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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:24
Le 28 octobre 2008, Overblog nous a permis de créer gratuitement http://www.hestroff-familles-anciennes.overblog.com, devenu entretemps hestroff.com pour plus de facilités d'utilisation.

Or une excellente nouvelle vient de tomber. L'équipe d'Overblog nous a appris hier avoir dépassé la barre des 10 millions de visiteurs selon Nielsen/Médiatrie.

Certes nous y avons contribué bien modestement. Mais aujourd'hui après un an d'existence, jour pour jour, nous avons quand même dépassé les 10000 visiteurs. Comme quoi une petite commune comme Hestroff est en mesure de faire de l'audimat itou
...!


Statistiques du 27 octobre 2009





 
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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 00:00

Situation du département de la Moselle en août 1939 - suite

Les revendications du département de la Moselle par Hitler et l'Allemagne

Dans son livre "Mein Kampf" Hitler déclara dès 1925-27 que la guerre entre la France et l'Allemagne était inévitable, car la France avait volé l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne.

En 1928, il écrivait que le triomphe de l'Allemagne exigeait au moins le retour de ces deux provinces. A partir de son arrivée au pouvoir en 1933, il déclare ne plus avoir de revendications territoriales à adresser à la France.

Cette déclaration provoqua l'amertume la plus profonde auprès des Alsaciens et Lorrains établis dans le Reich. Précisons que ces Alsaciens et Lorrains étaient de souche allemande et furent expulsés de l'Alsace et de la Moselle en 1918. Parmi eux se trouvaient des hauts-fonctionnaires et militaires qui s'étaient groupés dans l'association "Bund der Elsass-Lothringen im Reich".

Le 23 juin 1934 fut inaugurée à Berus, Sarre, à moins de 6 km de Bouzonville, la tour d'Hindenburg, symbole de la puissance germanique, puis du national-socialisme. Les visiteurs allemands y venaient pour voir la ligne Maginot jusqu'au Hackenberg et se rendre compte qu'au-delà de la frontière habitaient encore des gens, parlant l'allemand...

N'empêche que, malgré ses déclarations, Hitler voulait vaindre la France et récupérer l'Alsace et la Moselle.

L'influence culturelle allemande sur le département de la Moselle

De nombreuses personnalités allemandes, nées en Moselle avant 1918, rédigeaient des publications sur le département. Plusieurs organismes de recherche historique d'Allemagne s'intéressaient à l'histoire de notre département. L'atlas de la Sarre (française jusqu'au début du 19e) publié en 1934 avant le plébiscite, déborda largement sur le département de la Moselle pour montrer ses liens avec la Sarre. C'étaient des ouvrages scientifiques mais entrepris avec l'arrière-idée de maintenir la germanité dans le département. Alexis WEBER de Boulay s'était étonné en 1928 que la direction des contributions directes de Strasbourg avait fourni les plans cadastraux d'Alsace-Lorraine à l'institut de Francfort pour être utilisés à la confection de l'atlas.

La radio allemande avait un impact non négligeable sur l'opinion du département. Les Mosellans germanophones prenaient ces radios à cause des informations et des auditions de musique populaire même si la plus grande majorité rejetait les violents discours radiodiffusés d'Adolf Hitler. Henri Hiegel souligne quand même que quelques Mosellans se mettaient au garde-à-vous quand retentissaient les hymnes nationaux-socialistes.

Des journaux mosellans diffusés en langue allemande étaient subsidiés par des Ministères allemands. Ce fut le cas du journal autonomiste Die Volkstimme, le journal communiste L'Humanité, édition de Metz, les journaux du parti chétien-social Lothringer Journal, etc.
D'autres revues furent également soutenues par des subsides comme Elsass-Land-Lothringer-Heimat, le Jahrbuch der Wissenschaftlichen Gesellschat zu Strassburg, les Stimmen aus Lothringen publiées à Forbach par le professeur Jacques FOURMANN (1886-1964) de Téterchen.



