle qu'on a justement beaucoup épilogué sur l'origine du terme Hackenberg et que toutes les conjectures sont gratuites : certaines jouissant de quelques probabilités, aucune ne s'imposant tout en notant que le Hackenberg lorrain n'était pas unique  en Moselle ni même dans les pays germaniques. Il rappelle qu'il existait au Grand-Duché de Luxembourg ... un Hackenberg qui est une cense construite vers 1584 sur un haut plateau vers lequel une route monte à partir des villages situés en contrebas, sa configuration géographique présentant quelques analogies avec le Hackenberg lorrain.

 

Nicolas Dicop porte à notre connaissance la thèse d'Auguste Terquem que nous avons déjà eu l'occasion de citer dans le cadre de l'étymologie de la finale -Stroff. Ainsi Terquem, à ce sujet, dit ceci : "Hackenberg est un nom francisé, et nous en sommes certain; la preuve, c'est l'M qui est placé devant le B; la langue allemande n'admet pas comme obligatoire dans son orthographique que l'on mette un M devant B ou P; au contraire, d'après les usages allemands, elle dira Haken, et nullement Hakem. Celui-ci n'a aucune application et ne signifie rien. Pour donner son véritable nom, il faudrait écrire : Hagenberg, Hagen, de Hag : bois, buissons; Berg montagne. Montagne boisée, couverte de bois".

 

Hag... nous rappelle opportunément que nos premier Hackspill signaient Hagspiel... C'est grâce à cette graphie originale que vous avions été invités par les cousins Hagspiel d'Oberstaufen d'où provenaient nos ancêtres.

 

 

 

C'est aussi cette racine qui a permis à  Marie-Thérèse Fischer, historienne, maîtrisant parfaitement la langue de Goethe, de nous écrire il y a plus de deux ans :


Je me suis laissé entraîner par les méditations sur le composé hack + spill / hack + spiel. J'aurais dû penser au génitif en -s: Hacks + piel. J'aurais aussi dû penser que, ici, les noms de Suisses et autres qui se sont installés au 18e siècle ont été affublés d'un suffixe "-piel" ou "pill" (ou des trucs farfelus dont je te fais grâce!) pour "bühl" (colline). Brächbühl est devenu Prachpiel, entre autres. Quant au "hack", j'aurais dû penser aussi aux altérations d'occlusives si fréquentes chez les greffiers de jadis... Donc, "Hackspill" ou "Hackspiel", à la base, devait être "Hagsbühl" (il y a un écart de ce nom dans le canton de Berne), avec la variante "Hagspiel". Cela se rattache aux innombrables noms qui ont défini une famille par rapport à la situation de sa maison (les Dupont, Chenevière, Duchêne, Laforêt et autres, pour ne parler que de la France). Les Hagspiel devaient habiter sur la pente d'une colline buissonneuse ou couronnée par un petit bois.

 

Voilà qui est dit. Même si l'abbé Dicop a trouvé l'explication de Terquem quelque peu fantaisiste tout en lui laissant la valeur qu'elle mérite sans toutefois y attacher une importance excessive, il laissa à des compétences plus qualifiées, selon lui, le soin d'élucider l'énigme en se référant à plus modeste et moins péremptoire dans ses assertions M. Théodore de Puymaigre qui, dans son étude du Hackenberg, écrivit : "Pourquoi ce nom ? Montagne de crochet, du hoyau, de la houe ?"

 

Ce qui nous fait sourire dans la mesure où à Hestroff certaines plaisanteries s'attardent encore de nos jours sur Hackenschtill... littéralement manche de la bineuse...

 

Si l'abbé Dicop avait connu Marie-Thérèse Fischer, il n'aurait pas consulté le professeur Ernst Christmann de Kaiserslautern, une des voix les plus autorisées en la matière à son époque, qui écrivit :


"On ne peut expliquer certains noms qu'en partant de leurs formes les plus anciennes. Hackenberg est évoqué en 1120 comme Hakeberg, et en 1145 comme Hackamberg. Sous cette forme, l'M devant le B a assimilé l'N primitif qui manque dans la première forme. notre point de départ sera donc la forme Hackenberg. La première partie du terme correspond au mot Haken, en dialecte régional : Hooke. Son sens premier est : un objet recourbé à sa pointe. Cette pointe peut saillir, surtout quand on lui donne une orientation de bas en haut. De cette façon, une montagne caractérisée par un sommet aigu peut s'appeler Hacken ou Hackenberg. C'est ainsi que j'expliquerais le Hakenberg lorrain".

 

D'où conclusion de l'abbé Dicop : Somme toute donc, une élévation assez saillante ou encore un éperon avancé, ce qui semble davantage répondre à la configuration géographique du Hackenberg.


Nous laisserons nos lecteurs juger par eux-mêmes. Seulement quand l'émérite professeur Christmann affirme qu'au mot Haken correspondrait, en dialecte régional, Hooke, nous aimerions savoir à quel parler local il se réfère... Car Hook, en francique néerlandais, correspond à notre Ecken, c'est-à-dire le "coin". Par ailleurs, Hagspiel, coquet village,  entre Bavière, Suisse et Autriche, est perché au sommet d'une montagne pas si saillante que cela...

