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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:55

 

 

Lorraine-Orleans-Elisabeth-Charlotte---son-fils.jpg

 

  • Léopold (1699-1700)
  • Élisabeth Charlotte (1700-1711)
  • Louise Christine (1701-1701)
  • Marie Gabrielle Charlotte (1702-1711)
  • Louis (1704-1711)
  • Josèphe Gabrielle (1705-1708)
  • Gabrielle Louise (1706-1709)
  • Léopold Clément Charles (1707-1723)
  • François III Étienne (1708-1765), duc de Lorraine et de Bar, puis grand-duc de Toscane et empereur romain germanique épouse en février 1736 Marie-Thérèse d'Autriche, « roi » de Hongrie et de Bohême (1717-1780) (16 enfants dont l'empereur Joseph II du Saint-Empire et la reine de France Marie-Antoinette d'Autriche)
  • Éléonore (1710-1710)
  • Elisabeth-Thérèse de Lorraine (1711-1741), mariée en 1737 à Charles-Emmanuel IIIroi de Sardaigne (1701-1773) (3 enfants)
  • Charles Alexandre Emmanuel (1712-1780), gouverneur des Pays-Bas autrichiens (1741-1780), grand maître de l'Ordre Teutonique (1761-1780) épouse en 1744 Marie-Anne d'Autriche (1718-1744) (sans postérité survivante)
  • Anne Charlotte de Lorraine (1714-1773), abbesse des chapitres nobles de Remiremont, de Mons et d'Essen
  • Une fille morte peu après sa naissance (1718)
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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 20:06

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Jean-Luc sur l'article Hestroff endeuillé suite à un accident de la route, sur votre blog Hestroff, village de la Moselle francique

Extrait du commentaire:

(RIP, Mr Zani).

Les derniers commentaires de Jean-Luc mis en lumière :


La forêt de Gondreville, lieu de bien des dangers, c’est une frontière naturelle, comme le sont  ailleurs un fleuve (le Rhin, par exemple) ou une crête de montagne (les Pyrénées…) !

C’est d’ailleurs la frontière linguistique entre Lorraine francique et Lorraine romane, avec en son sein quelques individus restés sauvages (à Burtoncourt, Drogny ou Villers-Bettnach), qui ne savent pas toujours eux-mêmes de quel coté pencher….

C’est aussi la frontière entre le morne et dénudé Plateau lorrain (un autre « Plat-Pays ») et le Val-de-Nied, incontestablement plus riant, plus boisé, plus irrigué et plus vallonné.
Entre l’ habitat crépi dans toutes les nuances possibles, donc assez rares, allant du gris-beige au beige-gris (à Gondreville, par exemple ou à St-Bernard) et celui aux couleurs débridées et même
« déraisonnables » (rose, jaune, vert, orangé, turquoise, lilas, ocre etc, il n’y a pas de limite à cette fantaisie…), comme Hestroff en est déjà un bon exemple !

Mais, la forêt de Gondreville, c’est aussi là qu’est mort… le père Noël !

Entre autres victimes….

C’était un soir de l’hiver 67/68, certains s’en souviendront forcément !

Le père Noël (alias Norbert Noël), c’était un peu « Mr Cadeaux » pour ses administrés bouzonvillois et pour le canton en général, puisqu’il a œuvré à l’implantation de plusieurs usines à cette époque,  lesquelles ont employé utilement la nombreuse paysannerie de nos villages, que la spécificité « polyculture-élevage » du
paysage n’aurait pas permis à tous de bien vivre, ni en grande culture, ni, à-fortiori, en élevage !

C’était donc une nuit d’hiver dans la forêt de Gondreville, en revenant de Paris par le train jusqu’à Metz, puis de là en voiture, direction Bouzonville par la fameuse forêt….

La neige, les virages, le verglas ou les congères, les ravins, l’absence de barrières de sécurité à l’époque, de pneus-neige ou de chaines, parce que, peut-être, le matin en partant de Bouzonville, les conditions climatiques étaient bonnes…, peut-être aussi un peu harassé de fatigue, peut-être un peu pressé de rentrer se reposer (après la séquence voiture-train-métro-taxi-réunion-et retour)…, et voilà qu’en moins d’une seconde, tout est mis-à-plat… :  ce qui était vrai ne l’est plus, ce qui n’était pas imaginé ni attendu s’impose. Tout change, aussitôt, et pour toujours !