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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 00:00
et qu'on essayait d'y atterrir le long de Schlimme Lange pour débarquer entre Lustwiesen et Kromme Strochen...
Piste d'atterrissage improvisée entre Grasweg et Schlimme Lange

Lucien ROCHE, natif de Huiron dans la Marne, décédé à Metz à l'âge de 91 ans en août 1999, est inhumé à Hestroff. Son épouse, décédée à Plappeville en décembre 2007, à l'âge de 95 ans, repose à ses côtés.

Appelé sous les drapeaux, Lucien, jeune homme, choisit l'armée de l'air et fut pilote
à Yutz, au début des années '30.

Etait-ce suite à un pari ou simplement pour épater les filles d'un des garde-barrière de Hestroff, que Lucien Roche décida de venir leur rendre visite en avion... ?

Toujours est-il que notre jeune pilote crut bon de prendre comme piste d'atterrissage un sentier, disparu aujourd'hui, qui longeait le Schlimme Lange vers la barrière dite Géant, située entre Lustwiesen et Kromme Strochen. Il rata son coup et son petit avion, après de multiples roulés-boulés, s'arrêta juste avant le tunnel de la voie ferroviaire, à la hauteur des filles Géant, aux premières loges pour appeler les secours.
Grasweg et Schlimme Lange

C'était par un bel après-midi ensoleillé et la nouvelle se répandit dans tout le village comme une traînée de poudre. A 16h00, tous les enfants du village, garçons et filles, se précipitèrent hors de l'école et coururent vers l'endroit du drame. Là, ils furent écartés par la gendarmerie déjà en place.

Géant's Barrière entre Lustwiesen et Krumme Strochen au nord de l'ancienne voie ferrée Metz-Anzeling

Lucien s'en est tiré sain et sauf mais de Yutz il fut muté à Veckring. Au Hackenberg, ouvrage le plus important de la Ligne Maginot. Il y fit connaissance avec René, Constant DELMONT, né la même année que lui mais à Dijon. Delmont épousa Céline KETZINGER de Hestroff.

A la fin de l'été 1934, Lucien Roche fut invité par son ami Delmont à la fête patronale de Hestroff.

Au bal, notre Lucien eut le coup de foudre pour une autre Géant, cousine lointaine des 2 filles pour lesquelles il fit des galipettes quelques années auparavant. Lucien et sa nouvelle conquête dansèrent jusqu'à l'aube, promirent de se revoir et se marièrent très vite au début de l'année suivante. Une fille naquit en décembre de la même année, exactement 9 mois, jour pour jour, après leur mariage.
 
Lucien ROCHE et Anne-Marie GEANT vécurent longtemps et heureux.


De cette union sont nées deux filles : Huguette née à Veckring fin 1935 est décédée. Nicole, née après la guerre, vit en Californie depuis son 1er mariage.


NB : Lucien Roche, qui fit une belle carrière à la SNCF à Metz, devait garder quelque nostalgie de l'armée de l'air. Il prit sous son aile un gaillard de Hestroff qui aurait pu être son fils, nouveau cadre à la cité administrative de Metz, capitaine de réserve de l'armée de l'air. Ensemble, ils ont dû évoquer leurs ailes cassées... l'un par péché de jeunesse, l'autre à qui il manquait 2 cm pour être pilote de ligne...











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Published by solnade - dans Hestroff autrefois
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 18:46
Léa

est venue égayer le foyer de
Pascal VENNER et Laetitia POTELLE,

domiciliés à Hestroff.
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 00:00
Situation du département de la Moselle en août 1939

La vie politique

Au Sénat, la Moselle était représentée depuis 1932 par Edouard HIRSCHAUER (1857-1943), général de division du cadre de réserve, Jean STUHL (1862-1942), d'HASPELSCHIEDT, général du cadre de réserve, Guy de WENDEL (1878-1955), maître des forges à Hayange, Jules WOLFF (1878-1955), de Vic-sur-Seille, instituteur, et Edouard CORBEDAINE (1879-1949), de Thicourt, agriculteur, tous faisant partie de l'Union républicaine lorraine.

La circonscription de Boulay avait envoyé à la Chambre des députés en 1936 Alex WILTZER (1903-1945), avocat à Metz, celle de Thionville-Est, Robert SCHUMAN (1886-1963), avocat à Metz.

