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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 00:00

La Foire de mai de Metz, dite Maïmess au Val de Nied, en serait à sa 467e édition... Elle a pris place au parc des expositions de Metz-Grigy jusqu'au 29 mai 2011. Toutefois, selon le souhait de la mairie, quelques exposants se sont  installés au centre ville sur la nouvelle place de la République.

 

Metz 11mai 2011 162

Metz, La Rèp' 11 mai 2011

 

Cette foire a fait rêver nos parents, nos grands-parents et tous nos ancêtres. Aujourd'hui, ils resteraient quand même surpris par les manèges à sensations fortes, certains carrousels ou encore le train fantôme. Nos ancêtres n'y venaient point pour ses gourmandises telles sucettes, barba-papa, pommes d’amour, guimauves et autres cacahuètes grillées pour les gourmands... Il y venaient pour y voir un opticien, des marchands d'étoffes, de mode, de coton, de mercerie, de draperie, de couvertures, de flanelle, de toiles, de friperie. Et tel que nous le rapporte la Société d'histoire de Woippy, il y avait aussi la quincaillerie, les outillages en fer, le fer, le cuivre et les batteries de cuisine, la ferblanterie, la bimbeloterie, la chapellerie, les cannes et les parapluies, les paniers d'osier, la faïence et la poterie, la librairie, les confiseurs et les cabaretiers tous regroupés au même endroit.

 

 

Metz 11mai 2011 212

Metz, La Rèp' 11 mai 2011

 

Bien entendu, l'histoire de la Foire de Mai nous intéresse. Robert de Hesseln dans son dictionnaire universel ne l'évoqua pas au cours de la seconde partie du 18e.

 

Quant à la Société d'histoire de Woippy, qu'il faut chaudement féliciter, elle a mis en ligne une formidable Histoire de la Foire de mai à Metz 1ère partie : 1770 - 1833 - à lire attentivement - dans laquelle vous apprendrez que cette foire a maintes fois aussi déménagé par le passé.

 

 

Metz 11mai 2011 209

Metz 11mai 2011 192

Metz, La Rèp' 11 mai 2011

 

 

Nos recherches se poursuivront pour vous en rapporter davantage.


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http://legraoullydechaine.fr/2011/a-la-une/foire-de-mai-a-metz-pour-les-petits-et-les-grands/

http://foiredenancy.forumpro.fr/t274-foire-de-mai-2011-a-metz

http://www.shw-woippy.net/pdf/cg14_foiredemai.pdf

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:00

Avec emprunts aux listes de Metz ancien et de la gallia christiana, ci-dessous la liste des abbesses connues :

 

 

614, Sainte Valdrade 1442, Isabelle du Puy
650, Friedeburge 1442, Adelaïde de Blamont
768, Euphémie 1443, Catherine de Preny
782, Ida 1481, Hermenson de Haussonville
960-977, Hedwige 1516, Jeanne de Haussonville
993, Hermentrude 1545, Anne d'Haussonville
1103, Agnès 1588, Jeanne de Marcossy
1151, Judith 1621, Françoise de Haraucourt
1183, Beatrix 1675, Thérèse de Haraucourt
1201, Clémence 1676, Françoise-Thérèse de Haraucourt
1235, Isabelle 1700, Marguerite du Hamle
..., Agnès Burnequin 1719, Françoise Poussart de Fors du Vigean
1287, Isabelle de Jeandelaincourt 1760, Charlotte-Eugénie de Choiseul Stein
1298, Odilie de Larsey  
..., Henriette de Nomeny  
1309, Hedwige  
..., Jeannette Grognat  
1326, Béatrix de Créhange  
1332, Lorette de Morhange  
1361, Beatrix de Faulquemont  
1393, Isabelle  
1405, Jeanne de Vandières  
1416, Marguerite de Cherisey ou de Félin  

 

 

Hugo Dalstein a été administrateur des biens de ces Dames sur Hestroff sous le règne de Françoise de Haraucourt... à qui succéda  Françoise-Thérèse d'Haraucourt +1700, contemporaine de Louis Dalstein, petit-fils de Hugo.