 

Hagspiel-215-vallee.jpg

Vue sur une partie de la vallée Hagspiel - Oberstaufen dans l'Allgäu, en limite des frontières suisses et autrichiennes - juin 2009 -


Au contraire Hagspiel se situe sur une montagne au sommet boisé réputé pour offrir à ses visiteurs un panorama exceptionnel et un Dreiländerblick, "regard sur trois Etats".

 

C'est bien aussi le cas de notre Hackenberg du sommet duquel les Romains pouvaient aisément surveiller le trafic routier et dominer le pays...

 

Notre conclusion : C'est  Marie-Thérèse Fischer, en rejoignant l'hypothèse d'Auguste Terquem que nous apprécions particulièrement, qui a le mieux cadré l'étymologie de Hack-. 

 


 


 

 

 

 


 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 00:00

Nos recherches cataloguées "Enigme historique" ne s'adressent pas à l'aéropage sélect des érudits et des doctes connaisseurs mais surtout aux humbles descendants des manants des seigneuries que nous avons à peine effleurées...

 

Les études historiques sur le Hackenberg de notre cousin généalogique Nicolas Dicop nous sont enfin parvenues et nous permettront de compléter, voire de corriger, la généalogie des Maisons issues de la chevalerie teutonne que nous avons à peine abordée.

 

L'essai de reconstitution seigneurale et paroissiale de l'abbé Dicop est la synthèse de 5 longues années de recherches patientes et minutieuses dans les différents fonds d'archives de Metz, Thionville, Luxembourg et Trèves.

 

Hacks-cousinade-19aou2006-54.jpg

Cousinade Hackspill à Hestroff en 2006. De gauche à droite : Guy Hackspill & Alfred Louis

 

 

Nous sommes au début des années '60. photocopieurs, ordinateurs, imprimantes, photos numériques n'étaient pas à la portée du chercheur, encore moins books.google qui fait tant notre bonheur. Il fallait, à l'instar de notre " randonneur du passé", Alfred Louis,  se lever de bonne heure, emmener son "cassoulet", tout recopier à la main...

 

Ce n'est plus un secret pour personne... Nous avons, au cours de ces 4 derniers mois, essayé d'accumuler des indices susceptibles d'accréditer la thèse selon laquelle Henri de Guise ne serait pas mort à Blois le 23 décembre 1588 comme nous le rapporte l'histoire mais mort de vieillesse au château de Freistroff en 1632... Au passage, nous vous avons rajouté brièvement l'existence de Guillaume Hombourger, identité sous laquelle pourrait se cacher un petit-fils de Henri IV, François de Bourbon-Vendôme.

 

Avec le magistral travail de Nicolas Dicop, qui n'a peut-être pas suffisamment retenu l'attention des chercheurs, nous avons l'espoir de trouver suffisamment d'éléments pour confirmer ou infirmer une généalogie reprise largement par des descendants Dalstein et/ou Hombourger sur geneanet.org.

 

Notre Enigme historique est composée de 48 articles à ce jour... A relire car nous serons amené à apporter des corrections et/ou rectifications suite à nos prochaines lectures.

 

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La communauté Dicop, originaire de Trèves et ayant fait souche à Gomelange, était assez prospère à Hestroff. Qui serait en mesure de relier Nicolas Dicop à la branche Hestroff ?

Gomelange 276

Gomelange en venant de Bettange - mars 2010 -



 


 


 


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 00:00


 

Francois_de_Vendome_.jpg

Autre lièvre à soulever...

 

François de Bourbon-Vendôme, 2e duc de Beaufort (1665), fils de César de Bourbon-Vendôme et de Françoise de Lorraine, est un petit-fils de Henri IV. Né le 16 janvier 1616 et mort le 25 juin 1669, il est resté officiellement célibataire et décédé sans postérité.


Outre le fait que François de Bourbon-Vendôme apparaît comme l'un des principaux héros d'Alexandre Dumas père et parfois été identifié à l'Homme au masque de fer, François aurait eu deux enfants de Marguerite-Suzanne Dalstein, née vers 1620 à Freistroff.


Marguerite-Suzanne, soeur ou nièce de Hugo et fille ou petite-fille de Nicolas Dalstein, alias Henri de Guise ?


François de Bourbon-Vendôme serait connu sous le nom de Guillaume Hombourger et serait décédé à Dalstein le 11 décembre 1686... et non pas tué en 1669 durant un assaut contre les Turcs...


Ce François était entré très jeune dans l'armée, à l'âge de 12 ans à peine. Il conspira contre le cardinal de Richelieu et dut s'exiler en Angleterre. Il fut également le chef des principales actions contre Jules Mazarin. Arrêté par Anne d'Autriche, il fut incarcéré au château de Vincennes dont il s'évada quelques années plus tard. Il joua un rôle important pendant la Fronde (1649) et tua en 1652, au cours d'un duel, son beau-frère, le duc Charles Amédée de Savoie-Nemours qui avait épousé sa soeur Elisabeth en 1643.


François se réconcilia néanmoins avec la Couronne et fut chargé de plusieurs expéditions importantes. Nommé à la charge de grand maître, chef et surintendant général de la navigation, il commanda dès 1662 la flotte française et remporta de nombreux succès contre les Turcs en Méditerranée.