Au Conseil général de la Moselle, l'arrondissement de Boulay était représenté par Alexis WEBER, ancien banquier (canton de Boulay), J.-P. TRITZ, notaire, maire de Bouzonville (canton de Bouzonville).  Pour le canton de Verny, c'est A. OBELIANE, agriculteur, maire de Magny, qui succéda en mars 1939 au chanoine Charles RITZ, directeur du Lorrain.
Enfin Robert Schuman représentait le canton de Cattenom.

L'économie mosellane

En 1931, près de 300000 Mosellans étaient occupés dans l'économie dont :

  • +/- 60000 dans l'agriculture et l'économie forestière, soit 20 % de la population active
  • +/- 50000 dans l'industrie et l'artisanat, soit un peu plus de 52 %
  • +/- 48000 dans le commerce et les communications (8 %)
  • +/- 8500 dans les services domestiques

Se rajoutaient à la population locale 23525 soldats.

En 1937, plus de 400000 ha sur près de 623000 étaient utilisés pour l'agriculture (67,3 %. La forêt couvrait près de 160 000 ha. 30200 ha étaient consacrés à la culture de la pomme de terre et un plus de 20000 ha à celle des betteraves fourragères. Les céréales (blé, seigle, orge, avoine) couvraient 15400 ha. Les plantes industrielles telles le tabac, le colza, les navets et le chanvre n'occupaient que 60 ha. Les plantes fourragères telles le trèfle, la luzerne et les prairies naturelles étaient cultivées sur près de 130000 ha.

La houille était exploitée dans l'Est Mosellan et le fer de Thionville à Metz et au Pays-Haut. L'industrie du sel était florissante. L'industrie du verre occupait quelques 3200 ouvriers, les faïenceries de Sarreguemines un peu plus de 2000 ouvriers, la fabrique de chaussures de Bataville près de Moussey, quelque 2500 ouvriers et les brasseries environ 1000 ouvriers.

L'artisanat comprenait presque 10000 entreprises. Le commerce en gros était aux mains de firmes de l'"intérieur", surtout de Paris.

Il existait 15 banques, dont la Banque de France, avec 17000 membres.

Enfin, la longueur des routes dépassait en 1939 les 6000 km et les voies ferrées les 1000 km. Les transports par bus commençaient à se développer.





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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 18:49
... j'ai plusieurs questions concernant la ligne de chemin de fer "Bouzonville-Metz" et j'ai toujours été un peu intrigué par les ruines d'un bâtiment qui devait avoir bien plus l'apparence d'une gare que celui se trouvant rue des Tilleuls, bâtiment qui est situé à 300 ou 400m plus à l'est, vers les Colverts. Etait-ce là la gare d'Hestroff (soit entre Hestroff et Anzeling), et
le bâtiment rue des Tilleuls n'était-il pas plus simplement une maison de garde-barrière ? 
Si tel est le cas, pourquoi y a-t-il une autre gare à Anzeling, alors que les deux lignes "Bouzonville-Metz et Bouzonville Thionville rejoignaient je suppose dans cette commune.
Et si tel n'était pas le cas, alors à quoi servait ce bâtiment vers les Colverts ? Et pourquoi est-il en ruines ?

Jean-Luc DODELLER

Hestroff n'a jamais eu de gare alors que dans le cadre de la construction de la ligne Anzeling-Metz, cela fut proposé à la commune qui refusa. Méfiance pour les nouvelles technologies ou ignorance de l'impact futur qu'aurait pu avoir la présence d'une gare au sein de la commune ?

Cette gare aurait dû se situer à la hauteur de la moribonde Eselsbréck. Hestroff, qui comptait un nombre incalculabre de cheminots, devait se rendre à Ebersviller, Anzeling ou Piblange en fonction de sa destination.

Le bâtiment, rue des Tilleuls, transformé il y a quelques années en résidence de luxe, était occupé par un garde-barrière qui s'appelait Alfred MICHAUX, né vers 1902 (dixit Alice et MLH).


Michaux's Barrière

Le bâtiment, situé vers les Colverts, semblant plus imposant que ne l'était celui de la rue des Tilleuls, n'est plus en ruines et été revalorisé par de nouveaux citoyens qui honorent, chaque année, la commune par leur présence au repas des anciens.

