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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 00:42

Les abbayes royales de filles sont, Sainte Glossinde, Saint Pierre & Sainte Marie.
L’abbaye royale de Sainte Glossinde a été fondée en 590, par Sainte Glossinde, fille de Vintron, comte de Champagne : elle la gouverna pendant six ans &  y décéda le 25 juillet 596, âgée de 30 ans. Son corps fut inhumé dans l’église aujourd’hui S. Arnould &  fut transféré 25 ans après dans l’abbaye de son nom. Cette abbaye est régulière depuis 1680. On exige des preuves de noblesse pour y être admis : elle est de l’ordre de S. Benoît &  vaut 30000 livres à son abbesse. Madame de Hoffmann, ancienne abbesse, fit construire une nouvelle église en 1557, qui est très-remarquable par les ornements qui la décorent en dedans : on admire surtout le chœur & le grillage de fer qui le sépare du reste de l’église.

 

Source: Mathias Robert de Hesseln, géographe de Louis XV


Sainte Glossinde


Ste_Glossinde_vitrail_de_ND_de_Sion.jpg

Fêtée le 25 juillet, Sainte Glossinde de Metz est née vers 580 et morte le 25 juillet 610 (Noter le décalage des dates selon Robert de Hesseln). Cette religieuse bénédictine fonda l'abbaye éponyme qui héberge aujourd'hui l'évêché de Metz.

 

Glossinde, jeune fille de la noblesse franque d'Austrasie (son père était Wintrio, duc de Champagne et chef des leudes d'Austrasie), refusa deux mariages qu'on chercha à lui imposer. Elle se réfugia dans la cathédrale de Metz et, sauvée par deux anges selon la légende, fonda une abbaye à l'intérieur de la ville de Metz qui fut bientôt peuplée par cent vierges consacrées à Dieu.

 

Ses reliques seraient encore visibles derrière l'autel de la chapelle dans l'enceinte de l'évêché, visitable chaque année lors de la journée du patrimoine.

 

En avril 1552, pour des raisons d'ordre militaire,  le monastère fut enseveli en partie sous des fortifications édifiées sur ordre du duc François de Guise

 

 

 

 

Metz 029 Ste Glossinde

Place Sainte-Glossinde - entrée de l'évêché - jul 2010



 

 

 


 

 

 


 


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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 00:10

 

Metz-citadelle.JPGMetz au 16e

 

 

La description des fortifications de cette ville entraîneroit dans un trop long détail ; je dirai seulement que Metz est une des villes de France de la première force &  la première de cette classe après Strasbourg. Ses remparts ont une lieue & demie ou environ de tour.
Cette ville a deux parties, la ville & la ville neuve, autrement appelée le fort de la double couronne de Mozelle. On commença, en 1728, à bâtir cette dernière partie : elle fut achevée en 1731, sous les ordres & par les soins de M. le maréchal duc de Belle-Isle. Les ouvrages de fortification qui défendent cette partie de la ville du couchant au septentrion, ont près d’un quart de lieue de longueur : ils sont ouverts par des portes, la porte de France, qui communique au pont des Morts,  la porte de Thionville, qui communique au Pontifroy. Ce fort renferme, outre plusieurs maisons de particuliers, la paroisse de S. Simon, desservie par des chanoines réguliers, à laquelle est uni le collège royal de S. Louis ; deux corps de casernes, dont l’un pour l’infanterie, est destiné à loger un bataillon du corps-royal de l’artillerie ; l’autre est ordinairement occupé par cinq escadrons de cavalerie : les officiers sont logés dans des pavillons séparés. La caserne de Royal-artillerie a été bâtie aux frais du roi, qui est chargé de son entretien.

 

La Seille entre dans la ville au midi, à la gauche de la porte Mazelle, après s’être auparavant partagée en deux bras, dont le plus petit baigne les murs des remparts au levant &  y entretient une eau vive. Le bras qui entre dans la ville y est retenu par plusieurs digues & vannes, y fait tourner plusieurs moulins de toutes espèces &  y est d’une grande utilité aux tanneurs. Il entraîne d’ailleurs une bonne partie des immondices de la ville &  va se joindre à la Mozelle, à l’extrémité du retranchement de Guise, vis-à-vis l’ïle Chambrière.