 


 


 



 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:46

Françoise de Haraucourt, abbesse de l'abbaye Saint-Pierre, 1621, et Marie, abbesse de Sainte-Marie à Metz étaient soeurs et filles d'Elisée, marquis de Faulquemont.

 

Parmi les membres les plus connus de la maison de Haraucourt citons Louis de Haraucourt, évêque de Verdun en 1430 puis transféré au siège de Toul en 1437; Guillaume de Haraucourt, son neveu, évêque de Verdun en 1436; Elisée de Haraucourt, mort en 1629, gouverneur de Nancy.

 

Oranne 14jan2010 Chapelle 026 Haraucourt Metz

Du dictionnaire de la Noblesse par François-Alexandre Aubert de la Chesnaye des Bois, on peut lire qu'Elisée de Haraucourt, marquis de Faulquemont, seigneur d'Acraignes, Dalheim (Dalem), Lorquin, et en partie de Haraucourt, dit Le Marquis d'Haraucourt, conseiller d'Etat, grand-bailli & gouverneur de Nancy, mort en 1629, avait épousé Christine de Marcossey, fille de Gaspard, baron de Turquestain & de Dommartin, seigneur d'Essey, grand-écuyer de Lorraine, bailli de Clermont, & de Claude, Baronne de Haussonville.

De ce mariage vinrent :

  1. Henri
  2. Catherine, en 1607, X  Henri de Beauvau, Baron de Manonville, Seigneur de Fléville, Conseiller d'Etat du Duc Henri, premier Gentilhomme de sa Chambre & Grand-Ecuyer de Lorraine, XX Jacques le Berche, Seigneur de Fresnes
  3. Elisabeth, mariée à François de Florainville, conseiller d'Etat, grand-fauconnier de Lorraine et gouverneur de Marsal
  4. Françoise, abbesse de Saint-Pierre à Metz
  5. Marie, abbesse de Sainte-Marie à Metz
  6. Bonne, chanoinesse de Remiremont

 

Françoise de Haraucourt, dont nous n'avons pas encore trouvé la date de naissance, devait être bien jeune en 1621 quand elle prit la succession de Jeanne de Marcossey abbesse de Saint-Pierre depuis 1588 et qui n'était autre que sa tante maternelle.

 

D'autres filles Haraucourt prendront la succession de Françoise, notamment Françoise-Thèrèse, ci-desssous.

 


Un seul garçon pour 5 filles... Henri, qui hérita de tous les titres que portaient son père Elisée, conseiller d'Etat, grand-maître de l'Artillerie de Lorraine & commandant 6000 hommes de pied & 1000 chevaux au service de l'Empereur, fut tué d'un coup de canon en 1632. Il avait épousé Anne de Joyeuse, fille d'Antoine, Comte de Grandpré et de Henriette de la Vielville, de laquelle il eut Charles, tué à l'âge de 18 ans en l'an 1635, entre Remiremont et Epinal; un autre Charles; Catherine, mariée à son cousin germain, Henri de Beauvau, baron de Manonville, seigneur de Fléville, dit le Marquis de Beauvau, gouverneur du duc Charles V et d'Emmanuel, Electeur de Bavière; N... religieuse de la Visitation à Metz.

 

Charles n° 2 épousa en premières noces Anne-Marguerite de Bassompierre, nièce de François de Bassompierre, abbesse d'Epinal, fille de Georges Affrican, marquis de Removille, grand-écuyer de Lorraine et grand-bailli des Vosges. Il n'eut pas d'enfants de son second mariage. Mais du premier lit il eut Charles-Elisée-Joseph, Françoise-Thérèse, aussi abbesse de Saint-Pierre de Metz, morte le 17 novembre 1700, et Bonne-Marguerite, chanoinesse de Remiremont qui fut mariée au comte de Bissy, lieutenant-général des Armées de France, gouverneur des Ville & Château d'Auxonne, frère du Cardinal de Bissy. Elle mourut en couches au château de Savigny en 1681, ayant eu pour fils unique le marquis de Bissy, qui succéda à tous les biens du marquis d'Haraucourt, son oncle.

