Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 16:38

Le mot villa était relativement de création moderne.

 

A côté de ces splendides demeures, il était d’usage de garder un vaste espace gazonné pour les ébats et la nourriture des volailles et des animaux. On appelait cet endroit cors ou cohors du grec herbe ; un bâtiment s’élevait au milieu de ces herbages. Il en reçut le nom de cortile. De là est venu notre terme de basse-cour.


Non loin de la villa s’élevait un hortus ou jardin dans lequel il fallait donner des soins incessants et des arrosages multiples aux légumes et aux arbres fruitiers.

 

La culture maraichère était très bien entendue dans les Gaules. On citait principalement la carotte de ce pays ou pastinaca, et sur le Rhin on cultivait le chervis ou fiser, le poireau ou bette, le persil ou apio (en allemand petersilien) et l’oignon.

 

Il est certains villages qui rappellent qu’ils doivent leur origine à des plantations d’arbres fruitiers, des horti.

 

Ainsi Pommerieux, Pomeriolum en 1115, rappelle un pomarium, lieu planté de pommiers ; Pournoy-la-Grasse, Purnidum en 936, Pournoy-la-Chétive, pruneriacum, en 1076, ont commencé par être un lieu planté de pruniers. Corny un lieu planté de cornouillers, Sorbey, près de la Nied, Sorbiacum, un lieu planté de sorbiers, Noisseville, Nutzviller, des vergers plantés de noyers ; Cherisey, Carisiacum, un lieu planté de cerisiers ; Vigneulles, Vineolis, 1157, un vignoble ; Lorry-lès-Metz, Lorry-devant-le-Pont, Lauriacum, une plantation de lauriers ; Thil, Tilacum, 1115, une plantation de tilleuls ; Fresnoy, Fraxinetum, une plantation de frênes ; Vernéville, une ferme renommée pour ses aulnes ou vernes ; Saulny, une plantation de saules, salneium ; Fey, Retonfey, Failly, rappellent un Fagetum, un bois de hêtres ; Chesny, Chesnières, Chesnois, une forêt de chênes ; Bouligny, Bettlainville, une plantation de bouleaux, betula.


Pline nous apprend que l’on voyait dans les Gaules beaucoup de bouleaux et de sorbiers. Une forêt, en général, se disait sylva chez les Romains, de là les noms de Silving, Sylvange, Sillegny ; Ancerville a été une ferme renommée pour ses oies, Anserum villa ; Porcher, porcarium, une porcherie ; Vivier, un vivarium, où se gardaient les poissons ; Colombey, un columbarium, où s’élevaient des pigeons ; Mandren, un bergerie Manda ; Epiez un apiarium des ruchers ; Ligny, lineacum, un lieu planté de lin ; Fontoy rappelle une source fontes ; Pontoy un pont ; Champenois un petit champ ; Cheminot caminetum ou route caminus.

 

Enfin on ne peut nier qu’il n’y ait une trace évidente de création romane dans les noms des villages de Romain, Remelange, Remeling, Remeldorff, Remering, Remelfing, Rémilly, dans le nom desquels se retrouve le radical Romen romains.

 

 

Source : 1846, Académie de Metz



 

Repost 0
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:00

Hestroff reste frontière entre Trévires et Médiomatriques

 

Les Médiomatriques ayant fait leur soumission à César furent traités en peuples alliés des Romains. Ils conservèrent leurs coutumes, leurs magistrats, et reçurent au milieu d’eux des fonctionnaires chargés de nourrir les troupes et de percevoir l’impôt annuel tandis qu'une grande partie des terres furent distribuées à des légionnaires.

 

Tout le territoire mosellan subit la même loi et notre pays connut bientôt les mœurs industrielles et agricoles de l’Italie. Les dénominations latines apparurent le long de la Moselle, se mariant avec les expressions celtiques.

 

 

Ainsi les Romains ayant eu l’habitude de circonscrire leurs propriétés rurales d’un fossé, d’un vallum, l’enclos prit le nom de villa. La villa était donc la forme latine du iac gaulois et du hingen belge.

 

Rheinheim CIMG0049 projet de villaReinheim

 

 

La vallée de la Moselle ne tarda pas à s’égayer de la vue de somptueuses villas construites par les empereurs romains et leurs représentants. Auson décrit, avec grands détails, les belles maisons de plaisance qui se miraient dans les eaux de la Moselle, au 4e siècle de l’ère chrétienne, aux environs de Trèves.

 

Mais où retrouver ces villas, ces cortiles ? Peut-être plusieurs de nos villages qui portent des noms terminés par les mots ville, court, sont-ils les restes d’anciens domaines créés du temps des Romains ?

 

Borg villa romaine 30mai10 102Villa romaine de Borg près de Nennig


Heureusement que l’archéologie vient en aide à la philologie en faisant connaître les ruines de certaines de nos villas. Près de la Nied, à Sorbey, anciennement Sorbiacum, M. V. Simon a trouvé les substructions d’une importante habitation. Sur la Moselle, à Nennig, au nord de Sierck, on a mis au jour les débris de statues, bas-reliefs, hypocaustes, salles de bains et une mosaïque à personnages d’une parfaite conservation ; le tout décrit par M. G. Boulangé. 