 

Bref, autre énigme que les descendants Dalstein & Hombourger auront à résoudre...  Iront-ils grossir les rangs d'autres cousins non moins prestigieux, tels les van der Noot, qui nous ont déjà mené à Charlemagne sans changer les faits rapportés par l'histoire ?

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 00:00

Selon les mémoires de l'Institut Stanislas éditées en 1854, il semblerait que le véritable pouvoir était détenu en Lorraine par les familles descendant de la chevalerie et les ecclésiastiques eux-mêmes issus de ces familles...

 

Lorraine Armoiries fin du 17eLa liste des membres de l'ancienne chevalerie avait, au moyen-âge, compté 291 noms différents; mais les guerres, les duels, les émigrations et mille causes diverses réduisirent considérablement cette liste et on finit par assimiler aux chevaliers lorrains les nobles étrangers dont les familles, d'ailleurs illustres, s'étaient fixées dans le duché depuis un certain nombre d'années; il y en avait beaucoup, et on les appelait, pour les distinguer des membres de la chevalerie, nobles fiebvés, pairs ou pairs fiebvés. Ils entrèrent alors dans les états, qui virent admettre, vers la même époque, les principaux officiers du prince, quelque fût le degré de leur noblesse.

 

Le maréchal de Lorraine, le receveur-général, le grand-écuyer et quelques autres y prirent séance parmi les gentilshommes. Le renfort que l'ordre nobiliaire venait de recevoir suffit à peine pour combler les vides que l'extinction des familles y faisait incessamment, et au commencement du règne de Charles IV, le nombre des maisons et celui des individus qui les composaient se trouvaient extrêmement réduits.


 

Etat de la haute noblesse de Lorraine pendant le premier tiers du 17e

 

  1. La maison du Chastelet, qui comprend le mareschal de Lorraine; le marquis de Trichasteau son fils et le baron du Chastelet son cadet, capitaine des Gardes du Duc Charles.
  2. La maison de Lignéville (Ligniville), qui comprend le comte de Tumejus; ses deux fils; le sieur de Lignéville, prévost de l'Eglise de Sainct-Georges de Nancy; le sieur comte de Tantonville, cy-devant bailly de Nancy; le sieur de Lignéville son frère, grand-prévost de l'église de Sainct-Diey (Saint-Dié) et le chevalier de Tantonville.
  3. La maison de Haraucourt, qui comprend les deux fils du feu sieur de Haraucourt, marquis de Faulquemont, général de l'artillerie de Lorraine et colonel entretenu par l'empereur; le sieur baron de Chambley, bailly de Nancy et ses deux fils.
  4. La maison de Lénoncourt, qui comprend le sieur Antoine de Lénoncourt, marquis de Blainville, primat de Lorraine; les deux Lénoncourt, fils du feu sieur de Lénoncourt, bailly de Saint-Mihiel; le sieur de Lénoncourt de Serres et ses deux fils.
  5. (Bassompierre) Monsieur le maréchal de Bassompierre; le sieur de Rémoville, son neveu, présentement appelé Bassompierre; le baron de Dompmartin, frère dudit Rémoville.
  6. (Tornielles) Le comte de Tornielles; le comte de Brionne son fils, ses deux fils.
  7. Nettancourt, Livronville, Lignéville-Dombrot) Le sieur de Vaubecourt; le sieur de Nettancourt; le sieur de Lémont; le sieur de Ville; le sieur de Ragecourt, général de l'artillerie du duc Charles; le sieur de Ragecourt d'Ancerville, son frère; le sieur de Dombrot, comte de Bey; le sieur de Fontenoy, le sieur de Melay, le sieur baron de Menuy (sic); le sieur baron de Merye, son fils.
  8. (Stainville) Le sieur de Stainville, grand-doyen de la Primatiale; le sieur de Stainville, gentilhomme ordinaire dudit duc; le sieur de Stainville de Sorey, ses deux fils; le sieur de Stainville de Versay, le sieur de Stainville, cy-devant gouverneur de Marsal; le chevalier de Stainville.
  9. (Anglure) Le sieur de Bonnecourt, à cause de la maison d'Anglure; le chevalier d'Anglure; le sieur vicomte d'Estoges; le sieur de Mitry, bailly d'Epinal; le sieur de Mitry, son fils; le sieur de Mitry du Mesnil; le sieur de Mitry de Brainville.
  10. (Choiseul) Le baron d'Ische, fils du défunt.
  11. (Gournay) Le sieur de Gournay, fils du défunt sénéchal de Lorraine; son frère le sieur de Marchéville; le sieur de Gournay, évêque de Scythie (plus tard évêque de Toul); le sieur de Gournay de Sécourt; le sieur de Gournay de Friauville (Froville); le sieur de Gournay, qui tua en duel le feu sieur de Haraucourt, bailly de Nancy.
  12. (Florainville) Le sieur de Florainville; le sieur de Florainville de Faims; le sieur de Vigneulles de Massey.
  13. (Savigny) Le sieur de Savigny, altéré de son esprit; le fils du feu sieur de Savigny de Ferrière; le sieur de Chérisy, son frère; le sieur d'Ourse (sic); le sieur prieur de Varengéville, son oncle; le sieur d'Alamont, abbé de Beaupré.
  14. (Stainville-Couvonge) Le sieur de Couvonge; le baron de Couvonge, son fils, tous deux de la maison de Stainville; le sieur de Remenécourt; le sieur de Bouzey; le sieur de Joinville, son fils; le sieur de Vidrange.
  15. (Gironcourt) Le sieur de Griconcourt; le sieur de la Vaux
  16. (Buffegnecourt) Le sieur de Buffegnecourt; le sieur de Bufflegnecourt, chanoine, son frère; le sieur de Villeparoy.
  17. (Ludres) Le sieur de Ludres; le sieur de Richard-Mesnil, son fils; six autres fils.
  18. (Tillon) Le sieur de Bioncourt, le sieur de Tillon; le sieur de Tillon, son fils; le sieur de Haubondanges, son autre fils.
  19. (Lisseras-Anderny) Le sieur d'Anderny, cy-devant capitaine des Gardes dudit duc.
  20. (Des Armoises-Sérocourt) Le sieur de Tichemont; le sieur de Malatour (Mars-la-Tour); le sieur de Flin son frère; le sieur de Sérocourt; le sieur des Armoises;
  21. (Bilistein) Le sieur de Bilistein de Magnières; le sieur son frère.
  22. (Salm, Créhanges, Ribaupierre) Les deux fils du feu Prince de Salm, cy-devant gouverneur de Saverne; le sieur comte de Ribaupierre; le comte Jean de Salm; le comte Frédéric de Salm.
  23. (Linanges) Le comte de Linanges; le comte de Berstein; le comte d'Oberstein; le comte de Grombach.
  24. (Croy) Le duc d'Havré; le prince Ernest de Croy, duc de Poméranie; les fils de Monsieur de Luxembourg, demeurant à Paris; le comte de Hautesollern (sic); le comte de Soultz.
  25. (Mercy) Le baron de Villy; le baron de Mercy; le baron de Hormestein; le marquis de Sy; le sieur de Bourlémont; le baron de Hon.
  26. (Beauvau) Le baron de Beauvau
  27. (Lutzelbourg) Le sieur de Lutzelbourg; le comte d'Obsterein; le baron de Freyberg.