 



1  de HARAUCOURT Françoise    > ../../1608         ../../1675
       Abbesse de Saint-Pierre à Metz  1621-1675           

2  de HARAUCOURT Elisée            ../../1629
       Marquis de Faulquemont, seigneur d'Acraignes, Dalem, Lorquin            Nancy, 54
3  MARCOSSEY Christine           

4  de HARAUCOURT Nicolas            ../../1574
       Seigneur de Haraucourt, Removille et Dalem           
5  de HARENGES Suzanne           
                  
6  MARCOSSEY Gaspard           
       Baron de Turquestain & de Dommartin, Seigneur d'Essey, Grand-Ecuyer de Lorraine           
7  de HAUSSONVILLE Claude           

8  de HARAUCOURT Jacques III           
       Seigneur d'Acraignes, Dalem et en partie d'Haraucourt; Grand bailli d'Allemagne           
9  de PAPENHOFF ; de PAHPENHOFFE Philippe Philiberte        02/02/1724    
                  
10  de HARENGES Jean           
         Seigneur de Merauvaux, Grand-mère de l'Artillerie de Lorraine, Bailli de Metz           
11  de GOURNAY Anne           
                    
14  d'HAUSSONVILLE Jean            28/08/1545
         Bailli de Metz en 1545           

16  de HARAUCOURT Jacques Ii            ca ../../1525
         Seigneur dudit lieu, Acraignes, Teintru, Grand Bailli d'Allemagne           
17  de DALEM Oriane           
                    
18  de PAPENHOFF ; de PAHPENHOFFE Nicolas           
         Seigneur de Thelot           
19  de MAILLI de VAUX Marguerite           
                    
28  d'HAUSSONVILLE Affrican

 

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A lire ou à relire notre article consacré à François de Bassompierre, fervent admirateur de Henri de Guise...

A lire ou relire la page d'histoire de Dalem

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 12:44

Les dames de Metz définitivement éloignées de saint Benoît

 

L'abbaye possédait à la fin du 17e : Cens en argent, 1690 francs messins. Cens en nature, 808 quartes de blé, 392 d'avoine, 78 hottes de vin, 4 maisons à Metz, louées 400 francs les quatre; le domaine seigneurial de Norroy, près de Pont-à-Mousson, admodié 5000"; des maisons et métairies au Pontiffroy, à Magny, Sillegny, Augny, Borny, Lesse et Pierrevillers, le choeur et la nef des églises de Vaudières et Bazoncourt, et la nef de douze autres églises, avec les droits qui y étaient attachés. En somme, 18 granges et maisons, et 17 églises, dont l'entretien était fort onéreux. Le droit de l'abbaye sur les dîmes, menues et grosses, variait de la moitié aux trois quarts (Pouillé du diocèse).

 

La maison abbatiale comprenait de vastes dépendances, parmi lesquelles deux pressoirs, l'un, dit de Chèvremont, et l'autre, dit d'Apremont, qui était dans les bâtiments encore restés debout, rue des Piques.

 

Les dames de Saint-Pierre disposaient, en tout ou en partie, des cures de beaucoup de paroisses : telles que Arrancy, Pierrevillers, Pierrepont, Talange, Hestroff, etc.


 

Outre être bien nées et être d'une bonne santé et composition de corps, sans vice et difformité, nées en légitime mariage de père et mère catholique,combien étaient ces dames ?

 

En 1327 les dames de Saint-Pierre, dans une procuration donnée pour un appel en cour de Rome contre l'évêque de Metz, figurent au nombre de vingt et une. En 1361, elles sont dix-huit; en 1442, elles ne sont plus que sept; en 1516, elles sont neuf; en 1545 douze; en 1620 sept; en 1693 cinq, et le nombre en est fixé à douze pour être bientôt abaissé à neuf.

