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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:00

L'église Saint-Gorgon dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par l'Office de Tourisme a été détruite avant 1788.  Le parvis de St Gorgon s'ouvrait sur la place du Palais aujourd'hui place d'Armes.

 

Tourisme-office-Metz.JPG La paroisse de Saint Gorgon était celle de Bossuet, des Bretagne, celle aussi des Chasot qui ne devaient pas tarder à s'unir. Le panégyrique de Saint Gorgon, prononcé par Bossuet un 9 septembre dans l'église paroissiale dédiée à ce saint, le fut en l'année 1649. Bossuet, 22 ans, prêchait pour la première fois. Pour nous, Saint-Gorgon c'était la paroisse où en 1639 Brigitte Milly, veuve Hugo Dalstein, épousat en secondes noces Sébastien Noirjean.

 

Saint Gorgon, dont les reliques furent ramenées de Rome en 766 par Chrodegang, était particulièrement à l'honneur dans le diocèse de Metz. Ces reliques furent ramenées pour illustrer l'abbaye de Gorze qu'il avait fondée peu avant près de Metz.

 

Le maréchal de Belle-Isle avait déjà commencé en 1754 de réaliser ses immenses projets d'embellissement pour la ville. Il avait fait dresser un plan d'alignement qui devait agrandir la place d'Armes et élargir les rues adjacentes. En vain le chapitre s'opposa-t-il de toutes ses forces à l'exécution de ce dessein. Il lui fallut céder.

 

On vit donc disparaître coup sur coup, pendant les années 1754, 1755 et 1756, avec le mur du cimetière Saint-Gorgon (rue Fournirue) le cloître et ses dépendances, les églises, les chapelles environnantes, les greniers du chapitre, etc. Les démolitions marchèrent si rapidement qu'en 1760, au moment où fut nommé le nouvel évêque de Montmorency-Laval, tout était terminé, au grand désespoir des rares archéologues de ce temps-là.

 

 

 

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Bossuet, orateur: études critiques sur les sermons de la jeunesse de Bossuet ... 1867, Par Eugène Gandar

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 19:55

En 1639, lors du remariage de Brigitte Milly avec Sébastien Noirjean à St Gorgon à Metz, il était dit que feu Hugo Dalstein son époux était administrateur de la révérende Dame Abbesse de Saint Pierre aux Dames de Metz.

 

Tout le monde connaît Saint-Pierre aux Nonnains, devenu au 7e église d'une abbaye de bénédictines et en 1556 entrepôt militaire lors de la construction de la citadelle par les Français. Qu'est devenue l'abbaye à laquelle appartenait cette église ? Si avant 1639 Hugo D'Alsten ou Dalstein était administrateur des biens de la Dame Abbesse, l'abbaye existait encore...Alfred Louis, dans son recueil de notes historiques, n'a-t-il pas écrit que «de 977 au 12e siècle, Hestroff était en possession de l’Abbaye Saint Pierre de Metz» en rajoutant que cette abbaye garda la dîme jusqu'à la Révolution. 

 

 

D'ailleurs, au cours de nos recherches sur l'église St Gorgon où s'est marié Brigitte Milly, sa veuve, et la paroisse St Victor, nous retrouvons trace de l' "Abbesse du chapitre royal de Saint-Pierre-aux-Dames, chanoinesses de Metz, en son hôtel abbatial, sis rue des Moulins, paroisse Saint-Victor". Situer l'église saint Victor; dont nous ignorons encore la date de destruction, fut assez laborieux, son ancienne paroisse ayant connu de grands bouleversements sous Belle-Isle dans la seconde moitié du 18e.

 


Moulins-allee-Metz.jpg

 

 

Ainsi, de nos jours, il existe encore l'allée des Moulins, entre le bras mort de la Moselle délimitant l'île du Petit Saulcy et parallèle au quai Félix Marchal... Nous sommes proches de la place de Chambre qui fut bordée par l'ancienne église Saint-Victor et l'abbaye Saint-Louis... fusion des abbayes Sainte-Marie et Saint-Pierre en 1762, rapportée par Mathias Robert de Hesseln - voir notre article y consacré. 

 

Saint-Victor, Saint-Gorgon, Saint-Pierre aux Dames, Sainte-Marie, Saint-Louis mériteraient bien, comme le disait E. Bouteiller, de ne pas tomber dans l'implacable oubli que le maréchal de Belle-Isle, gouverneur des Trois-Evêchés, a plongé en décidant d'établir une place royale à Metz en vue de concurrencer Nancy.

 

 

N.B. : Outre Hestroff, les dames de Saint-Pierre disposaient, en tout ou en partie, des cures de beaucoup de paroisses telles que Arrancy, Pierrevillers, Pierrepont, Talange, Servigny-lès-Raville, Bazoncourt, ban Saint-Pierre, Lessy, la Neuveville, Madière, Norroy, Vandières. En tout temps, elles nommaient, pendant six mois sur douze, aux cures de Pournoy-la-Grasse, Rozérieulles, Lognes et Bayonville. Le curé, dans ce cas, était intitulé premier chapelain, il percevait un tiers et l'abbesse les deux tiers des droits curiaux.