Mourir sur la route est généralement une malchance…, mais comme on dit, c’est rencontrer son destin.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 00:00

Robert Pfister, Alsacien d'origine, Lorrain et Hestroffois d'adoption, fêtera ses 90 ans ce 15 août 2012. Depuis son arrivée au village, Robert, qui a coiffé au poteau les plus anciens natifs de Hestroff, en l'occurrence Camille Casara et François Pick, aime s'entourer pour son anniversaire. Aussi profita-t-il de la nuit des étoiles pour inviter amis d'hier et d'aujourd'hui, voisins, enfants et petits-enfants résidant proche.

 

Roberts Pfister 90 birthday DSC05966 pour RL

 

Beaucoup de ceux présents en 2011 étaient en vacances. Voyez notre album. Depuis lors, Robert, abonné au club Hestroff Amitiés, y a sympathisé et élargi ses connaissances. Aussi l'édition 2012 fut-elle agréablement étoffée.

Roberts-Pfister-90-birthday-DSC05957-cu12.jpg

Roberts-Pfister-90-birthday-DSC05961-ec1.jpg

 

 Monsieur le Maire, Denis Mathis, et Madame la correspondante du journal local, Monique Jungmann, ne manquèrent pas à l'appel. Hestroff.com, qui a beaucoup de tendresse pour Robert, non plus.

Robert Pfister 90 birthday DSC05931

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Roberts-Pfister-90-birthday-DSC05970.jpg

 

Nous souhaitons longue vie au très sympathique 1er doyen de la commune et attendrons patiemment de revenir scruter la voie lactée l'été prochain. Champagne !

 

Roberts-Pfister-90-birthday-DSC06013-a.jpg

Roberts-Pfister-90-birthday-DSC06010.jpg Roberts Pfister 90 birthday DSC06012

Robert Pfister 90 birthday DSC05975

Tout le monde fut ravi et ne dégagea qu'au delà de minuit quand Robert eut envie de retrouver son lit.

 

-------------------

C'était il y a un an...

http://www.hestroff.com/photo-2097636-Pfister-13aou2011-DSC01678_jpg.html#start

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 07:26

Giovanni Zona, domicilié à Hestroff, est décédé jeudi 9 août 2012 à l'hôpital Bon-Secours à Metz où il avait été transféré dans un état grave suite à un accident à la sortie de Gondreville.

Voir le RL de ce jour http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/08/11/gondreville-le-motard-accidente-est-decede

 

Nos sincères condoléances à sa famille.

 

Capture-Zona-Giovanni.JPG

La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 14 août 2012, à 14h30, en l'église d'Ars-sur-Moselle.



 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 21:35

 

Pour ne pas encombrer inutilement vos boîtes aux lettres. 

Capture-abeilles-massacrees.JPG

 

Subject: les abeilles et notre survie

Bonjour à tous,
 
5 minutes pour regarder et signer afin que nos enfants puissent survivre... et c'est sérieux.
 
Je ne sais pas si vous êtes jardinier, mais enfin,
ça concerne tout le monde.
Vous pouvez nous aider à donner beaucoup plus d’ampleur à notre action . Il vous suffit de copier/coller le lien de la vidéo "Abeilles : le massacre autorisé" et de l'envoyer à tous vos amis :
http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html
Sinon, vous pouvez aussi leur envoyer directement la pétition :
http://www.pollinis.org/petitions/petition_neonicotinoides.phput le monde...
transmis par Gizou 
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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:25

Mademoiselle d'Orléans, duchesse de Chartres, duchesse de Lorraine

 

Elisabeth Charlotte de OrleansMademoiselle de Chartres, née le 15 septembre 1676, épousa, le 7 octobre 1698, Léopold-Charles, duc de Lorraine et de Bar. Ses hautes qualités et l'amour de ses sujets l'appelèrent à la régence après la mort de son mari. Elle fut la mère de François 1er, empereur d'Allemagne et époux de Marie-Thérèse. Il existe une Histoire abrégée de la vie privée et des vertus de cette princesse, par le P. Collin, Nancy, 1762, in-12.

 

A l'issue de son mariage, voir Saint-Simon, ch. LXII, t. IV, p. 34 et suivantes, la dot fut réglée : 900000 livres du roi comptant en six mois, et 400000 livres, moitié de Monsieur, moitié de Madame, payables après leur mort, et 300000 livres de pierreries. L'envoyé du duc présenta à Mademoiselle, de la part de son maître, pour 400000 livres de pierreries.

 

Celle qui, selon l'avis de sa propre mère,  jolie taille, bonne mine, de bons sentiments, pas très belle mais ne donnant aucun souci du côté coquetterie ou galanterie,  n'était pas moins populaire que son mari en arrivant à Nancy. Elle aurait été d'une grande affabilité envers tous. Elle visitait les simples bourgeois et causait volontiers en patois avec les paysans. S'était-elle rendu en Lorraine germanique où tant de souabes et tyroliens s'étaient installés pour reconstruire villes et villages ?