 

En 1172 les dames de Saint-Marie n'étaient qu'au nombre de cinq; en 1528 elles étaient dix; en 1635 elles restent au nombre de cinq; en 1668 elles sont onze; en 1696 leur nombre est fixé à huit; en 1739 elles ont encore atteint ce chiffre; mais en 1761, à la mort de Madame de Druy, elles n'étaient plus que trois.

 

Dans un arrêt qui parut le 17 janvier 1668, il est dit que "l'abbesse de Saint-Pierre recevra dans six mois des dames religieuses au nombre de neuf, y compris qui sont présentement dans la dite abbaye...". Elles étaient à ce moment-là au nombre de cinq seulement. Il y avait, de plus, deux demoiselles sur le point d'être reçues dames. Les dames de Saint-Marie étaient au nombre de dix.

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 00:00

Charlotte-Eugénie de Choiseul-Stainville, dernière abbesse de Saint-Pierre

 

Nous avons vu que le principe religieux avait été absorbé par le nobiliaire. Nos chanoinesses n'étaient-elles pas choisies parmi les filles de sujets du roi, ayant six degrés de noblesse militaire ou d'épée du côté paternel, et état de noblesse seulement du côté de leur mère ?

 

La charte de l'empereur Othon n'avait-elle pas défini Saint-Pierre "le grand monastère... où les religieuses ... vivent selon l'institut de saint Benoît ..." ?

 

En 1531, Claude d'Haraucourt, religieuse du monastère de Sainte-Marie aux Moniales de Metz, ordre de saint Benoît, n'avait-elle pas promis stabilité et conversion de moeurs et obéissance devant Dieu et ses saints ... de demeurer en chasteté et sans propriété selon la règle de saint Benoît ?

 

En 1688, le règlement fait par Mme d'Haraucourt pour l'abbaye de Saint-Pierre laisse subsister les trois voeux de "pauvreté, chasteté, obédience", mais il n'est plus question de l'ordre de saint Benoît.

 

Par la suite les dames de Saint-Pierre et de Sainte-Marie diront qu'elles ne sont qu'une agrégation de dames, filles de ducs, comtes, barons et gentilshommes, qui étaient élevées en tout honneur, qui y demeuraient tant qu'elles voulaient, et en sortaient soit pour se marier, soit pour se faire religieuses; que ce n'est à proprement parler que des séminaires de vertu au profit des familles de noblesse qui ont beaucoup d'enfants.

 

Rien n'était plus simple que le procédé en usage pour quitter l'abbaye. Il suffisait de remercier l'abbesse et les dames, en renonçant à sa prébende, et l'on était libre de rentrer dans le monde.

 

Ainsi, firent en 1564, Henriette des Armoises qui épousa François de Nettancourt; en 1615, Madame de la Caube qui épousa le baron de Soffres; en 1706, Antoinette d'Eltz, dame de Sainte-Marie; Marie-Françoise d'Apremont, en 1693, fit mieux, elle partit sans prendre congé de personne.

 

Si le mémoire des dames contre l'évêque de Metz en 1739 dit qu'il n'est pas fait de voeux mais de simples promesses de pauvreté, chasteté, obéissance, promesses faites à huis clos et sans cérémonie; que ces promesses n'engagent que pour le temps qu'on réside dans l'abbaye... Françoise d'Haraucourt avait bien prononcé ses voeux devant Jacques Foës, doyen de la cathédrale en 1621.

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:00

Le 16 mars 1760, le roi nomme Mme Charlotte-Eugénie de Choiseul-Stainville, chanoinesse de Remiremont, au titre d'abbesse de Saint-Pierre. Cette dame était alors âgée de trente-six ans et appartenait à une illustre famille. La veille de la Toussaint, elle fut installée et reçut le couvre-chef des mains de Madame de Koppenstein, dame ancienne, en présence de Monseigneur Antoine de Choiseul-Beaupré, évêque et comte de Châlons, prélat officiant, de Monseigneur Charles de Choiseul-Stainville, archevêque d'Alby, abbé commendataire de Saint-Arnould, grand prévôt de Remiremont, et de MM. le comte d'Hunolstein et le marquis de Trestondan, témoins chevaliers.

