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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 00:00
Nous venons de découvrir inopinément trois nouvelles rues à Hestroff.

Abonnés à Jacques ou Nathalie, rangez vos GPS pas encore programmés, voire patienter et attendre Galileo...

Ces trois rues font partie intégrante du
lotissement "Les Chênes" , installé dans la Judenwiss et le Viden, deux parcelles à histoire, prolongeant le lieu-dit "Derrière les Chênes" toujours cadastré.

Hestroff-croix-de-la-Peste.jpg

Une fois de plus on fait référence à des essences d'arbres. Pour rappeler nos origines celtes ?

Ainsi, la rue des Chênes, l'impasse des Charmes, l'impasse des Aliziers viennent se rajouter à la rue des Noyers (où il n'y en a toujours qu'un seul), la rue des Tilleuls (là où on a fini par en planter pour tenir compagnie au vieux tilleul qui jouxtait la croix de la Peste), la  rue de la Forêt, bordée de noyers, que tout le monde connaît comme la route d'Edling et la rue des Vergers - m'Harainville - qui est restée une impasse, éternellement laissée pour compte, donnant sur des jardins.

Heureusement, nous avons une rue de France..., une rue de la Fontaine et une rue de la Lorraine...

Mais que reste-t-il de l'histoire de Hestroff ?


La seule rue qui fasse vraiment référence à une appellation ancienne est la Schédgass francisée en Rue de l'Ombre ainsi que la rue des Vieilles Vignes qui rappelle que Hestroff fut un village vinicole.

Hestroff plan mappy
Bref, quand quelqu'un cherche une adresse et cela arrive de plus en plus souvent avec les livraisons en augmentation, il a intérêt à se munir d'un bon système de navigation par satellite mis à jour, car Helstroff avec qui nous sommes régulièrement confondus a fait preuve d'autant d'originalité que Hestroff...

Si vous attendez les services d'EDF, de France Télécom ou de la Lyonnaise des eaux, vous avez intérêt à bien épeler H E S T R O F F si vous ne voulez pas faire le poirot.




PS : La commune, à l'instar de l'ancienne association du Vieux Lavoir, ne pourrait-elle pas envisager de rebaptiser une ou deux rues ? La rue des Noyers ne mériterait-elle pas de s'appeler la rue du 18 novembre ?

Le lotissement "Les Chênes", la Judenwiss qui a encore tant de choses à nous raconter..., n'aurait-il pas pu faire hommage à notre ancienne communauté juive ?

Comment tirer de l'oubli notre généreux bienfaiteur, le Sieur Mathias ROBERT de HESSELN, géographe de Louis XV, qui offrit de belles orgues à la paroisse en 1773 ?




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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 00:00
C'est tout à fait par hasard que nous avons découvert  une procédure de mise en concurrence adaptée relative à 6 logements à réaliser dans le lotissement "Les Chênes" à Hestroff dans l'édition du Républicain Lorrain du 23 décembre dernier.

Les documents devront parvenir avant le 15 janvier 2010 à 16h00 à la Société LOGIEST , 15, Sente à My, BP 80785 - 57012 METZ CEDEX 1.


Voir le Républicain Lorrain, 1ère page des annonces légales ainsi que le site du Promoteur Linden-Habitat


Lotissement Les Chênes








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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 22:23
Quoi de plus banal qu'une gare me direz-vous ? Mais la gare de Metz n'est pas une gare comme une autre...! Témoin de tant d'Histoire et d'histoires...

Inscrite aux monuments historiques depuis 1975, la Gare de Metz a été édifiée de 1905 à 1908 par l’architecte berlinois Jürgen Kröger, assisté des architectes Jürgensen et Bachman et du sculpteur Schirmer dans un style néoroman rhénan. Elle fut inaugurée le 17 août 1908.

Metz 28dec09 139

Place de la Gare, démantèlement du marché de Noël, 28 dec 2009

 

L'esthétique de cet édifice qui remplaça l’ancienne gare, érigée au milieu du 19e par les Français place du Roi-George et hébergeant depuis des lustres la direction régionale de la SNCF, a été longtemps boudée de même que son quartier tout entier.