 

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  1. A lire ou à relire Saint-Pierre aux Dames en possession de Hestroff
  2. Eglise Saint-Pierre aux Nonnains de Metz sur Wilipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre-aux-Nonnains_de_Metz
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 00:00

En 1771, Mathias Robert de Hesseln, dans son dictionnaire universel, cite les paroisses de la ville de Metz soit Sainte Ségolène, S. Eukaire, S. Marcel, Sainte Croix, S. Jean-S. Vic, dans la citadelle ; S. Simplice, S. Maximin, S. Victor, paroisse royale ; S. Livier, S. Etienne, S. Simon, à la ville neuve ; S. Gengoulf ; S. Martin, S. Gorgon &  S. George.


Metz 25jan2011 201 chambre

L'église Saint-Victor aurait été située entre place de Chambre, rue du Faisan et rue de la Paix

 

 

La cure royale de S. Victor donnée alternativement au concours &  par le chapitre de la cathédrale nous interpelle naturellement car c'est dans cette paroisse qu'en 1640 s'est marié un certain Jean Nadé, originaire de Hayes, probable ancêtre des anciennes familles de Hestroff.

 

Nade-Jean-Chare-17jul2012--DSC05804.jpg

 

 

D'autres mariages regardant Hestroff y furent également célébrés. Notamment un certain Jacob Hacspil x Jacquart, cousin des Hackspill de Hestroff, originaire de la Haute Souabe.

 

 

Metz 25jan2011 235Rue Saint-Louis, 25 janvier 2011. Cette rue fut percée en 1797 sur le terrain de l'ancienne abbaye Saint-Louis formée en 1762 par la fusion des abbayes de Saint-Pierre et de Sainte-Marie qui faisait face à Saint-Victor

 

 

L'église Saint-Victor n'existe plus. Où était cette église et quand a-t-elle été démolie ?


La rue aux Grus ou aux Sons passait derrière la paroisse saint-Victor, entre cette église et l'ancien évêché, et allait du bas de la rue aux Ours à la rue St-Etienne. Ce qui en reste forme la rue au Blé actuel  (J.-F. Blondel et son oeuvre par Auguste Prost), c'est-à-dire de la rue de la Pierre Hardie au Marché Couvert.

 

Ble-Faison-St-Victor.jpg

En 1762, Monseigneur de Saint-Simon accepta les propositions de l'architecte Blondel, chargé du réaménagement du quartier de la cathédrale St-Etienne, pour détruire l'ancienne et vétuste église St-Victor et son cimetière, mais on travaillait encore aux plans en 1771 avant de les soumettre au roi.

 

 

 

Metz 25jan2011 240

Rue du Faisan faisant angle avec la rue de la Paix

 

 

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  1. A lire ou à relire notre article consacré à la rue du Palais
  2. A voir ou revoir le plan réalisé par  Michèle Granveaux du Sablon pour une promenade temporelle autour de la place St Jacques
  3. Saint Victor 1er ou 2e aurait été le 5e ou le 6e évêque de Metz
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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 10:47

  Metz 25jan2011 194

Côté place de Chambre, il y avait le marché aux poissons et ses viviers et des caves louées à des particuliers. Contiguë au grand marché couvert, une aile du Palais Français abritait la direction de la poste aux lettres

 


La place de Chambre, devenue place gourmande, était très animée et accueillait de nombreux marchés avant la création du marché couvert. C'était là que se trouvait le siège des diligences évoqué en  1771 par Mathias Robert de Hesseln, d'où la présence de nombreux hôtels d'époque sur cette place.

 

Metz 25jan2011 198

 

"Il y a une gondole qui part tous les mercredis & dimanches de Metz pour Paris &  de Paris pour Metz. Elle fait la route en six jours &  contient 8, 12 &  14 places, à raison de 36 livres chacune. Le panier contient aussi six places à raison de 20 livres. Un sac de nuit de poids de dix livres ou environ est passé franc ; le surplus de l’équipage se paie à raison de trois sols par livre de Metz à Paris &  à proportion de la distance pour les autres villes & lieux de la route.

On trouve souvent au bureau de Metz ou de Paris des voitures extraordinaires pour faire la même route.

Il y a aussi une messagerie, autrement appelée diligence ou guimbarde, qui ne met que six jours pour la route. Elle part tous les dimanches à quatre heures du matin de Metz et de Paris.

On peut aussi prendre des bidets qui suivent la messagerie, pour 33 livres : quant aux places de la messagerie, elles coûtent 20 livres &  3 sols de port.

Metz 25jan2011 225 chambre

 

Il y a d’autres carrosses à Metz pour Thionville & Sarrelouis, Sedan & Longwy.
Il y a aussi à Paris, rue Mêlée, un carrosse qui part tous les dimanches pour Metz & les autres villes des trois évêchés.