Metz 28mai2011 619

Pont des Roches © Metz 28 mai 2011


Metz 28mai2011 631

Vue du pont des Roches vers le Pont de la Préfecture © Metz 28 mai 2011


Le bras de la Mozelle qui entre dans la ville, n’y est pas moins utile que celui de la Seille. On y passe ces deux bras de rivière sur 13 ponts, dont un ou deux seulement sont de bois : ce sont le pont des Morts, Pontifroit, le pont des Grilles, le pont S. Georges, le pont S. Marcel, le pont du Moyen-pont, le pont Cassaille, le pont Chailly, le pont du Pondé, le pont Moriaux, le pont Malfait, le pont de l’intendance &  le pont de la Comédie. Dans le nombre de ces ponts ne sont pas compris tous les ponts de bois qui sont faits sur les fossés des remparts, avant les portes ou pont-levis.

Metz 28mai2011 610 pont st marcel

Pont St Marcel © Metz 28 mai 2011


Metz 28mai2011 612 pont des morts

Vue du pont St Marcel sur Moyen-Pont des Morts © Metz 28 mai 2011


 

Source : Dictionnaire universel de Mathias Robert de Hesseln

 

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A voir ou à revoir. Les promenades que nous n'avons pas encore concrétisées, conseillées par Martine, de splendides photos des ponts de Metz par CapMetz57.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 00:00

Dans sa description de Metz avant 1771, Mathias Robert de Hesseln cite sept portes :

 

"On entre dans Metz par sept portes ; savoir, la porte des Allemands, la porte Mazelle, la porte S. Thibault, la porte du pont des Morts, autrement appelée la porte de France, la porte de Thionville, la porte Chambrière &  la porte de Saulcy. Plusieurs de ces portes ou pont-levis sont répétés deux, trois & même quatre fois ; les unes ont une double porte de bois &  les autres plusieurs ponts-levis, suivant les différents ouvrages de fortifications qui les défendent."


Pourquoi la porte Serpenoise ne figure-t-elle pas dans le dictionnaire universel de Robert de Hesseln ? En fait, cette porte, de nos jours, témoin symbolique de l'histoire de Metz, avait été démolie en 1561 pour laisser place aux fortifications de la citadelle. Elle ne fut reconstruite qu'en 1852 en léger décalage par rapport à son emplacement originel et servit de liaison avec l'ancienne gare. La porte Serpenoise, lors de la construction du rempart romain, limitait au 3e siècle Divodurum au sud. Bâtie sur la Via Scarponensis, cette voie romaine provenant de Scarpone (c-à-dire Dieulouard entre Pont-à-Mousson et Metz), située au sud de Metz, donna par contraction le nom Serpenoise. 

 

Metz 119 Porte des AllemandsPorte des Allemands (prise du véhicule) 13 jul 2010

 

Il en est tout autre de la porte des Allemands, miraculeusement laissée en place par Vauban. Située au débouché de l'antique voie qui quitte Metz pour Mayence, cette porte doit son nom, dit-on, de la présence dans le voisinage d'une importante résidence avec hôpital des chevaliers teutoniques "les Frères de l'hôpital des Allemands de Metz", élevée vers 1230.


Metz-porte-des-Allemands.jpg

Portes Mazelle et Porte des Allemands

 

Dans les alentours immédiats de la Porte des Allemands, la Porte Mazelle ou Muzelle a disparu pour laisser place à un grand carrefour où s'entrecroisent les rues menant au centre historique et la ville nouvelle

en venant de Bouzonville. La place Mazelle est actuellement en cours de restructuration.

 

 

La porte St Thiébault, anciennement Porte des Arènes, se situait sur l'emplacement de l'actuel n° 38 de l'avenue Foch, demeure dont l'architecte ou le propriétaire avait tenu à en laisser trace sur la façade.

 

Metz-081-avenue-Foch-ecussons.jpg

Au 38, avenue Foch, sculpture de la porte St Thiébaud

encadrée par les armes de la ville de Metz (Parti d’argent et de sable)  et de Lorraine

 

 

Les portes médiévales en Chandellerue et Sainte-Barbe dans leur état en 1856 (voir ci-dessous) ne sont pas mentionnées non plus dans le descriptif de Hesseln...