Repas des anciens de Hestroff en 2003. En avant-plan les HUBERT.

A quoi pouvait servir ce bâtiment ? Fichtre..., nous nous posons la même question ! Nous n'avons pas trouvé de réponse dans les articles du Metzer Zeitung consacrés à la livraison de la ligne le 1er avril 1908. Il semblerait, d'après nos anciens, selon les uns d'une "gare de triage", selon d'autre d'une garde-barrière. D'ailleurs nos anciens l'auraient appelé Géant's Barrière, du nom de son dernier occupant, un certain Jean GEANT de Férange, qui avait épousé Anne-Marie COLBUS de Hestroff, dont 1 fils et 2 filles.

Géant's Barrière

Il y avait une barrière qui permettait aux agriculteurs de traverser la ligne pour se rendre au Colvert. Marchandage des élus quand la commune fut expropriée ?

A proximité de ce bâtiment, aux alentours de 1930-1931, il y eut un fait divers qui marqua les esprits des enfants de l'époque.



Inauguration du Chemin de fer de Metz-Vigy-Anzeling   L'inauguration d'aucune autre ligne de chemin de fer en Lorraine n'avait été attendue avec autant d'impatience que celle de la ligne de Metz à Vigy et à Anzeling. La région que traverse cette nouvelle voie passait à juste titre pour une de plus abandonnées du département. Depuis longtemps déjà les représentants des populations intéressées avaient travaillé pour obtenir ce chemin de fer. Il fallut des efforts persévérants pour faire adopter le projet, et il y aurait un chapitre curieux à écrire sur les péripéties par lesquelles il dut passer. Il convient ici de rendre hommage au dévouement que déploya en particulier feu M. Régnier, le représentant du canton de Vigy au Conseil général, député du Landesausschuss, lequel, comme l'a fort bien dit M. Pierson au cours du repas qui a eu lieu hier à Vigy, à la suite de l'inauguration de la nouvelle ligne, a été à la peine mais n'a pas eu la satisfaction d'être à l'honneur.
Plus tard lorsque la construction de la ligne fut décidée, des difficultés imprévues, d'ordre technique, surgirent. Le pays que sillonne le chemin de fer de Metz à Vigy et à Anzeling est caractérisé par une succession ininterrompue de collines et de dépressions qui devaient donner beaucoup de fil à retordre aux ingénieurs. On se rappelle la lenteur des travaux de construction des viaducs de Nouilly, de Failly et de Villers-Bettnach, les éboulements successifs qui se produisirent pendant la percée du tunnel de Failly. On peut bien dire qu'aucune ligne en Lorraine n'a nécessité autant de travaux d'art, en raison de la configuration du sol et de la nature du terrain, que précisément cette ligne de Metz-Vigy-Anzeling. En la parcourant hier pour la première fois en train spécial, nous avons pu nous en rendre compte : tantôt ce sont de profondes tranchées qu'il a fallu creuser en consolidant les talus ; tantôt ce sont de larges vallées qu'il a fallu franchir à l'aide d'immenses constructions en fer. Ajoutons que cette ligne pourra revendiquer l'honneur de figurer parmi les plus coûteuses de l'Allemagne. Quelques chiffres sont plus éloquents qu'une longue description.
La ligne, qui a une longueur totale de 30 kilomètres a coûté 24 millions, soit 800 000 M par kilomètre. Le viaduc de Failly, long de 600 mètres et d'une hauteur de 35 mètres, a nécessité une dépense de 2,500,000 M, le tunnel de Failly a absorbé 1,800,000 M ; les viaducs de la vallée de Vallières, de la Canner et de Villers reviennent chacun à un million ; le tunnel de Saint-Bernard, d'une longueur de 925 mètres, représente une dépense de plus de deux millions.
De même que pour les autres lignes construites en Alsace-Lorraine par l'administration des chemins de fer de l’Empire, le Landesausschuss a accordé pour celle-ci une subvention de 40,000 M par kilomètre, ce qui, il est vrai, ne représente qu’une faible partie de la dépense totale. Mais si la nouvelle ligne ne sera pas d’un grand rendement financier pour l’Empire, d'autres sont plus productives. Ce n'est d'ailleurs un secret pour personne que la ligne de Metz à Anzeling est appelée à avoir une importance stratégique de premier ordre. Elle est à deux voies. Quand les lignes de communications vers le nord-est de la province rhénane seront achevées, la ligne de Metz-Vigy-Anzeling-Dillingen-Türkismühle représentera le trajet le plus court entre Metz et Mayence.
Ce qui nous importe pour le moment, c'est, ainsi que nous le disions plus haut, qu'une des régions les plus délaissées de la Lorraine soit dotée d'une voie de communication.