Les deux halles métalliques qui abritaient les quais ont cédé la place à une dalle en béton armé en 1974 aménagée en parc de stationnement aérien accessible par une rampe hélicoïdale.

 

Metz 28dec09 094Gisou et Jean-Charles en partance pour Paris par le TGV de 10h42



De cette plate-forme, on a maintenant vue sur le futur Centre Pompidou en voie d'achèvement.

 

Metz 28dec09 097

Vue sur le futur Centre Pompidou

 

Que de changements depuis les années '60, quand lycéennes nous y copinions avec Madame Pipi pour des séances épiques de maquillage et démaquillage les jeudis après-midi ?


Que de changements aussi dans la salle des grands pas... heureusement ouverte depuis sur des trésors jusque-là bien cachés.


Metz 28dec09 105

La Salle des Grands Pas


Metz 28dec09 111

La librairie au top de la culture régionale et des nouveautés nationales



Révolu le temps du
Buffet de la Gare chanté par Bernard Lavilliers évoquant l'atmosphère enfumée et étrange de ce rare lieu fréquenté tard la nuit.

Dehors, place à une des plus belles crèches que nous ayions eu le loisir d'admirer.

Metz 28dec09 122Crèche de la Gare de Metz



Regard neuf sur l'hôtel de la Poste né de la volonté de l'empereur Guillaume II de germaniser la ville de Metz après son annexion en 1871.

 

Metz 28dec09 130

La Poste Centrale de Metz

 

Place Déroulède, belle de jour comme de nuit...

 

Metz 28dec09 142Place Déroulède


L'avenue Foch, construite au début du siècle, assure la transition entre la vieille ville et la nouvelle ville.

A l'emplacement des villas se dressait le rempart médiéval, bordé d'un fossé qui correspond à l'avenue Foch d'aujourd'hui. Vers 1903, les fossés furent comblés par la destruction des remparts dont le seul vestige est la Tour Camoufle constuite vers 1437. 

 

Metz 28dec09 143

Tour Camoufle


Metz 28dec09 147

Avenue Foch


Petit arrêt au César dans l'enceinte du mythique Hôtel Royal, avenue Foch. Merci Gisou

Metz 28dec09 156Vue du César sur l'avenue Foch


 

  Voir l'album

 




 

 


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Published by solnade - dans Près de chez nous
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 00:00

Robert WAGNER, né le 13 octobre 1895 à Lindach près d'Eberbach sur le Neckar est mort fusillé le 14 août 1946 au Fort Ney à Strasbourg. Il fut Gauleiter du Oberrhein (Rhin supérieur) qui englobait le Pays de Bade et l'Alsace. Il faisait partie des fonctionnaires nazis les plus importants pendant le 3e Reich.

A l'avancée des Alliés, Wagner s'enfuit en novembre 1944 et passa le Rhin. Jusqu'au bout, il essaya de leur opposer une résistance militaire. Il menaça de la peine de mort tous les hommes à la tête du « mouvement », s'ils essayaient de s'enfuir. Le 31 mars 1945, il menaçait encore des tribunaux d'exception tous les « éléments criminels », s'ils « arboraient des drapeaux blancs à l'approche de l'ennemi ». À la fin de la guerre, il se cacha d'abord comme domestique dans une ferme. Après avoir appris la mort de sa femme, qui n'était autre que la belle-soeur de Marie-Joséphine HANN de Hestroff, il se rendit à Stuttgart aux Américains, qui le livrèrent aux Français.

Le 3 mai 1946, le tribunal militaire de Strasbourg le condamna à la mort en raison des crimes qu'il avait commis en Alsace, c'est-à-dire l'expulsion en masse de 20 000 personnes en 1940, la création du camp de Schirmeck et les pressions sur le tribunal spécial de Strasbourg, cause d'un grand nombre de condamnations à mort.

Jusqu'à la fin, Wagner ne cessa de « croire » en Hitler.


Son neveu Robert né à Hestroff en 1919, était pilote dans la Luftwaffe. Son avion fut abattu en 1942.

Les Hann... ont-ils été expulsés de Hestroff à cause de leur alliance avec Robert Wagner ?