 

 

Chandellerue Porte.Sainte.Barbe.Metzhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Metz

 

 Porte-Sainte-Barbe.jpg


La porte Sainte-Barbe ou Saincte Bairbe se situait entre la porte des Allemands et la tour du Diable, à l'angle du confluent de la Seille et de la Moselle, selon un croquis de M. de Bouteiller.


La porte Sainte-Barbe était au Moyen-Age une des portes les plus importantes et les plus fréquentées de la ville. Elle portait alors le nom Porte du pont Remont ou Rengmont, désignation qui, rapprochée de celle de Rhimport attribuée à un pont voisin, semblerait venir de ce qu'elle était à cette époque la porte conduisant au Rhin. Elle se trouvait placée à l'extrémité de la principale artère de la cité, la porte Serpenoise. La porte Sainte-Barbe se trouvait sur la ligne de communication entre la France et l'Allemagne; c'était du reste près de cette porte que passait la voie romaine se dirigeant vers Trèves et dont les vestiges ont été retrouvés sous les glacis du fort Belle-Croix.

 

La Porte du pont des Morts, autrement appelée la porte de France, traversait le Fort-Moselle par la rue de Paris; passa le bras non navigable de la Moselle et vint franchir le bras navigable sur un pont qui a été désigné tour à tour sous les dénominations de premier pont des Morts, Moyen-Pont des Morts, pont des Morts en mey la ville, pont des Pucelles, pont des Hautes-Grilles, et que l'on appelle aujourd'hui simplement Moyen-Pont. La route de Paris à Metz entrait en ville par la porte de France. moires de l'académie nationale de Metz

 

Metz-Porte-de-France.jpg

Île du Petit Saulcy

 

J.F. Huguenin, en 1838, nous rapporte en conservant scrupuleusement le texte et l'idiôme original la description d'une procession pour accueillir Charles Quint qui empruntait la porte du pont des Morts quand il venait de Thionville :

 

Puis en vindrent ensemble, le grant chemin, les soldairs devant, les bourgeois apres, les gends de lignaige, les seigneurs estraingiers, et passant par devant la porte du pont Thieffroy, qui estoit lors close et barrée d'ung saippin, affin que nul n'y entraist. Et en vindrent jusques au chief du moyen pont des Morts où il trouva les gens d'eglise, tous revestus, qui l'attendroient, ordonnés tout au long du moyen pont des Morts. Et avant sa venue, lesdicts gens d'eglise avoient yssu hors de ladicte porte du pont des Mortz et fait leur procession et tourné en l'entour de la croix du seigneur Nicolle Louve, au chief du pont aux Loupz, pour les mettre en ordre  ... Pour conduyre et meneir icelle procession estoient deputés et ordonnés les sergents et bannerats avec leurs verges. Sur le petit pont, devant la porte du pont des Morts, estoient plusieurs hacquebutiers, vestus de route, sans harnais, ayant en mains ledurs hacquebuttes. En les tours sur les murs, depuis la porte Serpenoize jusques à la tour Maldicte, sus la porte du pont des Morts et sus la porte du pont Thieffroy, y avoit artilleries et gens ordonnés pour les tireir. En la place pres de l'abbaye de Sainct Simphorien, sus Sainct Hillaire, y avoit six grosse pieces d'artillerie pour tireir, et y avoit gens comis à ce faire... Chronique de la ville de Metz 900-1552


 

 

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A voir ou à revoir de vieilles cartes postales sur Miroir du temps
Photos splendides signalées par Martine : la promenade que nous rêvions de faire cet été par CapMetz57


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 00:00

Au coeur du centre historique de Metz, la place Saint-Jacques a donné son nom au grand centre commercial inauguré en 1976. L'église Saint-Jacques qui la bordait fut abattue en 1574. Elle n'est pas citée, pour cause, dans le dictionnaire universel de Mathias Robert de Hesseln.