 

Si la duchesse de Lorraine était assez douce, elle semblait tout de même avoir hérité de sa mère la princesse palatine d'une certaine rude franchise de langage. De la favorite de son mari, n'écrivit-elle pas à sa mère en 1717 : "je crois que la guenipe qui est maîtresse du duc de Lorraine lui a donné un philtre ... lorsqu'il ne la voit pas, il est trempé d'une sueur froide, et, pour que le con de mari reste tranquille et calme, le duc fait tout ce qu'il veut..." Elle ne croit pas si bien dire... plus tard, en 1729, Léopold sur son lit de mort était poursuivi par l'idée fixe de se rendre chez sa maîtresse. Il employa même le peu de forces qu'il lui restait à écrire à son épouse pour lui recommander M. et Mme de Craon.

Nommée régente, Elisabeth-Charlotte, magnanime, ne se vengera pas de ces longues années de souffrance. Elle ne prit aucune mesure contre les favoris du duc. Elle se contenta de suspendre M. de Craon de ses fonctions de grand écuyer. Il était autrement urgent de prendre des mesures pour atténuer les dilapidations de feu le duc.

haroue-chateau.jpg

 

Par la suite, Elisabeth-Charlotte accepta l'invitation de sa rivale détestée au château d'Haroué, magnifique résidence qui appartenait au prince de Craon. Elle y résida jusqu'à ce que le château de Commercy fût en état de la recevoir pour y finir ses jours dans l'isolement et l'oubli.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 00:09

A partir de ce 10 août, laissez-vous surprendre... 

 

Les Nuits de Fastov, Trois Malgré Nous en Ukraine, d’après le roman éponyme d’André Weckmann : théâtre musical, interprété par la Cie Bergamasque, le vendredi 10 août à 21h à la Vieille maison de Gomelange, avec visite de la Vieille maison (de 19h30 à 20h30). L’histoire : un récit hallucinant de ce que fut la guerre pour des jeunes gens, arrachés à leur patrie, écrasés de désespoir, soutenus par la seule volonté de survivre à tout prix.

• Les Baladins : musique instrumentale avec clarinette et guitare, le vendredi 17 août à 20h à Denting (Chemin des Fermes). Le groupe offre un mélange artistique aux inspirations diverses, allant du jazz au blues en passant par la musique manouche, slave ou encore yiddish.

• André Mergenthaler : violoncelliste, le vendredi 24 août, à 20h à Varize (musée Clément-Kieffer), avec visite du musée Clément-Kieffer (de 18h30 à 19h30). Le musicien joue avec une virtuosité et une démence géniales.

Il pousse son violoncelle au-delà des limites et transforme des thèmes connus et parfois inattendus, de Springsteen au Prélude de Bach, en passant par Deep Purple…

• Mannijo Trio : chansons, le mardi 21 août, à 20h à Oberdorff (musée Art et Tradition), avec visite du musée d’art et tradition (de 18h30 à 19h30). Le groupe est reconnu de la scène musicale transfrontalière, Mannijo élabore un répertoire aux langues mêlées et complices. Il s’applique à conjuguer ambiance réjouissante avec intelligence et convivialité.

• Baka Sama Prod et Créature : soirée hip-hop, le mardi 28 août, à 20h à Boulay (jardin de l’ancien tribunal), avec atelier d’écriture, art graphique et spectacle du collectif Baka Sama Prod

• Entrailles : création plurielle de la Cie Azimut, le vendredi 31 août à 21h à Condé-Northen (salle du Moulin). En milieu naturel, le public sera invité à déambuler dans l’histoire intime de la vie d’une femme, révélée par bribes, moments clés de ressenti intérieur en rapport avec toutes les évolutions de son corps. Une expérience intime, sonore, sensorielle et visuelle.

Tarifs : 9 € (gratuit pour les – 16 ans), 22  € le Pass’3 (3 spectacles) et 3 € tout public pour la soirée hip-hop à Boulay Plus d’infos au 07 70 90 34 25 ou par mail : baillybernard@west-telecom.com

 

source : RL du 8 août 2012


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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 00:00

Mademoiselle d'Orléans, duchesse de Chartres, duchesse de Lorraine

 

Leopold-Lorraine

Fils de Charles V, duc titulaire de Lorraine et de Bar, et d'Eléonore d'Autriche, reine douairière de Pologne, soeur de l'empereur Léopold 1er,  Léopold de Lorraine naît à Innsbruck, capitale du Tyrol,  le 11 septembre 1679. Il deviendra duc effectif de Lorraine et de Bar de 1697 à 1729.