Source : http://train-de-la-canner-57.over-blog.com

 







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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:00

L’administration et la justice

Sur les 9 arrondissements qui composaient le département de la Moselle, Hestroff appartenait à l’arrondissement de Boulay.

Charles BOURRAT dirigeait l’administration départementale depuis le 10 mars 1939; Etienne JUNG, originaire de Petite-Rosselle, était sous-préfet de Boulay. 

Les tribunaux cantonaux de Boulay et Bouzonville étaient chapeautés par le tribunal de première instance de Metz.

 

L’organisation militaire

Le département était réparti sur 2 régions militaires, la 6e et la 20e. Boulay dépendait de la 6e région, commandée par le général-gouverneur militaire de Metz, Lucien LOIZEAU, dont dépendaient aussi les arrondissements de Metz-Ville & Campagne, de Thionville. Boulay disposait d’un régiment d’infanterie et d’une chefferie des travaux de fortification.

L’état-major de la Région fortifiée de Metz résidait à Metz. Le 162e RIF,  Régiment d’Infanterie Fortifié, défendant le SF, secteur fortifié, de Boulay, était en garnison à Metz avec deux détachements à Boulay et à Bockange.

D’autres éléments non endivisionnés comprenaient le C.M. d’infanterie à Metz avec un détachement à Bockange.

La 6e Région comprenait des unités et organes de formation de corps d’armée, de secteurs fortifiés, de divisions et de réserve générale. Nous ne mentionnerons que les 162e et 164e du régiment de pionniers pour le SF de Boulay. RIF et le II/460.

L’effectif de la compagnie de gendarmes de la Moselle fut de 8 officiers et de 429 chefs de brigade et de gendarmes, renforcés par des pelotons de la garde républicaine mobile.

 

La vie sociale

 

L’arrondissement de Boulay, près de 50000 habitants, était avant Château-Salins, l’arrondissement le moins peuplé du département.

 

La Moselle comptait 10 hôpitaux publics, dont Boulay, 25 hôpitaux privés dirigés soit par des religieuses soit par des sociétés minières et métallurgiques, 16 hospices, asiles, orphelinats publics et une 40taine d’établissements de bienfaisance, dont l’hospice israélite de Metz, le foyer des jeunes ouvriers de Metz ainsi qu’une 60taine de bureaux de bienfaisance.

 

La vie religieuse et intellectuelle

 

Le diocèse de Metz était dirigé par Mgr Joseph HEINTZ (1886-1958). Hestroff faisait partie des 59 paroisses qui composaient le diocèse.

 

L’Eglise réformée, qui dépendait du Conseil synodal de l’Eglise réformée d’Alsace, disposait d’une paroisse à Boulay.

L’Eglise de la Confession d’Augsbourg avait également des paroisses situées principalement en Moselle-est.

Le culte israélite était assuré par 10 personnes, dont le chef de file était le grand rabbin Nathan NETTER.

 

Quelques chiffres : un peu plus de 600000 catholiques, environ 30000 protestants, plus de 8000 juifs et +/- 30000 dissidents ou sans confession (ce type de statistiques existent-elles encore de nos jours ?).

 

L’Inspection d’Académie de la Moselle, dirigée par Adolphe GRINER, était rattachée à l’Académie de Strasbourg (cette situation perdura jusque dans les années ’70 jusqu'à la création de l'Université de Metz).