Pour la correspondance de Metz à Francfort, il y a un chariot de poste ou diligence, qui part de Metz tous les samedis à dix heures du matin pour arriver le quatrième jour à Francfort. Il contient huit places de 25 livres chacune, le paquet de nuit peut être de 50 livres pesant ou environ ; le surplus de l’équipage se paie 15 livres part cent pesant. Ce chariot va & vient sans s’arrêter que pour changer de relais &  couche seulement la première nuit à S. Avold ; il revient les vendredis à dix heures du matin."


Metz 25jan2011 234 marché cathédrale

Metz 25jan2011 220 cathédrale

 

Sur le site officiel de la ville de Metz, on peut lire que sous la terrasse de la place Saint-Etienne - construite dans les années 1760 -, qui surplombe la place de Chambre, il y avait des entrepôts contenant le fourrage destiné aux chevaux des diligences.

 

Metz 25jan2011 219 cathédraleAvant la place Saint-Etienne, dont la terrasse surplombe de six mètres la place de Chambre, il y aurait des escaliers qui servaient de gradins quand ladite place tenait lieu de scène...

 

  Metz 25jan2011 214 la cloche

 

Chambre-Metz-Photos.jpg

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:27

Metz 25jan2011 233 marché couvert

Le marché couvert place de Chambre, 25 janvier 2011

 

Aux pieds de la cathédrale Saint Etienne s'ouvre le marché couvert de Metz, objet d'étonnement tant l'architecture de ce bâtiment est imposante. Il n'est pas évoqué dans le dictionnaire universel de Mathias Robert de Hesseln édité en 1771. Cette magnifique bâtisse devait à l'origine abriter le parlement et le palais épiscopal. Sa construction fut abandonnée lors de la Révolution. Le premier étage ayant déjà été réalisé, on lui mit un toit et on l'affecta à l'usage du peuple. Mais de quand date notre marché couvert tel qu'on peut le découvrir de nos jours ?

 

Dans le 9e tome de l'Austrasie, revue de Metz et de Lorraine, 1861, on peut lire ceci :

 

"Ce monument, livré au public le premier août 1831, remplaça les marchés qui se tenaient sur les places de l'hôtel de ville, de Chambre et de Saint-Etienne, et n'a pas cessé depuis son origine, d'être occupé par les marchands de volaille, d'oeufs, de beurre, de fruits et d'autres comestibles analogues.

 

Le grand marché couvert, tel qu'il existe, est sans contredit le plus bel édifice de ce genre en France. Il est très fâcheux toutefois qu'on n'ait point construit dans la partie supérieure, avant la pose de la charpente qui est si élégante, des salles dont le besoin se fait de plus en plus sentir.

 

Metz 25jan2011 178 marché couvert

 

Ce marché remarquable se compose de deux ailes parallèles, ayant leur principale entrée sur la place de la cathédrale : l'une longe toute la rue d'Estrées; l'autre borne la maison dite le Palais Français, coupe la rue au Blé, sur laquelle elle a une issue et va se terminer à la place de Chambre. Les deux ailes sont réunies par un corps de bâtiment qui les coupe à angle droit, et fait face à cette place à laquelle on descend par deux escaliers pratiqués dans les angles.

 

Metz 25jan2011 177 marché couvert

Metz 25jan2011 221 cathédrale marché

Metz 25jan2011 222 marché couvert

 

Au dessous du niveau de la cour, du côté de la place de Chambre, est le marché aux poissons; on y arrive par le sol de cette place et par les escaliers très larges de communication des autres ailes. C'est un portique de neuf arcades fermées par des grilles, ayant une superficie de 280 mètres carrés. Des robinets fournissent de l'eau à volonté, tandis qu'un canal recouvert d'un grillage en fer, sert à l'écoulement des eaux employées. Sous les galeries, il existe de vastes caves louées à des particuliers.

 

La direction de la poste aux lettres est établie, depuis plusieurs années, dans l'aile de la maison spacieuse du Palais Français, qui est contiguë au grand marché couvert.


Metz 25jan2011 187 marché couvertMetz 25jan2011 179 marché couvert

Metz 25jan2011 191 marché couvert

Metz 25jan2011 189 marché couvert

Metz 25jan2011 184 marché couvert

Metz 25jan2011 185 marché couvert

 

 

Source : l'Austrasie, revue de Metz et de Lorraine, 9e volume, 1861

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 00:00

L'Opéra théâtre de Metz est le plus ancien théâtre de France en activité, il a été inauguré en 1752. Un décret de Napoléon en 1807 avait garanti à la ville la survivance d'une troupe permanente.

 Metz 25jan2011 203 théâtre

La place de la Comédie vue du Pont des Roches, 25 janvier 2011

 

L’hôtel des spectacles, bâti en 1750, est dans la même position & à côté du premier : il est remarquable tant au-dedans qu’au dehors. Le front de cet édifice est orné de portiques de l’ordre toscan. Il communique à deux pavillons faits en demi cercle, qui embellissent beaucoup cette partie de la ville. Le pavillon de la droite contient au rez-de-chaussée le magasin à sel & la douane, vulgairement appelée le poids de la ville. Le pavillon de la gauche contient au premier étage quatre logements complets de colonels : les cuisines, remises & décharges sont au rez-de-chaussée. Le second étage est aussi destiné pour loger des officiers.