 

Metz 28mai2011 345Cathédrale Ste Etienne de Metz

 

 

Puis eut lieu la cérémonie religieuse à laquelle assistaient une foule de personnes de distinction. On y voyait M. d'Hunolstein, premier chevalier, précéder Mme de Choiseul et porter sa crosse abbatiale, tandis que le second chevalier, M. de Trestondan, marchait immédiatement derrière elle.

 

"Il y eut ensuite un dîner de quarante couverts, des plus brillants... la fête dura tout le jour et, le soir, elle fut décorée d'illuminations et d'un beau feu d'artifice, dans lequel on lisait les voeux que nous faisions pour Mme de Choiseul, notre illustre abbesse".

 

Le 12 mai 1760 le roi accorda à l'abbesse de Saint-Pierre l'autorisation de solliciter en cour de Rome l'extinction du titre de celle de Sainte-Marie et la réunion des biens en dépendant à celle de Saint-Pierre, par un brevet signé Louis et contre-signé le maréchal duc de Belle-Isle :

Sa Majesté ayant toujours accordé à la haute noblesse de son royaume sa protection particulière et voulant lui en donner de nouvelles marques en lui conservant les secours qui lui sont destinés.... elle aurait jugé que la réunion de ces deux abbayes formerait un établissement plus solide en faveur des filles de qualité, qui ne sont appelées qu'à la vie commune et non à l'état parfait de religieuses.

 

Le principe religieux était décidément absorbé par l'institution nobiliaire.


 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 00:00

Les Dames de Saint-Pierre et Sainte-Marie de Metz délogées

 

Le fait saillant de la vie des deux monastères de Saint-Pierre et de Sainte-Marie, celui qui donne à leur histoire tout son cachet, consiste dans la prétention manifestée par les religieuses de s'ériger en chanoinesses, de se soustraire à l'autorité de l'ordinaire, c'est-à-dire de l'évêque de metz, et de ne relever que du saint-siège sous le rapport spirituel; prétentions qui, combattues avec énergie, mais soutenues avec une infatigable ténacité, donnèrent lieu à de singulières péripéties.

 

En 1667, un arrêt du parlement commença à porter atteinte à l'indépendance des dames. Il leur ordonnait, comme à toutes les maisons religieuses de la ville, de mettre  "entre les mains de l'ordinaire la déclaration de leurs revenus, charges et réparations"

 

Un an plus tard, c'était à un bien plus grand péril encore qu'elles voyaient exposé leur plus cher privilège. M. d'Aubusson de la Feuillade, évêque de Metz, résolut de vaindre la résistance que les monastères de femmes opposaient à son autorité et se mit en mesure d'employer contre eux tous les moyens que pouvait lui présenter la légalité. Mais les portes restant closes, de la Feuillade ne put faire sa visite à Sainte-Marie que le 29 décembre 1669 et à Saint-Pierre le 6 janvier 1670. On lui refusa néanmoins la représentation des statuts et des règlements, l'abbesse Françoise d'Haraucourt étant soutenue par le nonce du Pape et le duc Charles de Lorraine.

 

Rappelons que les dames pouvaient sortir et recevoir comme elles l'entendaient avec permission de l'abbesse. Elles pouvaient découcher et recevoir des personnes de leur famille à coucher dans leurs maisons. Il leur était permis d'aller au bal, à la comédie, au spectacle. Seulement au bal, elles s'abstenaient de danser, par bienséance. Elles s'étaient néanmoins éloignées de l'austère règle de saint Benoît; ce que voulait combattre énergiquement les évêques de Metz.