Lire : http://www.calixo.net/~knarf/guerre/malgre/malgre.htm

 

 


PS : Ce serait Robert Heinrich Wagner qui aurait persuadé Hitler d'introduire le service miitaire obligatoire en Alsace-Moselle. Ce service entra en vigueur le 25 août 1942. 130000 Alsaciens et 30000 Mosellans se retrouvèrent sur le front de l'Est. La plupart furent affectés dans la Wahrmacht. La moitié de la classe 26 fut cependant versée d'autorité dans la Waffen-SS.

 

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 00:00

En vertu d’une ordonnance du 16 août 1892, nous les Mosellans et les Alsaciens, nous avons  deux jours fériés supplémentaires : la Saint-Étienne, fêtée le 26 décembre et le Vendredi saint, qui précède le dimanche de Pâques. Ces deux jours fériés font partie du droit local créé en 1919 après la fin de la Première Guerre mondiale.

Etienne qui porte un nom grec (Stephanos, le couronné) apparaît parmi les disciples des apôtres dans la première communauté chrétienne de Jérusalem.


Après la Pentecôte et l'effusion du Saint Esprit sur les Apôtres, nombreux furent ceux qui commencèrent à se convertirent, saisis par les paroles de feu des Apôtres et par leurs miracles. Une fois devenus membres du Corps du Christ par le Saint Baptême, les croyants abandonnaient tous leurs biens pour en déposer le prix aux pieds des Apôtres et, se détachant de tout lien et de toute affection, ils menaient vie commune, n'ayant qu'un cœur et qu'une âme. Après s'être acquittés assidûment de leurs devoirs religieux au Temple, ils se réunissaient en particulier pour suivre l'enseignement des Apôtres, louer le Seigneur Jésus-Christ et participer avec allégresse au festin de la vie éternelle, la Sainte Eucharistie, sceau de leur communion avec Dieu et de leur mutuelle charité (cf. Actes 2:42-47; 5:32-34). Suite

En France, les cathédrales de Bourges, de Metz et de Toulouse sont dédiées à St-Etienne. N'oublions pas la cathédrale de Vienne en Autriche.

Metz-7dec07-cathedrale.jpgCathédrale de Metz lors de la marche nocturne du 7 décembre 2007


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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 00:00
Hestroff et ses nouveaux doyens vous souhaitent un Joyeux Noël !

MLH 3dec2009 R 8S1 JN 2009
François PICK, Marie-Louise HUMBERT-NADé et Camille CASARA
le 4 décembre dernier  en compagnie de Gisèle SCHNEIDER-MASSON, conseillère municipale, Denis MATHIS, maire de Hestroff et Marie-Laure CASARA-SCHNEIDER, 1ère adjointe au maire

MLH 3dec2009 R 5
MLH 3dec2009 134
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:00

L'ancêtre Jean HANN, teinturier, est décédé à Boulay. Son fils Jean épousa à Königmacker une fille de Hestroff, Suzanne HETTE.

De cette union naquit Jean-Nicolas qui se fixa à Hestroff et épousa Marie KIEN.

Le couple eut 4 enfants :


Jean Nicolas HANN    15/05/1813 Hestroff, 57        09/09/1867 Hestroff, 57
x Marie KIEN    31/12/1814 Hestroff, 57    05/02/1843 Hestroff, 57    22/04/1892 Hestroff, 57
|  Marie-Lucie HANN    25/11/1840 Hestroff, 57        ../../1911 Hestroff, 57
|  |  Joseph HANN    24/04/1898 Hestroff, 57         
|  Jean-Nicolas HANN    04/12/1843 Hestroff, 57         
|  x Marie REINERT             
|  |  Jacques HANN    25/10/1882 Hestroff, 57         
|  |  Marie Madeleine HANN    29/10/1885 Hestroff, 57        05/12/1957 Sarrebourg, 57
|  |  Marie Joséphine HANN    03/11/1891 Hestroff, 57        17/07/1973 Lorquin, 57
|  |  x  R           
|  |  |  Arthur R   ca ../../ Hestroff, 57        Sarrebourg, 57
|  |  |  Robert R    ca ../../ Hestroff, 57        ca ../../1942 
|  |  Anne Séraphine HANN    05/11/1893 Hestroff, 57         
|  |  x Charles PERREIN        17/03/ Hestroff, 57     
|  Marie Madeleine HANN    30/10/1849 Hestroff, 57        ../../1926 
|  Joseph HANN    ../../1898          


Jean-Nicolas était forgeron et sa forge était située derrière la ferme de feu Joseph CAUDY.