 

Extrait du Dictionnaire universel de la France de Robert de Hessel, <1771

 

Metz 25jan2011 199 chambre théâtreVers l'île du petit Saulcy en quittant la place de Chambre, 25 janvier 2011

 

L'hôtel des spectacles coûta à la ville des sommes énormes, qu'augmentèrent encore l'ignorance et l'improbité d'un sieur Virlois, architecte de Paris, substitué à Oger, de la manière la plus malencontreuse et la plus injuste, par l'intendant, M. de Creil. Il fallut refaire tout ce que cet homme avait fait et payer les ouvriers dont il avait touché et dissipé le salaire.

 

Le spectacle fut d'abord très suivi, mais peu à peu ce beau zèle diminua, et le premier directeur ayant fait faillite, ou à peu près, on dut mettre le théâtre en régie et placer à sa tête le syndic royal ou procureur du roi de l'hôtel commun. Dans la suite, la ville fatiguée d'une adminidtration onéreuse s'en déchargea de nouveau sur un directeur auquel elle fournit une subvention. On ne lira pas sans curiosité le budget des dépenses et des recettes du théâtre en 1754.

 

 

Annales de Metz, p. 131, 174, 203-221 - Chabert Notice, p. 116-134

 

Metz 25jan2011 208 préfectureTemple Neuf, Pont Marcel, aile gauche de l'Opéra-théâtre, 25 janvier 2011

 

Metz 25jan2011 205 Resto les RochesFace à la place de la Comédie, sur l'île du petit Saulcy, le restaurant des Roches, 25 janvier 2011

 

Metz 25jan2011 206 RochesRue des Roches, 25 janvier 2011

 

Metz-Comedie-Chambre-Marche-couvert.jpgPlan de Metz du quartier Cathédrale vers l'île du petit Saulcy en passant par le marché couvert et la place de Chambre


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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:00

Prenez votre temps avec ce très beau reportage sur Metz réalisé par la RTBF, radio télévision belge francophone, sans oublier les jardins de Laquenexy et le château de Malbrouck

 

Metz-Video-RTBF.jpg

 

http://www.rtbf.be/video/v_en-voyage?id=489131&category=viepratique

  Lien transmis par Rémy hestroffois d'origine, messin d'adoption

 

Pompidou Alexandre Alexandre de Bruxelles - juillet 2010


Pompidou-Xavier.jpgXavier de Bruxelles - juillet 2010

 

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En attendant de retrouver Metz sur France3 en fin d'année, dans des Racines et des Ailes, re-découvrez la RTBF et ses régions proches de chez nous sur http://www.rtbf.be/maregion/

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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 00:00

Le parlement de Metz a été établi sous Louis XIII, par édit du mois de janvier 1633, pour servir par semestre : chaque semestre est composé d’une grand’chambre &  des enquêtes-tournelle.

La grand’chambre est composée de quatre présidens & de 21 conseillers.
La chambre des enquête-tournelle est composée de trois présidens &  de dix-neuf conseillers.

Il y a, outre ces juges, un certain nombre de conseillers d’honneur nés : savoir, les évêques des trois évêchés, les abbés de S. Arnould & de Gorse, le gouverneur & le commandant du gouvernement général des villes pays & évêchés de Metz & Verdun ; un conseiller d’honneur, qui est le maître-échevin de cette ville ; quatre conseillers-chevaliers d’honneur & sept conseillers honoraires. Viennent ensuite les gens du roi, servant à toutes les chambres du parlement ; les substituts du procureur général ; les substituts honoraires ; les greffiers en chef ; les greffiers des présentations, actes d’affirmations & défauts du parlement ; les trésoriers payeurs des gages du parlement ; les secrétaires-interprètes du parlement ; le maître-clerc de la chambre du conseil ; le maître-clerc de la chambre du conseil de l’audience des semestres de février & d’août &  le contrôleur des greffes ; les commis-greffiers ; le greffier garde-fac du dépôt du parlement ; le greffier garde-fac du dépôt des instances ; le receveur des consignations ; le commissaire aux saisies-réelles ; le contrôleur du commissaire aux saisies-réelles ; le receveur des amendes & droits réservés ; le concierge garde-meuble & l’aumônier des prisons.

Les juges qui ont servi à la grand’chambre le semestre de février & d’août, passent l’année suivante aux enquêtes &  ceux des enquêtes à la grand’chambre.

La rentrée du parlement se fait annuellement le premier février & le premier août, auxquels jours les juges de chaque semestre assistent à la messe solemnelle qui se dit à la cathédrale &  de retour au palais, le premier président reçoit les sermens des avocats & procureurs.

Les gens du roi tiennent leurs audiences au parquet &  jugent les conflits d’entre les chambres du parlement, les incompétences & c. Les avocats généraux prennent communication par les avocats &  le procureur-général par ses substituts, de toutes les affaires dans lesquelles ils doivent donner leurs conclusions.