 

C'est le cardinal de Bissy qui sentit le mal. Il ordonna que maison soit fermée à huit heures, il supprima les visites d'hommes sans permission, défendit les bals, la comédie, la location des maisons et interdit aux dames de découcher et de recevoir à coucher chez elles des hommes même de leur famille.  Bien entendu, ces dames protestèrent mais durent s'y soumettre.

 

En 1727, le roi, qui, par son extrême tolérance, s'était créé des devoirs particuliers vis-à-vis des deux abbayes, sous le rapport du maintien du bon ordre, jugea à propos de faire visiter les deux abbayes par le doyen de la cathédrale. En 1739, Monseigneur de Saint-Simon, obtient un arrêt du conseil d'Etat qui ordonnait "que dans un délai de deux mois les dames de Sainte-marie et Saint-Pierre auront justifié des actes en vertu desquels elles se prétendent exemptes de la juridication de l'ordinaire, faute de quoi l'évêque exercera toute juridiction spirituelle sur les deux abbayes".

 

En 1743, l'abbesse de Saint-Pierre s'intitulait, en un acte authenthique, "abbesse du chapitre royal de Saint-Pierre-aux-Dames, chanoinesses de Metz, en son hôtel abbatial, sis rue des Moulins, paroisse Saint-Victor". La guerre des deux abbayes et de l'évêché était terminée. Les dames, abritées par la protection royale continuèrent à vivre sans bruit.

 

Leurs possessions furent modifiées en 1754 par l'ouverture de la rue des Jardins - du cimetière de Saint-Gorgon jusqu'au pont Saint-Georges - mais elles furent indemnisées du terrain qui leur fut enlevé.

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:49

Saint Pierre aux Dames de Metz

 

Les mémoires de l'Académie Impériale de Metz, 1862-1863, dans sa notice d'anciennes abbayes, rapportent comment est née l'abbaye Saint-Louis suite à la nomination de Madame de Choiseul comme abbesse de Saint-Pierre aux Dames, forte personnalité comme toutes les abbesses l'ayant précédée.

 

Le grand changement politique produit en 1552, devait avoir pour un bon nombre des établissements religieux de la ville des conséquences fâcheuses. Les travaux du siège et l'extension des fortifications en avaient déjà jeté beaucoup par terre; la construction de la citadelle, décidées dès 1556, mais exécutée seulement à partir de 1561, devait amener la destruction de quelques autres; les abbayes de Saint-Pierre et de Sainte-Marie furent du nombre.

 

Un document du 11 avril 1561 indique que "pareillement convient desloger pour la citadelle l'abbaye de Saint-Pierre qui est une religion de femmes qui pourra être commodement logée au Saint-Anthoine, avec quelques maisons voisines qui dépendent de Saint-Anthoine du Pont, où logeait par cy devant les frères baudes qui furent chassés par jugement donné contre eux, et pourra le commandeur être accomodé en une aultre maison que l'on achètera pour recevoir ses grains et revenus, parce que le dit commandeur n'y entretient aucun religieux, ains seulement un locatif pour recevoir son dit revenu...".


Parallèlement : "faut aussi desloger l'abbaye de Sainte-Marie du même ordre, et les abbesses sont soeurs, l'une ayant regrès sur l'autre, qui est Saint-Pierre sur Sainte-Marie, et sont de la maisson d'Haussonville, laquelle abbaye pourra estre logée au petit Saint-Jean qui est des Rhodien ou bien à Saint-Simon, etc..."

 

Le gouverneur de l'époque et le président de Metz se mirent à l'oeuvre avec la résolution de donner à l'abbaye de Saint-Pierre "tout ce qui dépend de la commanderie de Saint-Antoine, même la maison qui est au derrière répondant sur la rue Chèvremont avec la grande maison du sieur de la Grandfaux, située sur la rivière de Moselle, joignant la dite maison de la commanderie avec la maison qui a appartenu à défunt sieur Gaspard de Heu, seigneur de Buy, joignant de l'autre côté à la dite commanderie."