 

 

Enfin, il est permis de supposer qu’il y avait des villas du temps des Romains dans les différents endroits de notre département où l’on a déterré des inscriptions, des débris de sculpture, des fragments de colonnes, des statues, tels que : la forêt du Warndt, Carling, Gros-Bliederstroff, Volmestroff, Colmen, Waldwisse, Yutz, Elzing, Kirschnaumen, Hettange, Soufftgen, Preisch, Bousse, Havange, Montois, Saint-Privat, Joeuf, Fontoy, Daspich, Mont-Saint-Martin, Audun-le-Tiche, Audun-le-Roman, Longuyon, Baslieux, Saint-Marcel, Rozérieulles, Jouy-aux-Arches, Laquenexy, Chanville, Mancy, Boucheporn, Boulay, Sarralbe, Haling, Rémilly, Herny, Merlebach, Cocheren, Béning, Freyming, Farschviller et Sillegny.

 

Il est impossible de savoir quel est le nom que portait chacune de ces localités à l’époque romaine. On peut conjecturer que Baslieux est dérivé de Basilica, Joeuf de Jovis Fanum, comme Mousson dans la Meurthe, s’appelait encore en 936 Mons Jovis, et Jupille dans la Meuse, vers le même temps, se disait Jovis Pila. De même Jouaville, sur l’Orne, se nommait Jovis Villa en 1177. Rozérieulles semble avoir été baptisé d’abord Rosarum Villula, la petite villa des roses. Longeville-lès-Metz, Longeville-lès-Cheminot, Longeville-lès-Saint-Avold, se sont dénommés d’abord Longa Villa, pour indiquer leur position le long de la Moselle, de la Seille et de la Rosselle.

 

Source : 1846, Académie de Metz

 

Des villas aux horti...


Repost 0
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:31

Dans notre recherche pour délimiter les pays des Trévires et des Médiomatriques, nous nous sommes attardée aux localités à "désinence belge" en ingen, évoquée dans les Mémoires de l'Académie nationale de Metz de 1846.

 

Les membres de cette même académie ont trouvé remarquable que les localités à désinence celtique ey ou y ne se fusionnent pas avec celles à désinence belge en ingen. Ils ont même très facilement noté sur une carte topographique le point de séparation entre l’usage de ces deux espèces de désinences ; et chose très instructive, cette ligne séparative de l’élément celtique et de l’élément belge, correspond à peu près avec la ligne qui sépare nos villages franciques d’avec nos villages romans.

 

Cette ligne, la même depuis des siècles, ne serait donc pas une affaire de convention.


Moselle Stroff et villages bilinguesHestroff, seul village bilingue en -stroff

 

 

Elle est indiquée par les villages où l’on parle les deux langues, savoir : Ottange, Angevillers, Algrange, Knutange, Hayange, Florange, Uckange, Bertrange, Guénange, Rurange, Luttange, Aboncourt, Hestroff, Drogny, Ottonville, Coume, Boulay, Brecklange, Condé-Northen, Volmerange, Varize, Raville, Guinglange, Faulquemont, Mainvillers, Morhange, Rodalbe, Torschviller.

 

 

Cette limite entre Médiomatriques et Trévires, entre roman et francique, ne cadre pas exactement avec la limite des diocèses de Trèves et de Metz.

 

Entretemps, histoire de renforcer notre statut de  Zinneke, il y eut bien les Romains, les Huns puis les Francs, les Suédois et la colonisation des Tyroliens... . 


 


 

 

 



Repost 0
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:00

Selon les mémoires de l'Académie nationale de Metz éditées en 1846, une peuplade belge serait venue s'implanter le long de la Moselle, à quelques heures de marche au sud de son embouchure dans le Rhin. Tandis que les médiomatriques ou médiomatricks (graphie du 19e)  étaient réunis autour de leur forteresse des deux rivières, ces nouveaux venus qu'on appelait des Trévires, habiles éleveurs de chevaux, vinrent s'installer jusqu'à la Canner, bref jusque chez nous.

 

Devenus sédentaires, ils vécurent dans des enclos formés par des arbustes entrelacés qu'ils appelaient ingen.

 

Ingenent signifiait arbre greffé en fente comme l'incisa arbor des latins et au 19e encore, dans les Flandres et la Belgique, ces clôtures auraient été appelées heining...

 

Ainsi les Trévires fondèrent au nord de la Canner un grand nombre de domaines auxquels ils donnèrent le nom de ingen.

 

Or le nombre des localités se terminant en ing ou ange est très grand dans le département de la Moselle, au fond des vallées de la Sarre, de la Nied, de la Canner, de l'Orne, de la Kysel et de la Gandra.