Cette place, aujourd'hui bien connue pour ses cafés, restaurants et surtout ses terrasses durant la belle saison, s'appelait aussi jadis place Derrière-Saint-Sauveur au cours du 18e, place de la République en 1792 pour reprendre son nom actuel de 1916 à 1830 et après 1874 après avoir été baptisée place d'Austerlitz.

 

Metz 26-9-03 place st jacques 2

Place Saint-Jacques en  juin 2004

Metz 172 vers St Jacques

Place St Jacques en sortant du centre éponyme, 13 juillet vers 17h30

 

La place Saint-Jacques correspondrait à peu près à l'emplacement du forum antique. Des travaux d'urganisme aux 18e et 19e permirent la mise au jour de nombreux vestiges gallo-romains. La destruction des thermes romains de l'îlot Saint-Jacques en 1974 eut un retentissement très négatif.

 

 


Metz-173-vers-st-Jacques-Ladoucette.jpg

Metz 179 vers St Jacques

Sortie du centre St Jacques vers la Place du même nom et détail de fenêtres, Rue Ladoucette, 13 juillet 2010

 

Nous retournerons à Saint-Jacques pour vous faire découvrir les autres maisons la bordant et surtout vous ramener un zoom sur la statue de la Vierge réalisée par le sculpteur Jacques Martin.  C'était Monseigneur Benzeler, évêque de Metz, qui avait fait le voeu lors du premier conflit mondial d'élever cette statue. Elle fut inaugurée en 1924 par son successeur Monseigneur Pelt.

 

Ce 13 juillet 2010, nous nous sommes contentées, par 39° à l'ombre, d'y déguster un délicieux sorbet orange sanguine et citron en compagnie de la très charmante Madame K. de Bockange pour qui les meilleurs endroits à fréquenter n'ont plus de secret.


 

Metz 180 vers St JacquesNos ravissants jumeaux de la table d'à côté attendaient eux-aussi avec impatience leur glace

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:00

La place Saint-Louis d'époque médiévale, avec sa galerie couverte d'une soixantaine d'arcades qui abrite des chalands de qualité, a dû être évoquée par Mathias Robert de Hesseln dans son dictionnaire universel. Rappelons que dans sa description de Metz trois pages étaient manquantes.  Aussi, ne savons-nous pas comment elle se présentait au 18e.

 

 

Metz 141 place St Louis

 

La place St-Louis est située sur le contrebas de la colline Sainte-Croix. Quelques maisons ont conservé leur couronnement de créneaux et certaines supportent des balcons en saillie.

 

Metz 146 St Louis

 

Le rempart romain de Divodurum, au 3e de notre ère, aux abords immédiats de la place. Au 13e, la ville de Metz déborda son enceinte et abrita ses faubourgs derrière de nouvelles fortifications. Des maisons à arcades furent constuites sur les fondations du mur romain.

 

Metz 159 St Louis

 

Soixante changeurs officiaient sous ces arcades au 14e. La place Saint-Louis fut alors la plus grande place marchande de Metz. Y eurent lieu des foires réputées.

 

Metz 161 St LouisPlace St-Simplice

 

Pour la petite histoire, cette place doit son nom non pas à saint Louis mais au roi Louis XIII dont la première statue y fut érigée par le curé de l'église Saint-Simplice (détruite après la Révolution). Plus tard, en 1867, le sculpteur Charles Pêtre réalisera une statue de Louis IX pour réconcilier le symbole et la tradition populaire.

 

Metz 151 St Louis 

A l'origine, chaque côté de la place était doté d'une galerie à arcades. Les façades ont été remaniées au 18e.  Les ouvertures trilobées ont laissé place à une forme rectangulaire.

 

Metz 143 place St LouisCôté de la place Saint-Louis qui a perdu ses arcades

 

 

Aujourd'hui, cette place, débarrassée des voitures en stationnement, pourrait bien être en passe de devenir une nouvelle place "m'as-tu-vu".


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Quand la place Saint-Louis s'appelait la Place du Change, elle accueillait jusqu'à trois marchés par semaine de vins et de céréales. La place fut aussi le théâtre de supplices publics.

 

Place-de-Change-Metz-1.jpgPlace-de-Change-Metz-2.jpg

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 00:00

Mathias Robert de Hesseln, généreux donateur de la paroisse de Hestroff, écrit dans son dictionnaire universel sorti de presse en 1771 que le bâtiment de l'évêché de Metz n'avait rien de remarquable.