Cette liste est tirée du manuscrit n° 1 de la bibliothèque publique de Nancy, p. 1457-1459. A la page 1479 sont ajoutés : Le marquis de Baden, résident au Duché de Luxembourg, à cause du tiers de la seigneurie de Forbach; les comtes de Schwartzemberg; le baron de Beaupré; les sieurs de Warsperg (Varsberg); le sieur d'Elnot, résident à Juliers; le sieur de Guermanges; les sieurs de Honnolstein (Hunolstein); les sieurs de Soelstein; le sieur d'Eltz; le sieur de Bettendorf; le sieur de Schmitverg; le sieur de Kerpey; le sieur de Liewenstein; le sieur de Helmstat; le sieur de Strombach et le sieur de Meternich.


 

A la fin du 16e, on comptait plus de 400 hauts-justiciers qui n'appartenaient ni à la chevalerie, ni à la classe des pairs fieffés. On ne pouvait songer à les laisser indéfiniment dans une situation humiliante et dès l'année 1603, on accorda le titre d'écuyer aux anoblis du 4e degré, c'est-à-dire, à ceux dont le père, l'aïeul, le bisaïeul et le trisaïeul avaient joui du bénéfice de l'anoblissement; 19 ans plus tard, en 1622, ils obtinrent à la fois le titre de gentilhomme et l'autorisation d'entrer dans les états avec voix délibérative; enfin, les quatre degrés exigés pour être admis dans la classe des gentilshommes furent réduits à trois seulement en 1627. La noblesse avait encore reçu, quelque temps auparavant, un renfort par suite d'une ordonnance de Charles III qui, au mois d'avril 1607, avait concédé les privilèges dont jouissaient Messieurs de l'ancienne chevalerie et leurs pairs fiebvez résidens aux trois bailliages de Lorraine, à ceux desdicts sieurs qui résidoient dans le bailliage de Sainct-Mihiel et autres terres de l'obéissance de S. A., sauf celles de la Mouvance.

 

 

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Louis XIII, devenu par la force des armes maître des duchés de Bar et de Lorraine, établit à Nancy un conseil souverain. Ainsi Charles IV dut s'exiler après avoir été contraint d'abdiquer en faveur de son frère Nicolas-François. Les états-généraux seront supprimés. La noblesse lorraine, quoique ruinée par la guerre, eut le courage de présenter au roi des remontrances contre cette création. Louis XIII, qui espérait garder notre pays, craignait de s'aliéner entièrement le coeur des Lorrains. Il fit droit, en certaines limites, aux réclamations de la noblesse et admit dans le conseil souverain quelques-uns de ce corps, leur y donnant rang, séance et voix délibérative.

 

Les premiers états-généraux de Lorraine s'étaient réunis en l'an 1070.  Pour tout savoir sur le fonctionnement des états en Lorraine ducale, veuillez-vous référer aux  mémoires de l'institut Stanislas avant la page 138.

 

Le blason des ducs de Lorraine de 1538 à 1737 est coupé et parti en 3, au premier fascé de gueules et d'argent, au second d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or aux quatre pals de gueules au cinquième parti d'azur semé de lys d'or et à la bourdure de gueules, au sixième d'azur au lion contourné d'or, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bar d'or. Sur le tout d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent  .