Les Hann possédaient une épicerie à Hestroff. Cette épicerie fut vendue à Nicolas CAUDY, père de Joseph cité ci-dessus, qui y a fondé une boucherie-charcuterie.

 

Hann LuciaEpicerie Lucia HANN avant ou après 14-18 ? ou déjà boucherie Caudy ? Quand l'enseigne a-t-elle disparu ? Les enfants adoraient aller chez Lucia pour acheter leurs bonbons


Les enfants et petits-enfants de Jean-Nicolas et Marie REINERT durent quitter Hestroff après le 1er conflit mondial. La famille fut mise à l'index par un cousin, le maire d'alors, François HACKSPILL.

Rappelons que le  lendemain de la première guerre mondiale la France s'est livrée à une épuration ethnique sans précédent se basant largement sur une idée antérieure de classification de la population d'Alsace-Lorraine en  4 catégories : A - B - C - D.

Les Mairies avaient ainsi établi dès le lendemain du 1er conflit mondial des cartes d'identité qui servaient en même temps de pièces de légitimation. La carte A fut délivrée d'office aux Alsaciens et Lorrains qui avaient eu la nationalité française avant 1870 ou à ceux dont les parents et grands-parents avaient été dans ce cas. Ils furent "réintégrés de plein droit".
Reçurent la carte B ceux dont l'un des parents était de descendance étrangère.
La carte C fut délivrée à ceux dont les parents des deux côtés étaient nés dans un pays allié ou neutre.
Reçurent la carte D les étrangers originaires des pays ennemis (allemands, autrichiens, hongrois, etc.) et leurs enfants, même s'ils étaient nés en Lorraine.

Les Hann étaient lorrains ! Pourquoi Hackspill a-t-il considéré cette famille comme sympathisante avec l'ennemi ?

Suite ...



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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:00
Ernest SCHNEIDER était le fils de Jean, dit Marlou's Jean et Catherine NADé. Son grand-père Jean Schneider était originaire de Wallerfangen près de Sarrelouis.

Suite à un accident du travail au cours duquel il eut la jambe broyée, Ernest fut engagé par Joseph SCHMIDT, dit Péta's Nécklé, notre dernier menuisier. C'est ainsi qu'Ernest échappa tant aux travaux forcés qu'à l'enrôlement de force au cours du dernier conflit.



Schneider-Ernest-d-c-s.jpg
Ernest était un homme bon, un simple dans le sens non péjoratif du terme. Sa jeune vie fut  jalonnée de grandes déceptions. Son coeur notamment se brisa quand les parents de l'amour de sa vie repoussèrent sa demande en mariage.

Sa fiancée, Marie M. d'Anzeling, accablée par le véto parental, prit le voile. Elle entra dans les ordres à Peltre en 1948
après des études d'enseignante. Elle fut nommée à son premier poste à l'école de Longwy-Bas, pour être nommée ensuite successivement dans les écoles de Boulay, Velferding, Corny, Rosselange et Bouzonville, où elle termine sa carrière d'enseignante en 1986. Elle s'est retirée à Jouy-aux-Arches en 2004.

C'est semble-t-il Herrens' Justine en service chez le curé de Hestroff, cousine de la mère de Marie, qui aurait influencé la décision des parents à Anzeling. La soeur aînée d'Ernest, Marie, était divorcée, ce qui, à l'époque, était un péché mortel aux yeux des catholiques pratiquants.

Quand Ernest apprit que sa fiancée entrait dans les ordres, il en fut si désespéré que l'envie de vivre le quitta. Il négligea de plus en plus sa santé puis succomba à une pneumonie ramassée sur les bords de la Nied où
indifférent à la pluie il avait été pêcher. Ernest est décédé le 7 avril 1949 à Belle-Isle à Metz.