 

Occupés militairement par les Français, les duchés de Lorraine et de Bar n'avaient pu accueillir leur duc Charles V réfugié à la cour d'Autriche, encore moins son descendant. Aussi le jeune Léopold  fut-il éduqué par sa mère à Innsbruck pendant que le père s'illustrait contre les Turcs. A la mort de son père, Léopold reçoit le titre de duc de Lorraine et de Bar à l'âge de dix ans. Son duché restera occupé par les troupes françaises mais sa mère en sera régente. Après avoir eu un précepteur irlandais catholique, Léopold sera envoyé à Vienne pour y recevoir une éducation militaire. Comme son père, il s'engagera dans l'armée impériale.


La guerre de la ligue d'Augsbourg prend fin. Dans le cadre des négociations à Ryswick en vue d'une paix définitive entre France et Autriche, l'union d'Elisabeth-Charlotte d'Orléans, nièce de Louis XIV, et de Joseph, fils de l'empereur germanique fut envisagée. Il n'en sera rien. Louis XIV acceptera néanmoins de restaurer la suzeraineté impériale sur les duchés de Lorraine et de Bar avec promesse de mariage entre sa nièce et Léopold ..  C'est ainsi que le traité de Ryswick, signé le 30 octobre 1697, rendra ses duchés au dernier ayant-droit.

 

Luneville_chateau.jpg


Le 14 mai 1698, la petite cité de Lunéville fut en liesse. Au centre des principales places s'élevaient des arcs de triomphe; toutes les maisons étaient ornées de lauriers et de drapeaux; le long des rues, des guirlandes de feuillage et des rangées de sapins, plantés pour la circonstance, donnaient à la ville un air de fête. ... La joie devint du délire lorsqu'on vit s'approcher un somptueux cortège cavaliers et de carrosses. En tête, s'avançait, sur un cheval fringant, le jeune duc de Lorraine, Léopold, qui reprenait enfin possession de ses Etats héréditaires, dont sa famille avait été chassée depuis plus de trente ans...

 

Source : Gaston Maugras, 1925

 

 

L'année qui suivit son retour, Léopold épousait celle qui avait été destinée à son cousin Joseph de Habsbourg..., la nièce de Louis XIV, Elisabeth-Charlotte d'Orléans, fille de Monsieur et de sa seconde femme, la Princesse palatine de Bavière. On disait que c'était une princesse douce, aimante, honnête ...


Le mariage eut lieu par procuration à Fontainebleau le 13 octobre 1698, de vivo à Bar-le-Duc  une semaine plus tard. Le mariage consommé le soir même, un petit garçon, premier d'une couvée de 14, naîtra l'année suivante...

 


  La dernière duchesse de Lorraine


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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:00

  Léopold, dernier duc de Lorraine

 

Elisabeth-Charlotte d'Orléans °1676+1744, désormais duchesse de Lorraine, entretint une longue correspondance avec Madame, sa mère, la princesse palatine. Cette dernière, qui disait ne jamais s'ennuyer tant elle avait plaisir à écrire de longues lettres à sa fille tous les dimanche, mardi et vendredi (les autres jours étant réservés à sa chère Electrice, sa tante Sophie de Hannovre) et cousins et cousines du Saint Empire germanique.

charlotte-de-baviere-Princesse_Palatine.jpgBeaucoup de lettres ont disparu. A nous de dégoter des écrits évoquant la vie à la cour de Nancy ou de Lunéville où Léopold et sa suite dut se réfugier lors de la guerre de succession. Car les lettres de Madame, la duchesse d'Orléans, et de sa fille, la duchesse de Lorraine, sont dignes d'attention car écrites au fur et à mesure des événements.

Charlotte-Elisabeth von der Pflaz-Simmern et non de Bavière, deuxième épouse de Philippe, frère de Louis XIV, se distinguant par une originalité que personne n'osait imiter, vivait étrangère à et dans une cour qui se voulait brillante. Passionnée par les chiens et les chevaux, celle qui n'avait de complaisance que pour son roi (qui le lui rendait bien d'ailleurs) et son mari homo (pour lequel elle avait tout de même le plus grand mépris), avait-elle élevé Elisabeth-Charlotte à son image ?