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 12:25

Hestroff église intérieur

Eglise Saint-Jean-Baptiste de la paroisse de Hestroff au cours des années '50. Les fresques sont encore visibles.

 

Hestroff a connu comme seigneur les ducs de Deux-Ponts qui l'ont  vendu à l'abbaye de Villers-Bettnach, qui dut partager jusqu'à la guerre de Trente Ans cette seigneurie avec le comte de Boulay, Louis d'Ancerville, puis Henriette de Lorraine avant de se l'approprier dans sa totalité (Hestroff et son histoire). Quatre maisons qui appartenaient à la chevalerie de Lorraine.


Hestroff se trouve à mi-chemin entre les deux abbayes de Villers-Bettnach (développée dans le blog Hackspill) et de Freistroff sous influence toutes deux de l'esprit des chevaliers de Saint-Jean.

Varsberg 18dec2006 Chapelle 1

Cavaux vides sous la chapelle du château de Varsberg. Croix des chevaliers.de Saint-Jean de Jérusalem


Hestroff, aux confins de l'ancien duché du Luxembourg et de la Lorraine ducale, est entouré par les châteaux de Luttange, Hombourg-Budange, Freistroff et Varsberg. Sans compter le Hackenberg et l'ancien château-fort du Hohwald qui fit frontière entre Hestroff et Ebersviller, Marienfloss et Sierck dont dépendait le village pour la haute justice.


Hestroff était probablement un poste militaire à l'époque gallo-romaine et une commanderie au moyen-âge.

 

Hestroff était au coeur du baillage d'Allemagne, pays profondément catholique entièrement dominé par les ecclésiastiques et la chevalerie, d'où certainement prolifération des croix de chemins.

 

Saint Jean Baptiste Leonardo da VinciHestroff a comme saint patron Jean le Baptiste. Or Saint-Jean-Baptiste est le patron des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

 

L'ordre que nous appelons communément l'ordre de Malte s'appelle officiellement l'Ordre souverain militaire hospitalier de saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte. Officiellement toujours souverain, il peut émettre des timbres, battre monnaie, faire des passeports, avoir des ambassadeurs. Mais c'est une souveraineté sans territoire et une souveraineté limitée : l'ordre n'est pas indépendant du Vatican !

L'Ordre des Chevaliers de Malte est un des facteurs déterminants qui permettent de comprendre l'influence que le Vatican a su développer au cours de son histoire.

 

Le président de l'ordre de Malte est élu à vie, avec l'accord du pape. Les chevaliers de Malte ont leur propre constitution, ils ont juré de soutenir les membres du Nouvel ordre mondial qui soutiennent le pape. La plupart de ses membres sont membres du CFR et des autres organisations secrètes.


Les chevaliers de Malte ont joué un rôle prépondérant dans notre histoire moderne et certainement dans le cadre de notre énigme historique...

 

C'est une organisation internationale, qui a des ramifications dans toutes les couches de la société, le commerce, la politique, les banques, les services secrets, l'Église, le monde de l'éducation, l'armée, la loge P2, l'ONU, l'Otan, etc.


 


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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 00:00

Freistroff 23mai2010 770 Blois

Reproduction d'une affiche consacrée au château Saint-Sixte de Freistroff

 

 

Depuis quand le château de Freistroff est-il sous la protection de Saint Sixte ? Aucun ouvrage ancien, ni la SHAN, ni les dépliants touristiques n'abordent cette question...

 

L'acteur principal de notre énigme historique aurait-il baptisé ce château du nom de celui qui l'avait soutenu dans son combat contre les hérétiques et qui pourrait être à l'origine de sa réincarnation ?

 

Enfin, en relisant toute la littérature consacrée à l'assassinat de Henri de Guise à Blois... que penser de la nouvelle pub de ce château qui continue à veiller sur bien des secrets ?

 

Freistroff 23mai2010 773 Blois-copie-1

 

 

Hormis la réplique du célibrissime escalier monumental de Blois, chef d’œuvre de la Renaissance (1515-1519), les deux châteaux ne seraient-ils pas liés par un alias qui nous intrigue depuis un temps certain déjà... ?

 

Fort à propos, à Blois, visitez l'exposition intitulée  "Fêtes et crimes à la Renaissance, la Cour d'Henri III" . Vous pourrez même vous offrir une visite contée sur les traces de l'assassinat du duc de Guise par Michel Maraone les 18 juin, 16 juillet et 20 août prochains.

 

 

 


 

 

 


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 00:08

 

Le 24 avril 1585, après la mort de Grégoire XIII, Félice Peretti est élu souverain pontife sous le nom de Sixte V, en hommage à Sixte le 4e, autre pape franciscain.sixte-quint.jpg

.

Sixte V ou Sixte-Quint, celui qui se sentait "assez de force et de vigueur pour gouverner non seulement l'Eglise mais le monde entier" agrandit la Bibliothèque vaticane; fit bâtir la salle Sixtine par Domenico Fontana, réorganisa la Curie romaine, créa par la bulle Immensa æterni Dei des congrégations permanentes, pressa l'impression d'une édition correcte de la Vulgate, afin de faire barrage aux protestants.