 

Rien que tout près de Hestroff, nous trouvons   Alzing (Alsingen, 1169), ..., Anzeling (Anselinga ?), ..., Benting (Bentinga ?), ..., Bettange (Battinge ?), ..., Bizing (Bouzonges, 1257), ..., Bockange (Bocchenheim, 1178), … Brecklange (Brecklinga ?) .. Bretnach? (Briteche, 1178) … Budange (Budingen, 1212), ...,  Buding  (Boudinga, 1150)… Colming (Colminga, 1296), …,  Denting (Dentinga.), …,  Diding (Didingen, 1395), …, Eblange (Eblinga, 1121), …, Edling (Edlinga?), … Férange (Viringas, 1134),.. Gommelange (Gelminga, 1232), … Guirlange (Guirlinga, 1290), … Hobling (Hobeldinga, 1179) …Kédange (Ketinga, 888) … Luttange (Lustingas, 960) … Nidange (Nitelvilla, 909), … Piblange (Pibilinga, 1137) … Rurange (Rorechengis, 1060),  etc…

 

 

Quant à Ausguste Terquem, en 1860, dans son livre Étymologies du nom des villes et des villages du département de la Moselle dédié à l'Académie Impériale de Metz, il évoquait lui-aussi des enclos, des enceintes pour les villages dont la finale était en -ing ou -ange (forme francisée de -ing).

 

Etymologie -ing ig

 

 

 

 

 

Repost 0
5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 00:00

 

Ricciacum 30mai10 135

 

Jérôme Jacob nous avait conseillé de découvrir le site de Dalheim au Grand-Duché de Luxembourg où suffisamment de découvertes prouveraient qu'il s'agit de l'antique Ricciacum.

 

Nous n'avons presque rien vu car  le centre de documentation du site archéologique de Dalheim, situé à côté du théâtre gallo-romain, rue Neie Wee, n'ouvrira ses portes au public tous les samedis et dimanches de 15.00 à 18.00 heures qu'à partir du 5 juin jusqu’au 31 octobre 2010. Pour votre gouverne, une visite guidée «grand public» est programmée chaque premier dimanche du mois au prix de 3 EUR par personne. Elle est libre pour les enfants et jeunes de moins de 18 ans. Le départ de la visite est à 15.30 heures au Centre de documentation et la durée est d’environ 2 heures.


Revoir le commentaire de Jérôme à nos précédentes divagations. Voir notre premier repérage des lieux.

 

Ricciacum 30mai10 127

  Ricciacum et Cattenom, séparés par 2 millénaires... - 23 mai 2010 -


 

------------------------------

A lire ou à relire :

  1. http://www.dalheim-online.net/Pages/gdleporom.htm
  2. http://www.journal.lu/index.php?id=8&tx_m65xml2db_pi1[uid]=10587&cHash=d452c519fb
  3. http://www.gouvernement.lu/salle_presse/communiques/2008/10-octobre/30-archeologie/index.html
  4. http://www.dossiers-archeologie.com/numero-5/luxembourg-prehistoire-moyen-age/ricciacum-dalheim.7946.php#article_7946
  5. http://www.ricciacus.lu/PDF/Press_20070518_Brochure%20_jw_v3.pdf
  6. http://books.google.fr/books?id=coWr2URU8NcC&pg=PA426&lpg=PA426&dq=ricciacum&source=bl&ots=kGKm1npH6c&sig=U-sbk1lZ5xyR4EaaW7vt4GBQlto&hl=fr&ei=b9oITK7NEYeO4gb41L2vAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=5&ved=0CCYQ6AEwBA#v=onepage&q=ricciacum&f=false
  7. http://www.panoramio.com/photo/3318474

 

Repost 0
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 00:02

Borg villa romaine 044

 

Nous avons enfin trouvé la villa de nos rêves… Pas dans les dépliants touristiques ou autres endroits exotiques… mais tout près de chez nous ou presque… sur les hauteurs des côtes orientales de la Moselle luxo-sarroise, au cœur de la grande région Sarlorlux,  à Borg, petit bourg appartenant à Perl la sarroise, voisine de Schengen la luxembourgeoise et Sierck la lorraine.

 

Borg villa romaine 30mai10 083

Bain froid

 

Grâce aux efforts de la Fondation culturelle pour le district de Merzig-Wadern, soutenue par le Staatliches Konservatoramt et la commune de Perl en Sarre, la villa de nos rêves a enfin pris forme !


Certes, cette belle demeure que nous devons au professeur Johan Scheider qui, il y a plus de 100 ans, en découvrit les traces, ne sera jamais à la portée de nos bourses. Elle restera reléguée au domaine de nos fantasmes les plus insensés... 

 

 

Borg villa romaine 30mai10 110

 

 

La villa romaine de Borg, datée du 2e ou 3e siècle après Jésus-Christ, reconstruite autant que possible sur les fondations des murs romains pour en restituer l’architecture de génie, s’adapte parfaitement à nos besoins modernes.