Elisabeth_Charlotte_de_Orleans.jpgCertains auteurs prétendent que la duchesse de Chartres, en épousant Léopold de Lorraine, aurait été ravie de se voir délivrée de la rude férule de Madame... Elle n'hésitera cependant pas à tenir exactement au courant la princesse palatine de ce qui se passait à la cour lorraine : "C'est une malédiction ces affreuses maîtresses, partout elles causent du malheur; elles sont possédées du démon. Madame de Craon et son prince rongent le prince jusqu'à la chemise". Force est de constater que tout comme Madame sa mère, la duchesse se laissait entraîner aux plus plus violentes injures. 

De son côté, en femme pratique, la Palatine, qui avait déclaré peu avant le mariage de sa fille que le célibat est le meilleur état, que le meilleur des hommes ne vaut pas le diable, que l'amour dans le mariage n'est plus du tout à la mode et passerait pour ridicule, trouvait que sa fille pourrait encore prendre son parti quant à l'affection de son mari. Ce qui la révoltait surtout c'était les folles dépenses de son gendre pour Madame de Craon et ses enfants, dépenses qui ruinaient les enfants légitimes.

 

Le duc de Lorraine, en effet, ne se contentait pas d'offrir à sa maîtresse des fêtes coûteuses mais il comblait d'honneur les enfants et avait doté richement es filles Craon. Ce qui fit dire à la duchesse de Lorraine que "Il n'y a point de rois qui aient fait à leur favoris une plus belle fortune... L'on songe à établir cette race sans songer à la sienne propre".

 

Vrai que le prince de Craon fermait les yeux et profitait des plus grandes libéralités du duc de Lorraine. Entre les titres et les honneurs, il recevait sans cesse des bénéfices, des donations de terre, tant et si bien qu'il jouit bientôt de revenus considérables. 

Vrai aussi que la princesse de Craon eut de 1704 à 1730 rien que 20 enfants, sans que ces maternités répétées nuisissent en rien à la passion qu'elle avait inspirée à Léopold.

Au fait, que savons-nous exactement de celle qui allait devenir la mère de l'Empereur ?

 

La dernière duchesse de Lorraine

 





 


 


 


 

 

 

 


 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:22

 La Lorraine désormais mariée aux Habsbourg

 

Nous avons eu l'occasion d'évoquer pour vous Charles V de Lorraine, duc d'un duché où il était interdit de séjour.  Après sa mort, son épouse Eléonore, soeur de l'empereur, se battit férocement pour le recouvrement de l'indépendance de la Lorraine ducale que son fils aîné, Léopold, put retrouver à l'issue du Traité de Ryswick.

Mais comment et pour combien de temps, Léopold retrouvera-t-il la Lorraine de ses pères, champ clos que s'étaient disputés Allemands, Français et Suédois ? Jadis riche, la province livrée à la soldatesque, ne pouvait offrir qu'un tableau lamentable.

 

Leopold-Lorraine.jpgLes Lorrains allaient cependant sortir d'un affreux cauchemar. Après son père, Léopold fit venir des étrangers pour rebâtir les villes et les villages, repeupla nos campagnes, encouragea l'agriculture, l'industrie, le commerce.


Neveu de l'Empereur, Léopold voulut l'être aussi du roi de France en épousant le 12 octobre 1698 une nièce de Louis XIV, Elisabeth-Charlotte d'Orléans, fille de Monsieur et de sa seconde femme, la princesse palatine de Bavière, Charlotte Elisabeth von der Pflaz-Simmern, connue comme la commère de la cour de Louis XIV.

 

La tranquillité de Léopold, qui aurait eu les qualités d'intelligence nécessaires pour rendre la prospérité à ses Etats,  fut de courte durée. Les Provinces Unies, l'Angleterre et la France se mettent d'accord pour partager à l'amiable la succession du roi d'Espagne, Charles II, époux de Marie-Louise d'Orléans, soeur aînée d'Elisabeth-Charlotte, sa belle-soeur en somme. Dans ce contexte, il lui fut proposé de céder la Lorraine contre le duché de Milan qui appartenait à l'Espagne... Que fit-il ... alors que les Lorrains l'avaient reçu avec le plus vif empressement ? Il signa le 16 juin 1700 le traité qui le dépossédait de son duché ...

 

Capture-d-orleans-elisabath-charlotte-et-leopol-1er-de-Lo.JPG

 

 

Mais Charles II d'Espagne avait laissé un testament en faveur du duc d'Anjou, petit-fils de Louis XIV rendant furieux le roi d'Angleterre et l'Empereur, tonton de Léopold. D'où nouvelle coalition et nouvelle menace pour la Lorraine.


La guerre de succession d'Espagne s'ouvre. La Lorraine se retrouve cernée par les armés françaises et impériales...


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