Portrait sans doute réducteur d'un pape connu pour sa cruauté froide et implacable, roi des excommunications (Henri III, Henri IV, Elisabeth 1ère, etc...) dont on disait qu'elles "gelaient en passant les Alpes...".

 

On se rappelle de lui pour avoir applaudi la St Barthélémy et fêter la mort de Henri III en 1589. C'est vrai qu'il ne portait pas dans son coeur notre dernier des Valois. N'avait-il pas soutenu la Ligue qui chassa le roi de Paris en 1588 ? Son rôle étrange dans la guerre dite des trois Henri, n'était-il pas de chercher à exciter les partis les uns contre les autres;  n'avait-il pas le désir de voir les trois factions s'autodétruire pour mieux assoir la domination de Rome sur leur ruine ?

 

Ligue-Procession-a-Paris-en-1590-par-Carnavalet.jpg

Quand le Balafré, qui soutenait la candidature du cardinal de Bourbon avec le soutien en sous-main des Espagnols et du pape, fut acclamé à Paris, Sixte-Quint déclara "qu'il ne savait en réalité quel était le plus fou, du duc de Guise qui avait eu l'audace de venir se livrer à un prince irrité, ou de Henri III qui ayant sa vengeance entre les mains la laissait échapper"...

 

Sixte-Quint était en permanence averti de ce qui se passait à la cour de France. Quand Henri de Guise fut assassiné, n'a-t-il pas rétorqué aux envoyés de Henri III "Votre roitelet sodomite est bien audacieux d'oser porter une main sacrilège sur nos cardinaux ! S'imagine-t-il que nous sommes encore gardien de pourceaux, et que nous verrons égorger notre troupeau comme un pâtre stupide, en versant d'impuissantes larmes ? Non, non de par Dieu ! il apprendra que nous sommes le digne successeur de l'Apôtre, le vicaire du Christ, le dominateur de la terre, le suprême pontife ! Il apprendra que nous savons venger l'honneur de notre Eglise, et que la tête d'un cardinal est plus précieuse que les têtes de vingt rois !".


Le roi fut excommuné et les clameurs de la Ligue redoublèrent : Henri III, selon Sixte V, était "Turc par la tête, Allemand par le corps, harpie par les mains, Anglais par la jarretière, Polonais par le pied, pédéraste par la verge, sodomite par l'anus, un véritable Lucifer dans l'âme", ajoutant que les chrétiens devaient l'assommer comme un chien enragé.  Des poupées en cire à l'effigie du roi furent percées de poignards à la célébration de l'office divin, prononçant à chaque piqûre des paroles magiques qu'on supposait avoir la vertu de le faire mourir.

 

Ce débordement de malédictions produisit l'effet qu'on en attendait : un jeune jacobin, exalté par les prédications, forma le projet de délivrer la terre du roi hérétique. Jacques Clément à qui les jésuites auraient promis, au nom du pape, de le créer cardinal s'il réussisait dans son projet ou de le mettre au rang des saints s'il périssait, exécuta Henri III le 31 juillet 1589.

Sixte-Quint en apprenant la nouvelle de la mort de Henri III laissa éclater les transports d'une joie indécente, et s'écria : "Très bien, le collège des princes est délivré d'un sot, et le royaume de France est en feu !".


Pendant que le meurtre, l'ambition, le fanatisme et la luxure couvraient le sol de la France et préparaient son asservissement au saint-siège, Sixte soulevait de sanglantes collisions entre l'Angleterre et l'Espagne et excitait les évêques catholiques d'Allemagne. L'empereur Rodolphe II répliqua que le pape ne devait pas s'immiscer dans les affaires temporelles, ce à quoi le pape, irrité, répliqua à son ambassadeur : "Votre maître est roi des Romains en Allemagne, je l'avoue, mais il n'a nulle autorité dans Rome, parce que j'en suis seul le légitime souverain... L'Evangile ordonne de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu, et à César ce qui appartient à César; or, l'univers entier appartient à Dieu et à son vicaire; ainsi César n'a le droit de posséder que ce qu'il plaît aux papes de lui octroyer".


Sixte-Quint, pendant tout le cours de son règne, se plut à gouverner plutôt en prince qu'en pape. Il n'avait reculé devant aucun moyen pour rendre à la papauté son ancien éclat. Il avait armé les rois les uns contre les autres. Il planait sur l'Europe jusqu'au jour fatal où il succomba à un empoisonnement et que son cadavre fut jeté dans le Tibre.

 

 

Source : Histoire des papes: crimes, meurtres, empoisonnements, parricides ..., Volume 7, par Maurice La Châtre


 


 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 17:43

Eglise-vue-de-la-forge-31jul07.jpg

L'église de Hestroff, vue de m'Harainville...


Le Conseil de fabrique de Hestroff vous propose, dimanche 6 juin 2010, de découvrir une exposition de peintures, aquarelles, photographies et sculptures.

Toutes les créations, soigneusement sélectionnées par le Conseil de fabrique, seront mises en vente au profit de l'église. Quelques indiscrétions vous permettront de découvrir dès à présent Héléna Durant et Marie-Thérèse Losson-Schmidt. Natalia Cinalli sera présente itou.


Buvette, gâteaux et tombola à disposition du public.