Nous avons tout particulièrement aimé les bains, la taverne où on mange et boit romain et la cuisine…


 

Borg villa romaine 042

 

Bref, si cette sublime villa romaine ne sera jamais à notre portée pour l’éternité… elle pourra l’être l’espace d’un jour, en location, pour y accueillir jusqu’à 120 convives.


Y retourner un jour moins pluvieux fera partie de nos objectifs d’excursion estivale. En attendant, nous vous en offrons une mini visite virtuelle...

Repost 0
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 00:00

Sinon, pour ma part, la voie romaine allant de Rome à Trèves passe à l'Ouest de la Moselle Cf Carte Cassini dont extrait en PJ. C'est indiqué dessus.

vr1Voie romaine, rive gauche de la Moselle

Pour ton info, je ne sais pas si tu connais le superbe site romain à 45 minute de Hestroff.

Il se situe après Mondorf à Dahleim. C'est l'ancienne ville romaine de Ricciacus qui était située sur cette voie romaine justement.


http://www.ricciacus.lu/

http://www.dalheim-online.net/images/Albums/Archeo/

  Jérôme Jacob

 


Nous nous sommes rendu sur le premier lien ricciacus.lu où vous pourrez découvrir qu’à 45 minutes de Hestroff, comme le souligne Jérôme, à Dalheim, rive gauche de la Moselle, près de Mondorf et Filsdorf au grand-duché du Luxembourg, des fouilles archéologiques commencées après 1976 ont mis à jour des tombes en 1982, un théâtre romain en 1985, un temple de 1986 et 1998 et un théâtre de 1999 à 2003. Rien que cela mérite le déplacement.

Un communiqué de presse daté d'octobre 2008 rapporta qu'une nouvelle découverte aurait apporté la preuve définitive pour l'identification de l'agglomération romaine de romaine de Dalheim avec la Ricciaco...

 

Charles Marie Ternes pour la « Société des antiquités nationales, Luxembourg, rappelle que « l’identification entre le Ricciaco … et Dalheim est loin d’être certaine », qu’entre Trèves et Metz il n’est pas exclu que trois voies aient pu exister, pour conclure que Trèves est une ville. Par Dalheim et Metz, elle communique avec la Provence, mère des arts, avec l'Italie du Nord et "l'au-delà" d'où vient la lumière. Dans ces vastes devenirs, notre pays n'est qu'une plage minuscule battue par les effets du temps; on aura essayé de montrer vu la tendance très luxembourgeoise à de feintes modesties  que cela n'exclut pas la participation à la vie de l'époque (et un peu au-delà) ni même, à droite et à gauche, quelque trait un peu original. C'est très romain!.

 

 

Si, au 20e siècle, les incertitudes relatives à Ricciacum et Caranusca subsistent, en attendant la suite des fouilles archéologiques sur le site des thermes de Dalheim qui seraient loin d’être terminées, notre grande découverte de la journée reste Charles-Marie Ternes, professeur au Lycée Schumann de Luxembourg, dont la littérature est disponible tant au Musée national d’histoire et d’art qu’à la bibliothèque publique de Luxembourg.

 

http://www.mnha.public.lu/boutique/librairie/archeologie/index.html

http://www.bnl.public.lu/fr/publications/catalogues-exposition/index.html



A lire aussi : Le processus d'élaboration des frontières linguistiques.

Le cas des zones de contacts romano-germaniques par Wolfgang Haubrichts
Les agglomérations secondaires de la Lorraine romaine par Jean-Luc Massy,Chantal Bertaux.
 

L'organisation du territoire entre Meuse et Rhin par Emilie Freyssinet.


Repost 0
14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:38

Bornes, vieille carrière et vieux château du Hohwald


Citer 1. les routes importantes que l’on soupçonne avoir fait embranchement sur les voies romaines ; 2. les routes moins anciennes, qui paraissent avoir été abandonnées depuis longtemps. Il est probable 1. que la route de la rive gauche correspondait avec des chemins venant des bords de la Meuse et de la Chiers ; 2. que la route de la rive droite avait des embranchements se dirigeant vers la Sarre et la Nied et vers les camps stationnaires qui ont pu exister sur ces points ; 3. que ces deux routes avaient des communications entre elles. Il s’agit de trouver des preuves de ces probabilités, soit par le raisonnement, soit par des traces de chemins.


Suivre surtout les deux routes romaines avec détail ; dire où elles existent bien conservées, où elles n’existent plus, les causes de leur destruction, etc.

 

Vérifier la situation de Caranusca et de Ricciacum, lieux intermédiaires entre Metz et Trèves, tous deux peuvent appartenir à l’arrondissement de Thionville.

 

Histoire de Thionville par G .F. Teissier, 1828

 

Caranusca et Ricciacum ont fait couler beaucoup d'encre. Encore aujourd'hui, nous restons dans l'incertitude totale.