Le roi a attribué à la cour de parlement la jurisdiction & connoissance en dernier ressort de toutes les matières civiles & criminelles, béneficiales, mixtes, réelles, personnelles, aides & finances &  autres sans exception, à l’instar du parlement de Paris &  autres cours & compagnies souveraines ; de même que celle des appellations des juges des villes &  de toutes les terres & seigneuries appartenantes, tant aux seigneurs ecclésiastiques que temporels, comprises dans l’étendue des provinces & évêchés de Metz, Toul, Verdun & ancien ressort, souverainetés & enclaves ; ensemble des paroisses communes & tenues en surséance, dépendantes des élections de Langres & Chaumont en Bassigny, excepté celles d’entre elles qui ressortissent au parlement de Paris &  en outre des villes de Mouzon, Château-Regnault, des terres & seigneuries qui en dépendent, avec pouvoir néanmoins aux maires, échevins & officiers de l’hôtel-de-ville de Metz, Toul & Verdun &  à ceux de Vic de juger en dernier ressort jusqu’à cent livres.

Les jurisdictions de l’enclos du palais à Metz sont, le parlement, la chambre des comptes, la cour des aides & monnoies, les requêtes du palais, la chancellerie, la chambre des trésoriers de France, la table de marbre & maîtrise des eaux & forêts, le bailliage, le siège présidial & la police.

Les audiences publiques du parlement se tiennent les lundis & jeudis à huit heures du matin.

Celles du parquet les lundis & jeudis à dix heures.

Les audiences à huis clos, les mardis & samedis à dix heures.

Celles des enquêtes, cour des aides & tournelle, les mercredis & vendredis à dix heures.
Les audiences de relevée de la cour, les mardis à deux heures ; & quand ces jours ne sont pas libres, elles se tiennent les vendredis à la même heure.

Le parlement, outre les dimanches & fêtes, n’entre  point non plus le 20 janvier,  les lundi, mardi-gras & mercredi des cendres &  depuis le mercredi-saint jusqu’au lendemain de la Quasimodo ; le surlendemain de la Pentecôte, le jour de l’octave du S. Sacrement, les premiers & 9 mai, les 24 & 29 juin, le 25 juillet, les 10 & 25 août, les 9 & 21 septembre.
La cour préfixe vers l’ouverture des vendanges un temps aux avocats & procureurs pour vaquer à leurs affaires, temps pendant lequel elle vaque elle-même, à l’exception des samedis. Elle vaque aussi le 28 octobre, les 11, 23 & 30 novembre ; les 6, 8 & 27 décembre.

Outre ces jours de vacation, le parlement ne tient point d’audience publique ni de relevée, les quinze premiers & les quinze derniers jours de chaque semestre.
Lorsqu’un des jours ci-dessus désignés ou de quelques fêtes tombe les lundis ou jeudis, les grandes audiences sont remises au lendemain mardi & vendredi, auxquels jours il ne se tient point d’audience de relevée.

Lorsqu’un des jours ci-dessus désignés ou de quelques fêtes tombe les lundis ou jeudis, les grandes audiences sont remises au lendemain mardi & vendredi, auxquels jours il ne se tient point d’audience de relevée.

Les jurisdictions subalternes, qui ressortissent au parlement de Metz, sont :

  • Les bailliages présidiaux de Metz, Toul, Verdun, Sedan & Sarrelouis.
  • Les bailliages royaux de Thionville, Longwy, Mouzon,  Mohon, ce dernier situé en Champagne.
  • Le bailliage seigneurial de l’évêché de Metz, à Vic.
  • Le bailliage de Carignan.
  • Les prévôtés royales de Château-Regnault, de Chauvancy, Damvillers, Montmédy & Marville.
  • Les prévôtés royales de Phalsbourg, Sarrebourg & Sierck.
  • Les maîtrise particulières des eaux & forêts de Metz, Vic, Sedan, Thionville, Château-Regnault, Phalsbourg, Hagenau & Enfisheim, de la province d’Alsace.

Les justices des seigneurs particuliers ressortissent en général aux bailliages & autres jurisdictions dans la dépendance desquelles elles sont situées.


On suit dans le ressort de ce parlement douze coutumes : celles de Metz, Toul, Verdun, Sedan, évêché de Metz, Paris, Vitry, Luxembourg, Lorraine, Vermandois, Saint-Mihiel &  la Petite-Pierre.

La chambre des requêtes, établie en 1694, est composée d’un président, de 11 conseillers, d’un greffier en chef, d’un payeur des gages & de trois huissiers. Les audiences se tiennent les lundis & jeudis à dix heures.

La chambre des comptes, établie en 1661 est composée de deux conseillers-correcteurs, de quatre conseillers- auditeurs &  d’un pareil nombre d’auditeurs honoraires. Le bureau s’ouvre les lundis, mardis, jeudis & samedis à dix heures.