 

Hestroff-oeuvre-inachevee-307.jpg

Hestroff  2008, oeuvre inachevée absente de l'expo Conseil de fabrique 2010


 


 


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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:00

Gentilshommes de l'ancienne chevalerie du baillage d'Allemagne

 

Le sieur d’Eltz, grand-commandeur de l’ordre Teutonique à Becking-les-Vaudrevange ; l’abbé de Villers-Bettnach, devers Sierck ; l’abbé de Bouzonville, de l’ordre de Saint-Benoît ; l’abbé de Vadgasse, sous le comte de Nassau ; l’abbesse de Vergaville ; l’abbé de Freistroff, de l’ordre de Saint-Bernard ; l’abbé de Tholey, de l’ordre de Saint-Benoît ; l’abbé de Saint-Mathias-les-Trèves ; le sieur de Varsberg, chanoine de Mayence ; Warsberg, doyen de Worms ; le prieur de Rettel, chartreux ; le prieur de Zel ; le prieur de Bessigny ; le prieur d’Amanges ; le prévôt de l’église de Marienflos, à Sierck ; l’abbé de Longeville ; l’abbé de Mettloch (Mettlach) de l’ordre de Saint-Benoît ; le comte de Sultz, à cause du château de Meinsberg (Malbrouck); les sieurs de Soetern, neveux de l’archevêque de Trèves, seigneurs gagés de Schomberg et Sirsperg, tiennent par engagement la moitié du bourg de Mertzig ; le comte d’Eberstein ; le comte de Créhange ; le baron de Crehange ; le baron de Warsperg ; Samson de Warsperg et Louis de Warsperg ; Jacques de Sartz et son frère, Samson de Hausen et Alexandre de Hausen, Hans Wolf de Schuntberg, Georges-Frédéric de Loewestein, les comtes de Schauvenbourg à cause de Varize, le sieur de Kerpen, les sieurs de Hunolstein, le sieur de Bartas, le sieur de Raigecourt, le sieur de Guermange, sieur de Pontigny, le sieur de Gombreville, office de Sierck, le sieur de Netz, gouverneur de Valdrefange (Vaudrevange ou Wallerfangen), le sieur de Carelle, bailli du baillage, le sieur de Hausen, gouverneur de Trèves, de l’ancienne chevalerie ; l’abbesse de Fraulautern, le sieur de Warsperg (Varsberg), le sieur de Freistroff, les comtes de Schartzenberg tiennent Boulay par engagement ; les comtes d’Eberstein et les barons de Fribourg sont seigneurs de Forbach ; le comte de Sultz est seigneur de Bérus ; le comte de Crehange, Augustin Zand de Merlen, Alexandre de Hausen, devers Sirsberg, les Rhingraff sont seigneurs de Morhange et de Puttelange ; le baron de Beaupré tient Freistroff ; la baronne de Brombach est abbesse de Fraulautern ; les barons de Créhange et de Lemont sont seigneurs de Dillingen ; le baron de Lemont est seigneur collateur de la paroisse de Waldrefange (Wallerfangen ou Vaudrevange). (Malbrouck) ; les comtes de 


Liste des pairs fiefvés qui entraient aux assises

et jouissaient des mêmes privilèges que les membres de l’ancienne chevalerie


Le maréchal de Bassompierre, le sieur de Removille, son neveu, le baron de Dompmartin, son frère. Le comte de Tornielle, le comte de Brionne, son fils, et ses deux fils.

Le sieur de Vaubécourt, le sieur de Nettancourt, le sieur de Leymont, le sieur De Ville, le sieur de Raigecourt, général de l’artillerie de Lorraine ; le sieur de Raigecourt d’Ancerville, son frère, le sieur Dembrot, comte de Bey, le sieur comte de Fontenoy, le sieur de Mélay, le baron de Mercy, le sieur baron de Mercy, son fils.


Le sieur de Stainville, grand doyen de la Primatiale, le sieur de Stainville, gentilhomme du duc de Lorraine. Le sieur de Stainville de Sorcy, ses deux fils ; le sieur de Stainville de Versay, le sieur de Stainville, ci-devant gouverneur de Marsal ; le chevalier de Stainville, le sieur de Bonnecourt, à cause de la Maison d’Anglure ; le chevalier d’Anglure, le sieur vicomte d’Estoges, le sieur de Mitry, son fils, le sieur de Mitry du Mesnil, le sieur de Mitry de Brainville, le baron d’Iche.


Le sieur de Gournay, fils du défunt sénéchal de Lorraine, et son frère, le sieur Gournay de Marchéville ; le sieur de Gournay, évêque de Toul, son frère ; le sieur Gournay de Serocourt, le sieur de Gournay de Friaville, le sieur de Gournay, qui tua en duel le sieur de Haraucourt, bailli de Nancy.


Le sieur de Florainville, le sieur de Florainville de Fains, le sieur de Vigneules de Massez.

Le sieur de Savigny, altéré de son esprit ; le fils du sieur de Savigny de Ferrières, le sieur de Cherizy, son frère, le sieur d’Ourche, le sieur Prieur de Varangéville, son oncle, le sieur d’Allaumont, abbé de Beaupré.