1828, P. de Golbéry pour le Bulletin des sciences historiques, antiquités, philologie, volume 9 par Champollion-Figeac


Celle de Metz à Trèves par Caranusca et Ricciacum au dessus des hauteurs qui longent la rive droite dans le voisinage du Hackenberg.

La voie de Metz au Palatinat, par l’Hérapel, une autre parallèle à celle-ci pour gagner les bords du Rhin ; contre l’opinion établie par Cluvier, M. Audenelle fixe la position de Caranusca dans le voisinage du Hakenberg ; M. Teissier, cependant, nous dit, dans son histoire de Thionville, qu’il n’a pu encore déterminer la position de Caranusca, et l’hésitation d’un homme aussi savant, aussi capable de décider, ne peut être balancée ni confirmée par une simple conjecture. Au surplus, M. Audenelle la propose avec modestie ; en attendant mieux, il me semble avoir apporté d’excellentes raisons de point rechercher Caranusca à Sarrebourg, à 4 lieues de Trèves. Quant à Ricciacum, M. Teissier en a indiqué la situation non loin du village de Ritzing, qui a été bâti plus au couchant, et il a pris soin d’avertir que Ricciacum n’était pas au même endroit, ce que néanmoins M. Audenelle dit d’un manière précise.  Celui-ci s’occupe du beau monument d’Igel, placé dans le village de ce nom, à l’endroit où il présume que la voie traversait la Moselle pour rejoindre celle de Sirmium à Trèves. Ce monument est un obélisque de 64 pieds, couronné d’un globe, sur lequel un aigle déploie ses aîles. Les savants ont beaucoup disputé sur un reste d’inscription, sur l’origine du monument, etc. etc. Nous rappellerons ici l’idée assez plaisante d’un étymologiste, qui a expédié la difficulté sans en être gêné le moins du monde. D’abord, il fait naître Caligula dans ce lieu, il le baptise Cajus César, et fait jaillir son nom de celui de Caius et de celui d’Igel. Cela est commode, il n’y a que trois ou quatre consonnes et autant de voyelles à changer ; mais, et il y a longtemps, qu’on a dit spirituellement que les étymologistes ne s’occupaient pas des voyelles et fort peu des consonnes. J’en veux un peu à M. Audenelle de ne s’être pas déclaré contre cette belle découverte.  ...

 

 

1845-1846, page XXIV, Mémoires de l’Académie Royale de Metz

Introduction du secrétaire de l'académie

Ces éléments recueillis et conservés par vos soins attesteront de votre sollicitude pour l’histoire de l’art et celle de notre contrée. Une partie importante de notre mission est de préparer l’œuvre de nos successeurs ; de fixer, de déterminer la nature des matériaux historiques ; d’éclairer, par l’investigation laborieuse, par l’induction plausible, exacte s’il se peut, les points encore obscurs sur lesquels se portent les regards curieux de l’homme d’étude. Ainsi a fait M. Gérard, un de vos membres correspondants. Des deux grandes stations militairesexistant, autrefois, sur la route qui conduisait les légions romaines de Metz à Trèves, par la rive droite de la Moselle, les emplacements mêmes étaient effacés, perdus. L’un d’eux, celui de Ricciacum, paraît avoir été déterminé vers 1821, par feu notre collègue, M. Teissier ; mais l’emplacement du second poste militaire, l’emplacement de l’antique Caranusca était demeuré incertain malgré les savantes recherches auxquelles il avait donné lieu depuis deux siècles. Monsieur Gérard semble avoir résolu le problème. Il pense que Caranusca existait sur le côteau voisin du hameau d’Elzing, qui s’étend vers la Canner, là où elle reçoit un ruisseau descendant des hauteurs voisines du Hackenberg. Les preuves que donne M. Gérard à l’appui de cette opinion ; les ruines, les pierres de petit appareil, les armes, les médailles, les tuiles romaines trouvées récemment sur ce côteau ; enfin le rapprochement de quelques distances militaires avec celes données par la table théodosienne, paraissent autant de preuves sinon concluantes, au moins fort admissibles. Aussi avez-vous accueilli avec toute la distinction qu’elles méritent, les Recherches sur l’emplacement de Caranusca, en décidant qu’elles trouveraient place dans vos mémoires de cette année.  ...


Recherches sur l’emplacement de Caranusca et notice sur les antiquités découvertes à Elzing par M. Gérard

 

Deux voies militaires, dont on peut encore suivre le tracé sur la plus grande partie de leur cours, reliaient autrefois les puissantes cités de Metz et de Trèves. L’une suivait la rive gauche de la Moselle, l’autre la rive opposée. Cette dernière, qui n’est pas indiquée dans l’itinéraire d’Antonin, mais qui figure dans la table théodosienne conservée par Conrad Peutinger, franchissait, en quittant Metz, la hauteur de Saint-Julien, suivait, à peu près, la direction de la route actuelle, par Antilly, Chailly, Elzing, Kirschnaumen et Ritzing. Elle quittait la canton de Launstroff pour longer à droite la forêt de Munzingen, traversait celle de Michelsbuch, atteignait à Merzkirch le point le plus élevé du pays, puis se divisait en deux bras avant d’arriver à Trèves.