Outre le corps des avocats au parlement, composé de 60 ou environ, il y a une chambre de consultations, établie dans la salle basse du palais, en conséquence d’une délibération de l’ordre du 22 avril 1761, homologuée par arrêt du parlement du premier juin suivant.
La salle que l’on a fait construire à cet effet sert en même temps de bibliothèque, ouverte une demi-heure avant les audiences des jurisdictions de l’enclos du palais &  les mercredis & samedis depuis deux heures de relevée jusqu’à cinq heures en été &  jusqu’à quatre en hiver.

Cette bibliothèque n’est point publique ; les officiers du parlement & du bailliage &  les avocats inscrits sur le tableau sont les seuls qui y soient admis : toutes personnes cependant peuvent, avec l’agrément du bâtonnier, en consulter les livres sans déplacer.
Le premier samedi non férié de chaque mois, il y a dans la salle de la bibliothèque des conférences publiques sur le droit canonique, civil & coutumier, dont l’affirmative & la négative sont traitées par deux jeunes avocats &  la matière résumée par un ancien. On y prononce aussi quatre discours relatifs à la profession d’avocat, dont deux les premiers samedis d’après les grandes vacances &  les deux autres les samedis d’après la quinzaine de Pâques.

Le corps des procureurs au parlement est d’environ trente.

Les huissiers au parlement sont au nombre de quinze.

La chancellerie, établie près le parlement, est composée de deux gardes des sceaux, un pour chaque semestre ; de quatre audienciers, d’un pareil nombre de contrôleurs ; de quatorze secrétaires du roi ; de deux payeurs des gages ; de deux sceleuis ; de quatre référendaires-rapporteurs, un pour chaque quartier de l’année ; de quatre receveurs des émolumens du sceau, un pour chaque quartier de l’année ; d’un commis de la chancellerie &  de dix huissiers en chancellerie.

Les procureurs au parlement sont propriétaires du greffe de la chancellerie &  les quatre anciens remplissent par quartier les fonctions de cet office.

La table de marbre, établie en 1679, est composée, pour les affaires à l’ordinaire, d’un grand-maître, d’un lieutenant-général, de quatre conseillers, d’un procureur du roi, d’un avocat du roi, d’un greffier en chef &  d’un receveur des amendes.

Pour les affaires au souverain, ce tribunal est composé du double en nombre de présidens & de conseillers au parlement, qu’il y a d’officiers de la table de marbre : d’un procureur-général, d’un avocat-général. Les autres officiers sont les mêmes que ceux de la table de marbre à l’ordinaire, à l’exception du dernier conseiller de ce tribunal qui ne siège pas au souverain.

Le lieutenant-général de la table de marbre à l’ordinaire, est au souverain le rapporteur né &  siège immédiatement après le dernier des conseillers du parlement.

Il y a quatre huissiers pour la table de marbre à l’ordinaire & au souverain.

Les audiences de la table de marbre à l’ordinaire se tiennent les mercredis &é samedis à neuf heures : elles se tiennent à deux heures de relevée à la chambre du parlement, à huit clos, pour les affaires au souverain.

La maîtrise particulière des eaux & forêts a été établie en 1661 : elle est composée d’un maître particulier, d’un lieutenant particulier, d’un procureur du roi, d’un garde-marteau, d’un greffier, de deux arpenteurs, d’un receveur des amendes &  d’un garde-général.
Il y a trois huissiers pour cette jurisdiction.

Les audiences se tiennent les lundis & les jeudis à dix heures.

Le bailliage & le siège présidial ne forment en quelque sorte qu’un même tribunal divisé en deux chambres ou sièges.

Le bailliage a été créé par édit du mois d’août 1634 & le présidial par édit du mois de février 1685.

Ce dernier siège est composé d’un premier président et de deux autres présidens : le dernier n’est que président honoraire. Les autres juges sont le lieutenant-général de police,le lieutenant-criminel, le lieutenant particulier, l’assesseur civil & criminel.

Les officiers communs aux deux sièges sont, dix-huit conseillers, avec un conseiller chevalier d’honneur ; deux avocats du roi ; un procureur du roi ; un substitut du procureur du roi, un greffier en chef, trois greffiers commis ; un commissaire aux saisies-réelles & receveur des consignations ; un payeur des gages ; dix soneillers du roi notaires ; seize procureurs ; huit huissiers ; six huissiers jurés & un concierge garde-meuble du bailliage & siège présidial.

Les audiences du bailliage se tiennent les mercredis & vendredis à huit heures ; celles du présidial les mardis à huit heures &  pour le criminel, les samedis à la même heure.
La ville de Metz, une grande partie des villages du pays Messin & la terre de Gorze sont régis par la coutume de Metz, rédigée en conséquence des lettres-patentes de Louis XIII de l’an 1611.

La chambre de police a été établie en 1699. Elle est composée d’un lieutenant-général de police &  de deux conseillers au bailliage, qui selon l’ordre du tableau ont droit de venir siéger à cette chambre ; d’un procureur du roi &  d’un greffier en chef. Il y a, outre ces juges, dix commissaires de police maîtres & trois huissiers.

Le dernier des commissaires est établi par commission du conseil.