 

Pour reloger l'abbaye de Sainte-Marie, de prendre "les églises et maisons de la commanderie du petit Saint-Jean, places au bout de la place de Chambre, avec la maison où pend pour enseigne Notre-Dame, appartenant à l'abbé d'Orval, joignant par derrière à la dite commanderie et située à la Pierre-Hardie, et deux petites maisons... situées en la place de Chambre, du côté de la Moselle."

 

D'après cette résolution, les religieux de Saint-Jean devaient avoir la Maison de Bourgogne, située derrière l'église Sainte-Ségolène, ayant son entrée sur la rue des Carmes. On procéda aux journées amiables nécessaires pour accommoder tant bien que mal les nombreuses volontés intéressées à la réalisation de ce projet.

 

Bien entendu, les protestations abondèrent. Celle de Mme Anne de Haussonville, produite le 4 septembre 1562, ne fut ni la moins digne ni la moins ferme.

 

Le 19 janvier 1563, Mme Blanche de Haussonville comparut à son tour, mais elle ne manifesta pas de résistance comme le fait sa soeur. Celle-ci n'avait pas du reste épuisé les formes de ses protestations. Le 25 janvier 1564, avant de quitter le monastère, elle les renouvela avec plus de vigueur que jamais, en réclamant toujours, au nom de "son souverain" le duc de Lorraine dont "les droits étaient violés". Le 16 février suivant, les dames de Sainte-Marie furent installées dans leur nouvelle demeure, et Blanche de Haussonville, en déposant entre les mains du gouverneur une protestation contre le changement de lieux qui lui était imposé, ne fit de réserves qu'au sujet de la fidèle exécution des promesses qui lui avaient été faites.

 

Même après le relogement, excitée par la Cour de Lorraine, Anne de Haussonville renouvela encore ses protestations avant d'en arriver à un arrangement à l'amiable.

 

Les dispositions provisoires adoptées par l'autorité française prirent un caractère définitif et le roi, ayant obtenu un accord général parmi les parties intéressées, donna, en mars 1569, des lettres patentes par lesquelles il donnait confirmation à l'abbaye Saint-Pierre de tous ses droits, privilèges et immunités, et lui assurait la possession perpétuelle des maisons et de la chapelle de la Commanderie de Saint-Antoine.

 

De part et d'autre, on se mit à l'oeuvre pour aménager les nouvelles maisons de manière à les rendre d'une habitation commode, conformément aux habitudes des deux abbayes, et elles ne tardèrent pas à voir changer leur aspect.

 

L'église de Saint-Pierre fut l'objet d'une construction nouvelle. Elle était terminée le 8 juin 1579, et ce jour-là, recevait une consécration solennelle. Outre les autels consacrés aux saints Pierre et Paul, Antoine, Valdrée, Pancrace et Aubin, deux autres autels, l'un sous l'invocation de sainte Agnès, l'autre de saint Jean-Baptiste. L'autel dédié à sainte Agnès, patronne des pucelles,  le fut en l'honneur du prieuré de la Vignotte qui appartenait à l'abbaye de Freistroff...

 

 

Source :  Mémoires de l'Académie nationale de Metz

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 23:45

Metz 14dec2010 158

Le 3 février dernier, nous avons appris par voie de presse écrite et journal télévisé France3-Lorraine que la fausse manoeuvre d'un chauffeur-livreur avait créé la consternation à Metz.

 

La statue de Louis IX s'était écrasée de tout son poids sur le pavé.

 

Heureusement, il ne s'agissait pas de l'original bien à l'abri aux Musées de la Cour d'Or.

 

Nous avons pu lire aussi dans le Républicain lorrain que cette statue avait été dégagée en 1980 de la maison à laquelle elle était autrefois adossée pour la rendre plus visible.

 

En attendant qu'une reproduction soit commandée et financée par l'assureur du malheureux chauffeur,  voici Saint-Louis tel que nous l'avions pérennisé lors d'un R-V au petit matin en décembre dernier avant d'aller prendre notre petit-dèj,  juste en face, puis faire un petit tour au marché de Noël.