L'enseignement secondaire était dispensé dans les lycées de garçons de Metz, Sarreguemines et Thionville, les collèges et le lycée de jeunes filles de Metz, etc.. Il existait un grand nombre d'établissements privés, surtout religieux, dont le collège Saint-Clément de Metz, le grand séminaire, le petit-séminaire de Montigny, etc..., le pensionnat de Sainte-Chrétienne à Metz, le pensionnat de la Providence de Saint-André à Peltre, le pensionnat de la Providence de Saint-Abdré à Bouzonville - toujours prospère -, etc...


Les instituteurs et institutrices étaient formées par les écoles normales de  Metz et de Montigny-lès-Metz.


La recherche historique était assurée par les Archives départementales de la Moselle, les Archives municipales de Thionville et de Sarreguemines, les bibliothèques municipales, les musées, la Société d'histoire et d'archéologie de la Lorraine qui fêta son 50naire au mois de mai 1939, etc. sans oubier l'Académie nationale de Metz.


La presse se composait à Metz du Messin, du Lorrain, du Républicain lorrain, du Metzer Freies Journal, de la Lothringer Volkszeitung ou la Libre Lorraine, du Metzer katholisches Volksblatt ou l'Ami des Foyers chrétiens.


En 1936, +/- 160000 mosellans ne parlaient que le français, 25000 le français et le dialecte, 140000 le français et l'allemand, 155000 le français, le dialecte et l'allemand, 15000 le dialecte seulement, 88000 le dialecte et l'allemand, 60000 l'allemand seulement, 7000 une autre langue et 35000 une langue non déclarée. Au total près de 75 % savaient parler le français, 43 % le dialecte et 68 % l'allemand. La Lorraine germanophone s'étendait, comme aujourd'hui, sur quelque 3300 km2.


Ces statistiques, faites sur l'entièreté de la Moselle, ne reflètent en rien la situation linguistique de l'arrondissement de Boulay.

Source : Ils disent : Drôle de guerre, ceux qui n’y étaient pas…

Henri Hiegel


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 21:05
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:00

Cette "Drôle de Guerre" ne l'a été que pour ceux qui n'y étaient pas, ou l'ont entrevue de loin, juste assez pour seulement la critiquer.

dixit Henri Hiegel

 

Henri HIEGEL, professeur et archiviste honoraire, a fait une synthèse de tous les documents publiés avant 1983 sur la « Drôle de Guerre » en Moselle, du 3 septembre 1939 au 10 mai 1940.

 

Ce travail a fait appel aux recherches effectuées dans les archives départementales, les archives nationales, civiles et militaires autant en France qu’en Allemagne.

 

Le livre de Henri Hiegel, permet de suivre chapitre par chapitre les événements, d'en contrôler la mémoire populaire, et surtout de découvrir des réalités que nos parents ignoraient ou continuent à ignorer.

 

Henri Hiegel a essayé de classer les événements en onze grands chapitres dont nous allons tirer des renseignements sur tout ce qui touchait notre environnement proche.

 

Pourquoi a-t-on appelé cette période la « drôle de guerre » qui n’avait franchement rien de drôle pour ceux qui l’ont vécu dès le 3 septembre 1939 ?

 

Source : ISBN : 2-7085-0019-8, Dépôt légal octobre 1983

 



NB : Henri Hiegel est né à Sarreguemines le 25 octobe 1910 où il fit ses études secondaires. Licencié ès lettres et diplômé d'Etudes supérieures d'histoire et de géographie de la Faculté de Nancy, il enseigne aux lycées de Saint-Quentin, Lille, Metz et Sarreguemines à partir de 1936. Dans cette dernière ville, il fut aussi conservateur des archives municipales, de la bibliothèque et du musée.

Historien et toponymiste, il a publié 2 ouvrages sur la ville de Sarreguemines et 2 sur le Baillage d'Allemagne, collaboré à de nombreuses publications régionales et nationales. Membre de l'Académie de Metz à partir de 1953.

Henri Hiegel est décédé le 23 décembre 2001. Avec lui disparaît un historien remarquable de la Lorraine et avant tout du "baillage d'Allemagne" auquel il était si attaché. Henri Hiegel était décoré de la Croix de guerre et Commandeur des Palmes Académiques.