Les audiences pour les grandes affaires se tiennent les jeudis &  pour les rapports les samedis à deux heures de relevée.

 

 

NB : Le Parlement de Metz était le 10e parlement de France. Il fut formé du pays des Trois Evêchés, Metz, Toul et Verdun qui faisaient anciennement partie du Royaume d'Austrasie, et qui furent conquis en 1552 par le Roi de France Henri II. C'est ce monarque qui projeta d'établir à Metz un parlement. Mais ce fut Louis XIII qui réalisa son dessein en 1633. Ce parlement qui avait été brièvement transféré à Toul de 1661 à 1663 fut supprimé de 1771 à 1775 et après novembre 1789.

 

 

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Biographie du Parlement de Metz


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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 00:05

Metz 130 Vitrail

  Vitrail du réfectoire des séminaristes au Grand séminaire, rue d'Asfeld, Metz

 

L’église cathédrale de la ville de Metz, dédiée à Saint Etienne, peut être regardée comme un des plus beaux édifices gothiques que nous avons en France. Sa nef est remarquable par sa grande élévation & par sa délicatesse : elle a été achevée en 1480 &  tout l’édifice fut achevé tel qu’on le voit aujourd’hui, en 1519, par les soins des chanoines du chapitre. Le jubé qui sépare le chœur du reste de l’église, ne fut achevé qu’en 1521 &  les stales du chœur furent finies en 1522 : elles ont coûté 2025 francs, monnoie de Metz. Toute l’église a 373 pieds de longueur &  la nef 133 pieds de hauteur sur 50 de largeur ; les bas-côtés n’ont que 44 pieds de hauteur sur 22 pieds 2 pouces de largeur ; au lieu de toiture ils sont couverts d’une plateforme en pierres de taille. Tout l’édifice est soutenu sur 34 piliers de figure ronde, de 9 pieds de diamètre. Leur architecture, quoique gothique, est belle, délicate & hardie. La voûte du chœur forme une étoile à huit rayons &  passe pour un morceau des plus hardis. Cette église est percée à jour par deux rangs de fenêtres l’une sur l’autre, sans compter les fenêtres des bas-côtés. Les peintures des vitrages méritent l’attention des connoisseurs curieux. Le vitrage qui donne sur le palais épiscopal, forme une rose très-remarquable par sa grandeur & sa délicatesse.

 

   

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La cathédrale, décembre 2006


Des deux tours de cette église, il n’y en a qu’une d’achevée, l’autre n’est qu’en bois depuis la couverture de l’église.

Celle qui est finie est sculptée & percée à jour : elle a été achevée aux frais de la ville en 1381. Cette tour a 373 pieds de haut depuis le rez-de-chaussée jusqu’au bout de la flèche : elle renferme une grosse cloche nommée mutte, de 7 pieds de hauteur sur 21 de circonférence &  qui pèse 26 milliers.

Le béfroi (beffroi) qui est établi sur la plateforme au-dessus de la mutte, est chargé de sonner la répétition de l’horloge &  d’avertir lorsqu’il aperçoit des incendies dans la ville. Cet avertissement se donne par le nombre de coups de cloche convenus pour chaque paroisse. Lorsque l’incendie devient considérable, le béfroi est obligé de tinter la mutte ; ce qui est le signal pour battre la générale &  engager tous les bourgeois à porter du secours.
On tinte aussi cette cloche tous les soirs à six heures, pour souhaiter le bon soir au roi & à la famille royale ; on la sonne en volée lors de la naissance des enfants de France, à la rentrée des semestres du parlement, lors des processions générales & Te Deum &  au renouvellement des magistrats de la ville.

La sentinelle du roi établie à la tour de Mutte &  nommée par le gouverneur de la place, est chargée d’avertir des partis qui courent aux environs de la ville de Metz pendant la guerre.
L’autre tour, communément nommée le clocher de bois, est à l’entretien du chapitre de la cathédrale ; outre plusieurs cloches remarquables, elle en renferme une grosse appelée Marie, sur laquelle sont gravés cinq vers en latin.

On remarque dans cette église, entr’autres ornements, une cuve d’une seule pierre de porphire (porphyre), de 10 pieds de long sur 4 de large, 2 pieds & demi de hauteur &  un pied d’épaisseur : elle servoit autrefois de baignoire à Jules-César. Son usage aujourd’hui est bien différent : elle sert de fonds baptismaux pour les enfants des premiers de la ville &  pour les Juifs convertis ; c’est un des plus rares monuments de porphire qui se voient en Europe.


Graoully.jpg

Saint Clément, premier évêque de Metz, conduit le « Graouilly » sur les bords de la Seille

 

Une chose à remarquer encore, c’est que le jour de Saint Marc & aux Rogations, on porte à la tête de la procession de la cathédrale, un serpent ou dragon aîlé, vulgairement appellé Kraully ou Grouilly (Graoully). Le peuple crédule est persuadé que cette figure représente un serpent monstrueux que S. Clément trouva à Metz lors de son arrivée : il débite que cette bête dévoroit tous les jours une jeune & belle fille, mais que ce saint pasteur jeta une étole au cou de ce monstre &  le précipita dans la Seille. Voilà la fable que le peuple fit sur ce serpent, au lieu de croire que c’est une figure allégorique qui marque le triomphe de la religion catholique en cette ville, encore plongée dans l’idolâtrie, lorsque S. Clément, son premier évêque, y vint annoncer la foi de Jesus-Christ.