Caranusca et Ricciacum, stations importantes dont la position a, depuis près de deux siècles, singulièrement exercé l’esprit des savants, existaient sur cette route. La table de Peutinger, seul document qui puisse servir de guide pour déterminer la situation véritable de ces deux localités, indique ainsi qu’il suit les distances qui existaient entre Metz et Trèves et les stations intermédiaires :

 

D’Agusta Trevirorum à Ricciacum …………          X

De Ricciacum à Caranusca ……………………     X

De Caranusca à Divodurum Médiomatricorum     XIII

 

Total …………………………………………           XXXIII

 

La table de Peutinger évaluant les distances en lieues gauloises de 1 154 toises, ces trente-trois lieues font un peu plus de 15 lieues et demie de 2400 toises : indication inexacte, puisque Metz est, en réalité, à dix-neuf lieues de Trèves environ ; mais cette inexactitude ne doit point surprendre dans un document qui date du quatrième siècle, et qui se ressent de la confusion que les fréquentes invasions des barbares avaient déjà jetée dans l’empire.

Il n’était pas facile, dès lors, de déterminer d’une manière précise au moyen de la seule table théodosienne, la véritable position de Caranusca et de Ricciacum ; car l’erreur qui existe dans l’évaluation des distances entre les deux villes principales, rend nécessairement celles qui séparaient ces deux métropoles des stations intermédiaires. Aussi, les géographes, les archéologues et les historiens ont-ils émis à ce sujet les opinions les plus divergentes. Le célèbre Dancille, séduit sans doute par des analogies de noms, a transporté Ricciacum et Caranusca sur la rive gauche de la Moselle, et a cru les reconnaître dans Remisch (Remich) et Garsch (Garche). Cluverius, transformant Caranusca en Saranusca, et intervertissant l’ordre des stations, veut que ce soit Sarrebourg, à quatre lieues de Trèves. Les frères Wiltheim, Hontheim, les bénédictions (Histoire de Metz) désignent le Hackenberg, montagne isolée que la route dont il s’agit laisse à sa gauche en allant de Metz à Trèves. La position de Caranusca était donc encore inconnue, et flottait autour de la montagne qui vient d’être nommée, dans un rayon de deux lieues au nord et à l’est.


Quant à Ricciacum, Cluverius, les frères Wiltheim, Hontheim et les bénédictins sont d’accord pour y voir le village de Ritzing. Danville, au contraire, veut que ce soit Remich, sur la rive gauche, et Hetzrodt, s’appuyant sur dom Calmet, prétend reconnaître la position de Merzkirch.


Tous les doutes à cet égard se sont évanouis depuis les importantes découvertes archéologiques qui ont eu lieu à différentes époques sur le territoire de Ritzing ; et M. Teissier, dans une savante dissertation insérée dans les mémoires de l’Académie de Metz, - année 1821-1822 – prouve que ce village a succédé à Ricciacum, dont la position demeure ainsi fixée.


La table de Peutinger faisait connaître que cette Mansio était située sur la route de la rive droite de la Moselle, et indiquait approximativement sa distance de Trèves. Si ces indications, prises isolément, étaient insuffisantes, complétées par les recherches et les découvertes dont nous venons de parler, elles forment un faisceau qui ne peut laisser aucun doute sur le point obscur de géographie et d’histoire qu’il s’agissait d’éclaircir.


On voit donc que, malgré les inexactitudes dont elle abonde, la table théodosienne est un document précieux auquel il est impossible de ne pas accorder une grande autorité dans de certaines limites, et qu’il ne s’agit que de rectifier ce que ses indications peuvent avoir d’erroné par les preuves matérielles éparses sur le sol, pour obtenir les résultats les plus importants et les moins contestables. Nous allons donc essayer de nous étayer de ces indications pour retrouver la position, jusqu’à présent inconnue, de Caranusca.

 

...

----------------------------
NB : Cette hypothèse a été résumée pour La Vallée de la Canner par Patrick Meyer

Mémoires de l'Académie nationale de Metz, Volume 51‎ - Page 633

Académie nationale de Metz - 1870

 

Au lieu de placer Caranusca sur le Hackenberg, l'historien de Thionville, M. le sous-préfet Teissier, voulait qu'on en cherchât la position dans un rayon de ...