Situation du département de la Moselle en août 1939 

Situation du département de la Moselle en août 1939 - suite 

Les préludes de la guerre de 1939-1940 

Les préludes de la guerre de 1939-1940 - suite

 

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 18:39
Nous vous avions déjà parlé de François Richard Alexis, né le 10 novembre 1834 à Hestroff. Fils du Capitaine Pierre HESLING et de Catherine RICHARD.

Nous avions perdu ses traces. Or, nous venons de retrouver son fils Edouard, gouverneur de la Haute-Volta de 1919 à 1927.

François, en toute logique, avait quitté Hestroff pour suivre une carrière militaire au cours de laquelle il eut droit à la légion d'honneur.

Maintenant nous savons qu'il a épousé en 1867 Odette Marie Ludovique PATé, fille du Général Charles PATé, gouverneur général du Palais de Versailles sous Napoléon III.

François est muté officier en Algérie, à Mostagem, où nait, le 8 décembre 1869Edouard François Charles Alexis.

Entretemps,
le père et surtout la mère d'Edouard, très appréciés par l'Impératrice Eugénie, avaient été créés Comte et Comtesse Hesling.

Edouard épouse à Tananarive, le 8 janvier 1903, la demoiselle Jeanne Marie Louise CLARAC, fille d'un médecin général, directeur de santé à Madagascar et d'Alice Elisabeth GRILLAUT des FONTAINES.

Edouard HESLING fut nommé gouverneur de la Haute-Volta le 16 mai 1919.  Son proconsulat prit fin le 7 août 1927.

Edouard fut le premier gouverneur de la Haute-Volta, l'actuel Burkina-Faso. Il fit de Ouagadougou (3 000 habitants) la capitale d'un territoire qui n'avait que 3 mio indigènes en 1919. Ouagadougou n'était qu'un village quand Edouard Hesling s'y installa. Sa priorité fut de le transformer. Il mit l'accent sur le réseau routier et la culture du coton, etc...


La famille Hesling est originaire de la Lorraine, province qui est une marche orientale de la France. Certes le grand-père d'Edouard, Pierre Hesling, était un propriétaire terrien connu et respecté dans la commune de Hestroff en Moselle...

Source : La Haute-Volta coloniale: témoignages, recherches, regards
Par Gabriel Massa,Y. Georges Madiéga

Le choix du site de la capitale ne releva pas de conditions sanitaires. Il répondait à une stratégie géopolique soulignée par son premier lieutenant-gouverneur Edouard Hesling 1869-1934. La" fixation du chef-lieu à Ouagadougou ... " respectait une tradition historique ...


Source : Burkina Faso: cent ans d'histoire, 1895-1995

 Par Y. Georges Madiéga,Oumarou Nao,Université de Ouagadougou. Département d'histoire et archéologie

 


La personnalité d'Édouard Hesling, premier gouverneur de Haute-Volta, qui l'administre
jusqu'en 1927, marque cette période. Si les considérations économiques de mise en valeur des colonies au profit de la France prévalent, il n'empêche que l'ordre économique nouveau, que veut instaurer E. Hesling, reste influencé par le principe d'association entre la France et ses colonies que prônait le Gouverneur Général de l'A.O.F., Joost Van Vollenhoven, ...

Source : Alain MAHARAUX, Centre d'Appui à la Formation et à l'Évaluation, N'Djamena, TCHAD

Edouard Hesling, premier gouverneur de la Haute-Volta, organisa dès son arrivée en 1919 un véritable marché du travail forcé en ville qui reposait essentiellement sur la population paysanne, puisque les citadins étaient trop peu nombreux pour répondre aux besoins de l’administration et des commerçants européens.

Source : http://www.journalbendre.net/


NB : Jean-Luc DODELLER avait réalisé un croquis de la tombe du Capitaine Hesling aujourd'hui disparue.


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Présentation

  • : Hestroff, village de la Moselle francique
  • Hestroff, village de la Moselle francique
  • : Hestroff avant, pendant, après, de 1680 à 1789, 1939-45, 2009, 2010, 2011. Ses habitants, son histoire, sa généalogie, son actualité. Histoire et généalogie pays de Nied, Metz, Moselle
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