 

Les antiques manoirs de la résidence épiscopale étaient en effet dans un déplorable état de vétusté. Le palais épiscopal était placé très anciennement dans l'angle d'une l'église, au bas du collatéral droit de la cathédrale. Ce palais était primitivement le palais des rois d'Austrasie. Il devait être celui des Empereurs d'Allemagne.

 

Il fut projeté de reconstruire le palais sur la nouvelle place d'Armes avec les fonds qu'avait laissé Monseigneur de Coislin.  

 

Le nouveau palais épiscopal devait s'ériger sur les possessions des anciennes abbayes de St-Pierre et de Ste-Marie. Un palais grandiose aurait alors été élevé pour le prélat et ses successeurs. Les premiers devis de l''architecte Blondel qui en avait dessiné les plans datent de 1763. Les travaux commencèrent l'année suivante et furent arrêtés par la Révolution. Le bâtiment destiné à accueillir le nouvel évéché fit place au Marché Couvert. 

 

Palais-episcopal.jpg

Vue aérienne, geoportail, du palais épiscopal datant de 2007

 

De nos jours, l'évêché est installé dans l'ancienne abbaye Sainte-Glossinde, désaffectée après la révolution. En 1802, elle fut attribuée au logement de l'évêque qui n'avait plus de demeure, son palais près de la cathédrale ayant été acquis par la municipalité. 


Le portail ionique, qui s'ouvre sur la place Sainte-Glossinde, fut élevé par l'architecte Derobe en 1816.

 

Metz 030 Ste Glossinde

Place Ste Glossinde. Portail du palais épiscopal. A gauche vestiges de l'ancienne église gothique Saint-Gengoulf

 

 

L'évêché de Metz par Mathias Robert de Hesseln

 

On fixe l’époque de l’érection de l’évêché de Metz à la fin du sixième siècle, où S. Clément vint annoncer la foi de Jésus-Christ au peuple payen qui occupoit alors cette partie des Gaules. Le prélat qui occupe aujourd’hui ce siège est le 95 depuis S. Clément.

 

L’évêché de Metz a presque toujours été rempli par des prélats d’une grande naissance, qui ont beaucoup contribué à sa grandeur & à sa puissance, par leur crédit, leur autorité & par les biens immenses qu’ils ont donnés à leur église. Les évêques de Metz, Toul & Verdun sont suffrans de l’électeur de Trèves &  en cette qualité princes du S. Empire. Ils n’assistent pas aux assemblées du clergé de France &  ils n’ont aucune part à son gouvernement temporel.


Metz 032
Le pape Alexandre VII accorda au roi Louis XIV, en 1664, un indult pour nommer aux évêchés de Metz, Toul & Verdun, tant que ce monarque vivroit & Clément IX en donna un autre ampliatif & perpétuel le 24 mars 1668, pour accorder le privilège de nommer non seulement à ces trois évêchés, mais encore à toutes sortes de bénéfices situés dans ces diocèses. C’est en vertu de ces indults que le roi nomme aujourd’hui, non-seulement à ces trois évêchés, mais encore aux abbayes & prieurés ci-devant électifs qu’ils renferment, ainsi qu’à tous autres bénéfices séculiers, anonicats, prévendes, dignités, même aux plus grandes après les pontificales, dans les églises cathédrales ; & aux principales dans les collégiales, quoique jusqu’alors, dit Clément IX, ils ont été accoutumés d’y pourvoir par élection, ou par quelqu’autre moyen que ce fût.

L’indult de Clément IX comprend encore les personnats, les administrations & offices, aussi bien que les bénéfices réguliers, les monastères consistoriaux &  les prieurés conventuels : les commanderies, excepté celles de Malthe ; les prévôtés &  les officies non claustaux. Enfin le pape céda aux rois de France à perpétuité, non seulement la nomination aux prélatures, soit séculières, soit régulières des trois évêchés de Metz, Toul & Verdun, jusqu’alors électifs ; mais encore à tous bénéfices, excepté les seules cures, vicaireries perpétuelles &  autres ayant charge dîmes, auxquels le pape avoit auparavant droit de nommer, lorsqu’ils vaquoient dans les ois réservés au saint siège.