Les Cahiers lorrains 1923, page 30


Les C. L. ont donné toute une série de notices : 1) M. L. Kommer, La voie romaine de Metz à Trèves, 1923, p. 141-144 ; 2) M. F. Guir, Caranusca, décembre 1923 ; etc…  Page 47, La station RIcciacum n’était pas à Ritzing, mais entre ce village et celui de Launstroff, sur une piste que l’on distingue à travers la forêt de Kalenhoven. Par Ct Lalance…

 

 

Les Cahiers lorrains, 1926, Volumes 5-6

Au lieu de placer Caranusca sur le Hackenberg … l’érudit sous-préfet ne la donnait que sous une forme dubitative ou conditionnelle, parce que les renseignements qu’il avait reçus des maires des communes étaient incomplets, … page 634

 


1941, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Classe des Lettres et, 1941, Pages 132, 133, 139


Où situer, d’une part, Caranusca et Ricciaco ? Anciennes formes revêtues par son nom : Carnisse en 1137, Garnische et Charnische en 1145, Garneche et Garnache en 1303 ; ces graphies assurent la transition du Garsch…. Même les graphies anciennes de notre Mertert permettent de le rattacher à un diminutif de mercatus, mercatittum ; cette interprétation s’accorde à merveille avec la situation et ce que nous savons du passé lointain de la localité…

Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France, Volume 5

Dans l’arrondissement de Thionville, Ricciacum et Caranusca, sont les deux stations romaines que la table théodosienne, conservée par Conrad Peutinger, indique entre Metz et Trèves, sur la rive droite de la Moselle. Il y a sur leur position différents systèmes plus ou moins spécieux. M. Tessier, sous-préfet de Thionville, les passe en revue, un des moins admissibles selon lui est celui de Danville, qui transporte ces deux stations sur la rive gauche et les place à Garsch et à Remisch, séduit sans doute par l’analogie des noms modernes avec les noms anciens. Dom Calmet, par une erreur plus palpable encore, continue M. Teissier, ou plutôt par inadvertance, a confondu cette route avec celle de Metz à Strasbourg, en plaçant Caranusca à Chocourt, près de Delme, et Ricciacum à Risch, à trois lieues de Dieuze. L’opinion la plus plausible, selon votre confrère, est celle qui retrouve Ricciacum près du hameau actuel de Ritzing, annexe de Landstroff, à douze kilomètres de Sierck. Il en a recueilli sur place et déduit les preuves dans une note imprimée en 1822, et il vous fait espérer que bientôt aussi il parviendra à découvrir la situation de Caranusca, station de la carte de Peutinger non indiquée dans l’itinéraire d’Antonin, qu’il croit avoir été un lieu fortifié servant d’étape et n’ayant qu’un établissement militaire, sans habitations. Page XCVIII

Géographie de la Gaule d'après la table de Peutinger, Par Ernest Desjardins, 1869

Caranuscaaunia » ou « Gannia » de l’Anon. Ravenn. (IV, 26) est rapproché de Caranusca par Forbiger (III, p. 240, note 77). – Saarbourg, selon Cluvier, qui propose de lire Saranusca (Germ. Ant. II, p. 64). D’Anville propose Garsch (Notice de la Gaule, p. 199) ; ce serait Canach, selon Walckenaer (III, p. 89) ; à l’O. de Sierck, selon Ukert (II, 2e part. P. 512) ; Busendorf, selon Hetzrodt, cité par Forbiger (loc. cit.) ; ruines près de Filsdorf, selon Lapie (p. 226) ; Budling, selon la Commission de la Carte des Gaules.

(II, A, 1) Caranusca. X.1. (22k) de Ricciaco 

 


Etc, etc....! Le mot clef "Caranusca" donne plus de 46 500 items. Dans tout ce qui est littérature ancienne ou contemporaine, "Caranusca" nous donne 629 ouvrages à consulter. Avis aux amateurs !


Pour clôturer le débat, r-v sur une page consacrée à Metz par l'Encyclopédie libre. La semaine prochaine sera consacrée aux bildstocks de Diding et Hestroff, étudiés par Solange CARPENTIER, nouvelle citoyenne de Hestroff.

Repost 0
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 00:44

Les abbayes cisterciennes de Villers Bettnach et de Freistroff


Nous ignorons quel écho ont reçu les questions posées par le sous-préfet de Thionville  le 1er mai 1820... Peu de maires de la région s'en sont préoccupés. La municipalité de Hestroff ne s'est pas manifestée, or elle aurait apporté beaucoup d'eau au moulin de notre sous-préfet, historien et homme érudit.


Croix Rouge

Notre Hohwald, si vous avez vu les photos et lu les commentaires de Jérôme Jacob pour hestroff online, aurait été susceptible de jouer les trouble-fête dans un débat qui a fait couler beaucoup d'encre au 19e.


Rechercher les buttes de terres rapportées qui ont servi de tombeaux (tumuli) ; il en existe dans les cantons de Sierck, de Metzervisse et de Bouzonville. … Dire si l’on a trouvé dans ceux qui ont été ouverts, des ossements, des charbons, des haches, des débris d’armes ou d’outils, etc…


Jérôme, si nous avons bon souvenir, avait évoqué la présence de tumuli à proximité du Vieux Château mais cette "curiosité" semble avoir disparu de son site web. Néanmoins une photo d'un objet trouvé à même le sol, d'une longueur de 15 cm, dont la forme laisse penser à une pointe de lance, y est encore consultable.