CIMG0125.JPGA l'entrée du cimetière, Ernest Schneider repose à votre gauche, tombe 4 anciennement Hann.


Il a été inhumé dans l'ancien caveau HANN, qui jouxtait la dernière demeure de ses grands-parents maternels. Sa jeune soeur Jany, sa préférée, fut incinérée il y a quelques années à Metz et n'a pu venir le rejoindre comme elle l'avait promis.

Nous avons désiré tirer Ernest SCHNEIDER de l'oubli parce qu'il nous a été rapporté que son repos éternel au cimetière de Hestroff tôt ou tard sera troublé.

...






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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:26
18 novembre 1944 - Histoire de cloche(s)

Comme vous venez de le lire précédemment, le 18 novembre 1944, il y eut tir croisé entre un bunker situé sur le Hinckelsberg en face de la Geissenmillen et la forge de Camille KIEN. Selon les divers témoignages, les Allemands commencèrent les hostilités un peu avant 17h00 dès qu'Alice et Emilie actionnèrent la cloche pour annoncer la bonne nouvelle.

 Les 2 soldats allemands planqués en avant-poste tirèrent donc mais ratèrent le tank américain stationné devant Camille KIEN. L'impact eut lieu 100 mètres plus loin devant les maisons Botter/Hackspill. Ce qui nous fait dire, 65 ans après, que Roland, sa maman et sa petite soeur Josette l'ont échappé bel...

 Tanks américains
Quand à la précision de la riposte américaine, nous n'en savons rien. Du sort des 3 soldats de la Wehrmacht qui jouaient aux cartes devant la maison JAUCHEN, à côté de l'ancienne cave BOULANGER, aujourd'hui disparue, rien non plus.

De MLH, nous savons toutefois qu'une semaine durant les deux armées se sont affrontées jours et nuits.  Elle n'est plus en mesure d'en citer les dates exactes. Deux batteries de canons avaient été installées sur le pont de la Floss et le bunker de m'Harainville, à côté duquel logeait la famille.

Entretemps, les GI's s'était installés dans le village et y prirent leur quartier d'hiver jusqu'en février 1945. Dans la Judenwiss, qui avait vu se succéder les troupes françaises, allemandes, les prisonniers russes, tous les jours,  excercices et mises en forme physique des GI's. C'est ainsi que le petit Rémy, 17 mois, aux premières loges, apprit à compter en anglais : one, two, free, for, five !


MLH, de son côté, devait se cloîtrer dans la maison à l'instar d'autres jeunes femmes, les GI's étant relativement entreprenants. Le soir, pour aller chercher le lait frais chez son tonton Camille HACKSPILL, elle se faisait accompagner par Ernest SCHNEIDER qui mettait le petit Rémy sur ses épaules. Entre le tonton Camille et le Vieux Lavoir stationnaient des bateaux en bois juchés sur les camions, bleu kaki, hauts comme les maisons...ce qui plaisait beaucoup au gamin.


PS : Il s'agissait probablement d'un pont constitué de bateaux pneumatiques attachés les uns aux autres pour le passage des roues des camions et des chars au-dessus de la Sarre.
La mission du Général Patton n’était pas seulement d’obtenir la reddition de la place forte mosellane, mais de tenir sa partie dans l’affaire générale, engagée dans le but d’expulser l’ennemi du sol de France et de le jeter au Rhin. Cette manœuvre qui consistait à déborder largement la place forte de Metz, à la fois par le Nord et par le Sud, débuta le 8 Novembre par une attaque au Sud sur le front Rumilly-Morhange ; cette action fut suivie à partir du 15 par une deuxième attaque de l’aile gauche vers la ligne Bouzonville-Metz. Les deux attaques se rejoignaient finalement le 19 novembre à Vallières, aux abords immédiats de la ville qui était dès lors encerclée. Le nettoyage des forts se poursuivit jusqu’en décembre, alors que la ville de Metz elle-même tombait le 22 novembre à 14h30. Source : troupesdemarine.org










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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 00:00

Notre souci de reconstituer le plus fidèlement possible la journée du 18 novembre 1944, suite aux derniers témoignages de Roland et d’Alice, nous a fait prendre contact avec Gérard NADé de Moulins.