 

 

Saint-Louis le 14 décembre 2010 à 8h55

Metz 14dec2010 157Metz 14dec2010 159Metz 14dec2010 161

Metz 14dec2010 162Metz 14dec2010 167

 

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http://www.hestroff.com/article-la-place-saint-louis-de-metz-53902051.html

http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/4560596/Saint-Louis-en-mille-morceaux.html

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=000216893_CAPP_MetzLastatuedeSaintLouisdcapite_020220111155_F3


 


 


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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:00

 

Montmorency-Louis.jpgLouis-Joseph de Montmorency-Laval, né en 1724, à Bayers, diocèse d'Angoulême, sacré évêque d'Orléans en 1754 et de Condom en 1757, fut nommé évêque de Metz en 1760. Il fut reçu conseiller d'honneur au parlement de cette ville, avec toute la solennité accoutumée, le 16 août 1762.


La suppression de cette cour souveraine en 1771, lui donna l'occasion de témoigner à la ville de Metz tout l'intérêt qu'elle lui inspirait et il contribua puissamment au rétablissement du  parlement en 1775. (Voir le premier volume, page 485, etc.) Nous laisserons ce prélat donner lui-même la mesure des sentiments de dévouement et d'affection qu'il portait à la cité messine, en transcrivant une lettre qu'il écrivait de Paris à Messieurs les magistrats municipaux de la ville de Metz le 6 mars 1775.


"J'ay toujours regardé, messieurs, comme un devoir de mon état et de ma place d'employer avec autant de zèle que d'activité le peu de crédit que je peux avoir pour procurer à la ville de Metz, à ses habitants et à ceux de la province tous les avantages qu'ils peuvent désirer; le rétablissement du parlement étoit un objet trop essentiel pour eux, pour que je ne fisse pas les démarches les plus vives et les plus suivies pour l'obtenir; je ne vous porterai point de paroles positives de M. le garde-des-sceaux; il ne s'expliquera sans doute d'une manière claire et précise, que lorsque la chose sera absolument faite, mais je crois pouvoir vous dire que vous devez avoir les plus grandes espérances que le parlement sera rétabli avant Pâques et vous devez être assurés que, puisque je me détermine à partir mercredi prochain pour retourner à Metz, il faut que je sois bien certain que toutes démarches et sollicitations ultérieures sont devenues inutiles. D'ailleurs je laisse à Paris M. le maréchal de Broglie et M. de Calonne, qui ont l'un et l'autre autant de zèle que moi pour les intérêts de votre ville et vous pouvez vous reposer sur leurs soins. J'aurois fort désiré, messieurs, pouvoir vous porter quelque chose de plus positif, mais je vous le répète, vous devez être fort tranquilles; vous avez été écoutés, vos raisons ont été examinées et elles sont trop bonnes pour que vous ne deviez pas compter infiniment sur la bonté du roi et sur la justice et les lumières de ses ministres; j'espère d'ailleurs que peu de temps après mon arrivée à Metz, nous recevrons des nouvelles qui dissiperont le peu d'incertitude qui doit vous rester sur le rétablissement de notre parlement; j'aurois un grand plaisir à vous en annoncer la nouvelle.".

"J'ay l'honneur d'être avec un parfait attachement messieurs, votre très-humble et très-obéissant serviteur."

Signé : L. Jos. ev. de Metz


La mesure de réparation si impatiemment attendue par la vie de Metz et si vivement sollicitée par Monseigneur de Montmorency-Laval, ne fut accomplie que plusieurs mois plus tard, le 26 septembre 1775.


L'évêque de Montmorency-Laval fut en 1792, chassé de la ville de Metz où deux siècles et demi auparavant un membre de sa famille, le connétable Anne de Montmorency, faisait son entrée à la tête des troupes françaises, le 10 avril 1552. Il mourut sur la terre étrangère en 1808.


Armes : D'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent et cantonnée de seize alérions d'azur.

 


 



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