Le sieur de Couvonges, le baron de Couvonges, son fils, tous deux de la maison de Stainville ; le sieur de Remencourt, le sieur de Bouzez, le sieur de Joinville, son fils, le sieur de Vidranges, le sieur de Gironcourt, le sieur de Lavaulx, le sieur de Buffegnecourt, son frère, chanoine ; le sieur de Villepartoy, son frère, le sieur de Ludres, le sieur de Richardménil, son fils, ses autres fils ; le sieur de Brioncourt, le sieur de Tillon son fils, le sieur de Haboudanges, son autre fils, le sieur d’Anderny, capitaine des gardes du duc ; le sieur de Tichemont, le sieur de Malatour, le sieur de Flin, son frère, le sieur de Scrocourt, le sieur des Armoises, le sieur des Armoises de Jaulny, le sieur de Bildstein de Magnières, son frère.


Les deux fils du prince de Salm, le baron de Crehange, le comte de Salm, gouverneur de Saverne ; le comte de Ribaupierre, le comte Jean de Salm, le comte Frédéric de Salm, le comte de Linanges, le comte d’Erbestein, le comte d’Oberstein, le comte de Grombach.


Le duc d’Havereck, le prince Ernest de Croy, duc de Poméranie ; le fils de M. de Luxembourg, le comte de Hollenzollern, le comte de Soulz, le baron de Villy.


Le baron de Mercy, le baron de Honstein, le marquis de Sy, le sieur de Bourlemont, le baron de Hon, le baron de Beauvau, le sieur de Lutzbourg, le comte d’Holstein, le baron de Friberg.


Les vassaux au bailliage d’Allemagne, qui sont de l’ancienne chevalerie


Le marquis de Baden, résidant au duché de Luxembourg à cause du tiers de la seigneurie de Forbach, les comtes de Saltz, les Rhingraff, les comtes de Schwartzenberg, les comtes de Créhange, les barons de Créhange, les barons de Beaupré et de Lémont, le sieur de Raigecourt, les sieurs de Warsberg, le sieur Delmot, résidant à Juliers, les sieurs de Haraucourt d’Acragne, le sieur de Guervange qui est Custine, le sieur de Hunolstein, le sieur de Soeteren, le sieur d’Eltz, le sieur de Bertendorff, le sieur de Schmidberg, le sieur de Kerpen, le sieur de Loewenstein, le sieur de Helmstat, le sieur de Stromberg, le sieur de Metternich.



http://books.google.fr/books?id=VpkOAAAAQAAJ&pg=PA224&dq=samson+de+varsberg&ei=ZxDxS6SiJqmCygSD9aCdCg&c


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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 01:26

Chevalerie de Lorraine 2Les chevaliers étaient en quelque sorte égaux à tout ce qu’il y avait de plus grand en France, honorés de l’amitié et de la familiarité des plus illustres princes. La chevalerie pouvait être considérée comme l’âme de la nation en ce qui concernait le gouvernement politique et militaire, elle avait même la meilleure part au gouvernement civil. On conçoit dès lors que cette haute position traditionnelle de l’ancienne chevalerie de Lorraine ne pouvait pas être changée, mais seulement modifiée par nos premiers ducs héréditaires. En Lorraine, jusqu’à la première invasion par Louis XIII, le duc, protecteur des anciens usages, se regarda toujours comme le premier gentilhomme de ses Etats. Il reconnut l’ancienne chevalerie pour ses pairs, pour ses juges naturels dans toutes les difficultés qu’il pouvait avoir avec elle.

 

L’ancienne chevalerie de Lorraine, après avoir traité d’égal à égal, pour ainsi dire, pour le maintien de ses privilèges préexistants, forma depuis cette époque jusqu’à sa dissolution, un corps souverain, national, imposant, qui se perpétuait uniquement entre ses membres. Dans la suite, pour prévenir l’extinction de ces Maisons, et en vertu des droits constitutifs de ce corps, on lui agrégea des gentilshommes des Maisons étrangères, mais descendus par leur mère de l’ancienne chevalerie. Tels furent les Bassompierre, les d'Eltz, Hunolstein, etc..., originaires d’Allemagne.

 

L’ancienne chevalerie de Lorraine exerçait la plus haute influence sur tous les actes de la législation et de l’administration. Sous la dénomination antique d’Assises qui se tenaient à Nancy, Mirecourt et Vaudrevange (aujourd'hui Wallerfangen en Sarre), les anciens chevaliers formaient un tribunal supérieur, ou appelés à s’y asseoir par le seul droit de leur naissance, sans mission ni provision du prince, ils rendaient la justice souverainement, sans plainte ni révision de procès, marque de la coutume.

 

Autrefois, la Lorraine se divisait en trois bailliages principaux : de Nancy, Vosges et Allemagne, ou plutôt provinces, départements, où se tenaient les Assises, à Nancy pour le premier, à Mirecourt pour le second, à Vaudrevange pour le troisième.

 

Vaudrevange était comme la capitale de la Lorraine-Allemande (qu'on désignerait plutôt aujourd’hui comme la Moselle francique). Cette ville fut détruite en 1680 par Louis XIV, qui, à sa place, bâtit et fortifia Sarrelouis. Les lieux suivants dépendaient de ce baillage : Vaudrevange, Dieuze, Sierck, le comté de Boulay, Forbach, Berus, Siersberg, Puttelange, Faulquemont, Morhange, Dillingen, Sarreguemines.

 


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  • : Hestroff, village de la Moselle francique
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