 

Gérard, 11 ans, était réfugié au n° 13 à Hestroff avec son frère Guy et sa maman Berthe chez la cousine Céline NADé, épouse du Paté Chaadlé.

 

Hestroff_brunnenL630.jpgEn arrière-plan les n° 13 et 14 avec leurs portes de grange à l'ancienne au début du 20e avant incendie en septembre 1944. La maison d'angle fut arrachée après guerre.

 

Quand le n° 13 fut pris comme cible par un avion américain au cours du mois de septembre 1944, Gérard y était et s’en rappelle fort bien. L’étable dut être évacuée en grande hâte, on chassa la truie et ses petits dans le jardin, de grandes flammes sortaient de partout. Tous les voisins accoururent pour aider à éteindre l’incendie qui se propageait à la maison voisine.

 

Le refuge étant devenu indisponible,  la petite famille de Metz-Sablon fut relogée au presbytère où elle fut accueillie par l’Abbé Mohnen, nouveau pasteur de la communauté, et sa soeur Madeleine.
 

Hélas, quand à la journée du 18 novembre 1944, Gérard n’a pas gardé de souvenirs. Il ne sait même plus si sa famille était encore à Hestroff à ce moment-là ou si elle était déjà de retour à Metz. De la présence américaine à Metz, il s’en rappelle fort bien et a beaucoup d’anecdotes à nous raconter. Mais nous c’est Hestroff qui nous intéresse. Aussi attendons-nous d’autres témoignages susceptibles d’écrire un scénario tenant la route.

 

Gérard Nadé, longtemps trésorier de la Société d’histoire et d’archéologie de Lorraine (SHAL), oeuvrant toujours avec son frère Guy pour la sauvegarde de l’histoire du Sablon, nous avait bien soulagée, il y a quelques années déjà, au sujet de cette histoire de cloche sonnée par Alice BLUME.  En évoquant cette cloche avec feue Catherine SCHNEIDER, d’autres personnes présentes, nées bien après la fin de la guerre, avaient contesté cette version sous prétexte que toutes les cloches du pays avaient été sacrifiées pour en faire des canons. Donc ce 18 novembre 1944, personne n’était en mesure de sonner une cloche qui n’existait plus… Ces affirmations nous troublèrent. Or, avant de mettre en doute ce que les parents nous avaient maintes et maintes fois répété, nous avions pris contact avec Gérard. Ce dernier nous délivra d’un grand fardeau en nous confirmant la présence de cette cloche que lui-même, à la demande de l’abbé Mohnen, faisait sonner chaque dimanche. Il nous rappela même qu’il y prenait grand plaisir et qu’elle se trouvait à l’entrée de l’église.

 

Maintenant que des échanges de tir viennent se rajouter à notre fameuse cloche…, toujours soucieuse de vérité, nous avons continué nos investigations auprès de MLH. A ses dires, elle nous rajoute avoir rapporté cette histoire de cloche, non pas parce qu’elle l’avait entendue ce jour-là – les tirs d’ailleurs non plus -, car se trouvant à l’intérieur de la maison du beau-père probablement trop excitée, mais parce que le lendemain tout le village en parlait. Nous vous avions d’ailleurs, à ce propos, parlé du courroux des GI’s.

 

Avec les nouveaux témoignages de Roland et d’Alice, le voile se lève un peu plus. La panique engendrée dans le haut du village cet après-midi là … c’était parce que deux  Allemands, planqués dans un petit bunker face au Moulin des Chèvres, la Geissenmillen, avaient instantanément réagi aux premiers raisonnements de la cloche. Avaient-ils repéré avec une longue vue la silhouette du tank stationné devant la forge de Camille KIEN ? La cloche ou les "cloches" ont-elles trahi l'avancée américaine ? Plus que probable...

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Présentation

  • : Hestroff, village de la Moselle francique
  • Hestroff, village de la Moselle francique
  • : Hestroff avant, pendant, après, de 1680 à 1789, 1939-45, 2009, 2010, 2011. Ses habitants, son histoire, sa généalogie, son actualité. Histoire et généalogie pays de Nied, Metz, Moselle
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