Metz 034
Le diocèse de Metz est borné au couchant & au midi par celui de Toul, au levant par l’évêché de Strasbourg ; au levant d’été & au septentrion par l’électorat de Trèves. Il est très étendu & renferme le pays Messin, une partie de la Lorraine, la Lorraine Allemande, la province de la Sarre, Thionville, Vic, la partie de la ville de Pont-à-Mousson qui est au couchant de la Mozelle &  plusieurs souverainetés des princes de l’Empire, qui en étoient autrefois mouvantes : en tout 623 paroisses, dont environ 300 sont occupées par des Luthériens.

 

Metz 036

 A gauche du palais épiscopal, place Sainte-Glossinde, on peut voir les vestiges (arcades, portail) de l'ancienne église gothique Saint-Gengoulf.Le bâtiment est occupé par la Croix-Rouge

 

Toutes ces paroisses sont divisées en 21 archiprêtrés, compris sous quatre archidiaconés ; savoir, le grand archidiaconé, l’archidiaconé de Marsal, celui de Vic &  celui de Sarrebourg.

Le grand archidiaconé comprend les archiprêtrés de Metz, du Val de Metz & de Noizeville.
Sous l’archidiaconé de Marsal sont les archiprêtrés de Marsal, Morhange, Rombas, S. Avold, Varize, Thionville, Raydange & Haboudange.

De l’archidiaconé de Vic dépendent les archiprêtrés de Delme, Gorze, Nomeny, Mousson, Hatrize.

L’archidiaconé de Sarrebourg comprend les archiprêtrés de Sarrebourg, Boucquenome, Vergaville, Sainte  Arnoald, Hornbach.

Outre les 623 paroisses, le diocèse de Metz renferme 11 abbayes d’hommes, 5 de filles, 9 chapitres &  un grand nombre de couvents & de communautés.

L’évêché de Metz vaut près de 200000 livres à son prélat, qui paie 6000 florins à la cour de Rome, lorsqu’il en obtient ses provisions.

L’évêque de Metz est prince du S. Empire ; l’on bat au champ pour lui, lorsqu’il passe devant un corps-de-garde.

L’officialité de Metz est composée d’un grand-vicaire, official, d’un vice-gérent, d’un promoteur & d’un greffier.

Il y a plusieurs chambres ecclésiastiques établies pour l’imposition de toutes les taxes sur les bénéfices du diocèse. L’évêque de Metz en est président né : on y juge toutes les causes en première instance &  les appels se portent directement au conseil.
Il y a, outre ces tribunaux, un bureau d’économats &  régie des biens des religionnaires fugitifs ; un greffe & contrôle des biens de main morte pour les communautés.

 

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A lire ou à relire L'Austrasie, revue de Metz et de Lorraine, 1860


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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:00

Metz rue de la Fontaine vers St JacquesNotre-Dame dans la rue des Chèvres donnant accès au centre Saint-Jacques

Au coeur de la ville de Metz, Notre-Dame, lieu de dévotion à la Vierge Marie, l'église des artistes du diocèse de Metz, a été bâti à l'emplacement de l'ancien temple calviniste que Louis XIII donna aux Jésuites.

Elle comporte deux étages avec des pilastres jumelés doriques.

La nouvelle église reçut en 1744 la reine de France, Marie Leszczynska, son fils et ses filles pour une cérémonie d'action de grâce célébrant la guérison de Louis XV tombé malade lors de son passage à Metz. C'est dans cette église que Louis XV fut acclamé "Louis le Bien Aimé".

En 1795, l'église devient le Temple Décadaire de la ville de Metz.

En 1803, le Premier Empire rend le bâtiment au culte catholique pour le service de la paroisse Notre-Dame nouvellement créée.

Paul Verlaine y fut baptisé en 1844.


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  • : Hestroff avant, pendant, après, de 1680 à 1789, 1939-45, 2009, 2010, 2011. Ses habitants, son histoire, sa généalogie, son actualité. Histoire et généalogie pays de Nied, Metz, Moselle
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