Les maire & gens de justice du village de Woipy (Woippy), dont le chapitre de la cathédrale est seigneur, sont chargés de porter cette figure, faite en relief de toile remplie de foin &  haute de 12 pieds : ils ont pour rétribution un petit pain d’une demi livre, de chaque boutique de boulanger qui se trouve dans les rues & places où passent ces processions.


Le chapitre de la cathédrale est composé d’un princier, d’un grand doyen, d’un grand chantre, d’un chancelier, d’un trésorier, d’un écolâtre, d’un grand aumônier, d’un grand archidiacre, de trois autres archidiacres, d’un ancien archidiacre &  de 30 chanoines, dont trois sont honoraires.

Le bas-chœur est composé de deux sémi-prébendés, de deux sous-chantres, de deux sacristains, d’un maître de musique, de huit enfants de chœur, de 14 chantres & musiciens laïcs &  de quatre vergers.

Les sept premières dignités & les canonicats sont à la nomination du roi pendant les six premiers mois de l’année &  pendant les six autres ces places sont à la nomination du chapître;  les archidiaconés sont à la nomination de l’évêque.

 

Source : Dictionnaire universel de la France, par Robert de Hesseln, <1771

 

N.B. Pour une meilleure compréhension du texte nous hésitons parfois à trahir l'orthographe et la grammaire du 18e. L'enfant, le parent, etc, perdaient le t au pluriel : les enfans, les parens... Néanmoins, pour faciliter les recherches par mots-clés, il est préférable de privilégier l'orthographe moderne... 


Metz 12aout2010 723La cathédrale donnant sur la place du marché baptisée Jean Paul II après sa visite en 1998 -  Metz 12 août 2010

 

Depuis le 1er juillet 2010 et jusqu'au 31 août, des visites guidées sont programmées tous les week-end à 15h30. Pour 5 euros par personne, la visite comprend en plus de la cathédrale une visite de la crypte.

 

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A visiter le site officiel de la cathédrale, la cathédrale sur le site officiel de la ville de Metz, sur Wikipedia, sur Tout-Metz, enfin le magnifique blog de Pierre Erasme.


Dernières découvertes (31dec2010) : la cathédrale sur le blog de 3615cricri et Yvesago

 



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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 00:59

Metz 12 aou 2010 729 rue du Palais vers la PaixRue du Palais vers la rue de la Paix et la rue du Blé - Metz, 12 août 2010


Lors de la Guerre de Trente Ans, Metz avait su se préserver en payant Suédois et Croates pour qu'ils n'entrent pas dans leur ville. Après les guerres du 17e, Metz est transformé et amélioré au cours du 18e.

 

La rue du Palais, appartenant à l'ancienne paroisse Saint-Victor, de la rue des Clercs à la rue aux Ours, fut élargie en 1728. Elle doit son nom à l'ancien Hôtel de Ville construit au 14e et non pas au somptueux "Palais de la soie", ancien grand magasin construit par les Allemands au début du 20e.

 

Metz 12 aou 2010 718 rue du Palais DIRREntwurf u. Ausführung von R. DIRR, Metz, Architekt B.D.A. Mai 1913 - April 1914

 

 

La beauté de cet immeuble tout à la fois classique et baroque, hébergeant de nos jours des programmations cinématographiques de qualité, interpelle le touriste par l'intrusion de l'architecture prussienne au beau milieu des constructions classiques du vieux Metz aux tonalités ocre jaune de la pierre de Jaumont.

 

Metz 12 aou 2010 715 rue du PalaisRue du Palais - Metz, 12 août 2010

 

Metz 12 aou 2010 717 en NexirueL'Ariel donnant sur la Nexirue - Metz 12 août 2010

 

La rue du Palais s'appelait rue derrière ou sous le Palais au 14e. En 1694 elle fut connue sous le nom de rue de la Rotisserie Derrière le Palais. Rebaptisée en rue de la Loi en 1793, rue du Palais en 1816. Lors des occupations allemandes 1875-1918 et 1940-1944 : Palaststrasse qui n'est qu'une traduction littérale de rue du Palais... Source : Dictionnaire historique des rues de Metz par Sébastien Wagner, 2009.

 

Metz 12 aou 2010 716 ArielL'Ariel à l'angle de Nexirue et rue du Palais - Metz 12 août 2010

 

Metz 12aout2010 730

Scène de rue face à l'Ariel - Metz 12 août 2010

 



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A voir ou revoir le plan, quand la rue s'appelait derrière le Palais, de Michèle Granveaux du Sablon pour une promenade temporelle autour de la place St Jacques

 

 

 

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