Si vous décidez de vous promener en forêt sur les hauteurs d'Aboncourt (commune d'Ebersviller), vous découvrirez certainement une topographie qui interpellera votre regard, au lieu dit "le Vieux Château". Effectivement, en se rendant sur place, on se rend compte de la formation de plusieurs longs talus, exprimant la présence de très anciens fossés. Sans vouloir émettre de fausses hypothèses, ces fossés étaient peut-être les fondations de douves ou de murs.

      

Citer les routes moins importantes que l’on soupçonne avoir fait embranchement sur les voies romaines,  les routes moins anciennes qui paraissent avoir été abandonnées depuis longtemps. …


Indiquer les lieux où passent ces divers chemins ou routes ;

 

Vérifier la situation de Caranusca et de Ricciacum, lieux intermédiaires entre Metz et Trèves, cités dans la table théodosienne et non dans l’itinéraire d’Antonin …

 

Vérifier s’il existe encore dans l’arrondissement des bornes militaires antiques, ou s’il en a été trouvé autrefois ; donner leur situation et la distance de ces bornes entr’elles, si l’on en trouve plusieurs la même route.


A proximité de la Croix Rouge, les promeneurs pourront rencontrer plusieurs alignements de bornes numérotées, dans les directions de Saint-Bernard et d'Ebersviller. On en retrouve aussi près du "Vieux Château"

 

Vérifier si les pierres sont les mêmes que celles des carrières actuellement en exploitation, ou si elles sont d'une nature étrangère à la province.

C’est en mesurant l’intervalle des bornes militaires, épargnées par le temps, que l’on a connu la longueur du mille romain. On l’évalue à 756 toises (1473 mètres 471).


Selon les photos prises par Jérôme Jacob, ces bornes semblent être en granit, pierre qui n'est pas de chez nous... Jérôme évoque aussi une ancienne carrière qui est très proche du lieu dit "le Vieux Château". De nombreuses maisons des villages voisins construites avant le XIXme siècle ont certainement utilisé les pierres de cette carrière.

 


 

Repost 0
12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:13

Hestroff sur une voie romaine...


Dans l’optique de la règle cistercienne, les sites choisis ne devaient pas être trop proches du siècle et de ses tracas. C'était peut-être le cas pour Villers Bettnach, site sauvage mais non dépourvu d’attraits économiques.

CIMG0070Abbaye de Villers-Bettnach, porte Coislin

Qu'en est-il de Freistroff ?

 

freistroff_vue-de-Remelfang-an-2000.jpg

Vue sur Freistroff  de Remelfang. Abbaye à main droite en bordure de la Nied

 

Dans les deux cas la présence de l'eau est incontestable. La Canner pour Villers Bettnach et la Nied pour Freistroff.

 
 La situation d’une abbaye détermine à court terme toutes ses possessions foncières et son développement agricole et économique. La Lorraine du XIIe siècle n’était pas vide et comme ailleurs, les Cisterciens arrivèrent dans un monde agraire déjà mis en valeur et où on ne les attendait pas. Dans quelle mesure la Lorraine faisait-elle partie de ce modèle ?


Une étude démontre que le choix des sites cisterciens en Lorraine se faisait au travers de différents vecteurs :

  • l’éloignement des « villes » et des agglomérations, c’est-à-dire de Metz,Verdun, Toul, Nancy, Bar-le-Duc et Neufchâteau : trois cités épiscopales, deux cités ducales et une cité comtale.
  • l’éloignement des châteaux qui étaient nombreux dans cette Lorraine féodale divisée entre le duché, le comté de Bar et de plus petits comtés.
  • l’éloignement des autres lieux conventuels, Cisterciens hors de Lorraine, Bénédictins et Prémontrés.
    l’éloignement des antiques lieux d’habitation, également nombreux dans une région peuplée depuis le Néolithique.
  • la situation par rapport aux voies de communications, voies romaines ou voies plus récentes, voies fluviales.
  • la situation par rapport aux gisements de matières premières, telles que le minerai de fer, les salines ou les grands massifs forestiers.
  • la situation par rapport aux frontières et aux marches de la région.


Les deux abbayes, Villers-Bettnach et Freistroff, se situeraient sur une voie romaine... la via Treverensis ?


Deux voies romaines principales, d’intérêt européen, traversaient la région : la route de Reims à Strasbourg et la route de Lyon à Trèves qui se rencontraient à Metz, carrefour commercial de toute la Lorraine, la Via Germania dont le tronçon Metz-Trèves.


Repost 0

Présentation

  • : Hestroff, village de la Moselle francique
  • Hestroff, village de la Moselle francique
  • : Hestroff avant, pendant, après, de 1680 à 1789, 1939-45, 2009, 2010, 2011. Ses habitants, son histoire, sa généalogie, son actualité. Histoire et généalogie pays de Nied, Metz, Moselle
  • Contact

Recherche