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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 17:02

 

Quel enfer la retraite !!!!;"
transmis par la Gizou
 
Même les retraités n'y arrivent plus... 
 
On dit que :
Tous les jours il faut manger une pomme pour le fer et une banane pour le potassium.
Plus, une orange pour la vitamine "C",
 un demi melon pour la digestion avec une tasse de thé vert,
 sans sucre, pour prévenir le diabète...
Tous les jours il faut boire deux litres d'eau
 (sans oublier qu'il faut les éliminer, ce qui prend 2 fois plus de temps que pour les boire...).
Tous les jours prendre un Activia, ou un yaourt pour assimiler la "L. Cassei Defensis", bien que personne ne sache de quelle cochonnerie il s'agit.....
Chaque jour son aspirine pour prévenir les infarctus,
 plus un verre de vin rouge pour la même raison..
Aussi un autre de vin blanc, pour le système nerveux, et une bière,
 mais je ne me rappelle plus pourquoi.
Si tu les prends tous ensemble, tu vas probablement être étourdi,
 mais ne te préoccupe pas : il y a de fortes chances que tu ne t'en aperçoives même pas.
Tous les jours il faut manger des fibres. Beaucoup, beaucoup de fibres,
 jusqu'à ce que tu finisses par tricoter un chandail.
Il faut manger entre 4 et 6 repas par jour, mais légers et ce,
 sans oublier de mastiquer cent fois chaque bouchée.
Si on fait un petit calcul...
 juste pour manger et boire tu viens de perdre 5 heures de ta journée.

 Ah, j'oubliais.. après chaque repas il faut se laver les dents, à moins que ce ne soit après l'activia et la fibre .... les dents après la pomme, les dents après la banane, les dents et ainsi de suite, tant qu'il te restera des dents, mais toujours sans oublier de se passer la soie dentaire, de se masser les gencives et de se rincer la bouche au Scope...
C'est finalement préférable d'installer ta chaîne stéréo dans la salle de bain parce qu'avec l'eau, la fibre et les dents, tu devras y passer une paire d'heures chaque jour.
Il faut dormir 8 heures et travailler 8 autres heures par jour, plus les cinq que tu utilises pour manger, ça fait vingt et une heures. Il t'en reste donc trois, sans compter les imprévus.
Selon les statistiques, on regarde trois heures de télévision par jour.

 Mais tu ne peux pas parce que c'est primordial de marcher au moins une demi-heure par jour (Un conseil : après 15 minutes, vire de bord...
 parce que sinon la demi-heure va se changer en une heure).

 C'est important de cultiver tes amitiés, qui sont comme des plantes,
que tu dois arroser tous les jours, même en vacances.

De plus on doit être bien informés, donc il faut lire au moins deux journaux quotidiens
et certains articles de revues pour faire la part des choses.

Ah !!: Il faut aussi avoir du sexe tous les jours, mais sans tomber dans la routine :
 il faut être innovateur, créatif, renouveler la séduction.

Après tout cela, il faut trouver du temps pour faire le ménage, laver le linge et faire la vaisselle –
Estime toi chanceux si tu n'as pas à t'occuper d'animal domestique...
Ouf...Enfin... jusqu'ici j'ai compté vingt neuf heures par jour.

 La seule façon que je vois pour y arriver est de faire certaines
de ces choses en même temps.
Par exemple, prendre ta douche à l'eau froide en gardant la bouche ouverte
 jusqu'à ce que tu aies avalé tes deux litres d'eau.

 Pendant que tu sors de la salle de bain, avec la brosse à dent dans la bouche,
 tu en profites pour faire un câlin tout en jetant un coup d’œil à la télé, pendant que tu balaies.
 Il te reste une main de libre? Appelle un ami ou tes parents.
Prend le vin après avoir parlé à tes parents, sinon ils vont te croire alcoolique.

Demande à ta moitié de te donner le yaourt avec la pomme
 pendant qu'elle mange la banane avec l'activia.

 Demain faites l'inverse pour varier.
 Heureusement qu'on est adulte,
 sinon il faudrait aussi nous taper un Danonino Extra Calcium tous les jours.
Ouf! S'il te reste deux minutes après tout cela, renvoie ce message à tes amis
 (tu te souviens : ceux que tu dois arroser comme des plantes)
 en même temps que tu prendras une cuillerée de All-Bran, qui fait tant de bien...

 Maintenant je dois te laisser parce que, entre le yaourt, le demi melon, la bière, le premier litre d'eau et le troisième repas avec fibres de la journée, je ne sais plus trop bien ce que je fais,
 mais je réalise que j'ai un urgent besoin d'aller aux toilettes.
 J'en profiterai pour apporter ma brosse à dents....

 Si je t'ai déjà envoyé ce message, eh bien excuse-moi...
 c'est l’Alzheimer qui, malgré tant de précautions, me guette de près. ...
Je pense quand même qu'on se fait mourir à vouloir être en bonne santé.
 Bonne journée, là !
Désolée... je n'ai plus de temps!
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:00

Charlotte-Elisabeth von der Pfalz-Simmern, la délicieuse commère de Versailles

 

La correspondante préférée de Madame, la Princesse palatine, était sa tante, la princesse Sophie, électrice de Hanovre, fille de l'électeur palatin Frédéric V, qui avait accepté en 1619 la couronne de Bohême, et Elisabeth Stuart, fille de Jacques 1er; roi d'Angleterre. Donc petite petite-fille de Marie Stuart, elle-même fille de Marie de Lorraine...

 

Sophie_von_der_Pfalz_von_Peter_Lely.jpgNée en 1630, Sophie passa ses premières années en exil à La Haye. C'est la guerre de Trente Ans.

 

Pour achever son éducation, elle fut envoyée auprès de Charles-Louis, soit Karl Ludwig son frère, père de Madame, duchesse d'Orléans, belle-soeur de Louis XIV, que le Traité de Westphalie avait réintégré dans l'électorat enlevé au malheureux Frédéric V leur père.


Sophie avait épousé en 1658 le duc Ernest-Auguste de la maison de Brunswick-Lunebourg-Hanovre, plus tard électeur de Hanovre et père de Georges 1er de Grande Bretagne.

 Sophie-de-Hanovre.PNG

La princesse Sophie mourut en 1714 à l'âge de 89 ans, à la veille de s'asseoir sur le trône d'Angleterre, où son fils Georges-Louis prit sa place.

 

Pour en savoir davantage sur la princesse électrice Sophie de Hanovre, vous référer à Churfürstin Sophie von Hanover, im Umrisz. Hanovre, 1810


 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 14:30

Bénédiction de la Marie-Jeanne au Hackenberg

 

Tout le monde semblait savoir, du moins dans l'Arc Mosellan, que la cloche de l'ancienne paroisse du Hackenberg avait été cachée durant la Seconde Guerre mondiale pour échapper aux convoitises allemandes, qui les faisaient fondre pour faire des armes. Qui, toutefois,  savait que cette cloche avait été attribuée à Budling lors de la répartition des actifs de l'ancienne paroisse ?


La bénédiction de la dernière cloche de la chapelle du Hackenberg le 15 août dernier a, semble-t-il, chatouillé la susceptibilité des habitants de Budling. En cause ? Pas nous... Nous avons juste mis à disposition de nos lecteurs un lien vers l'article du Républicain Lorrain qui aurait dérangé Budling. Ouf ! 

Qu'en est-il exactement ? 


15-aout-2012-DSC06109-Budling.jpg

L'église de Budling qui héberge la cloche de l'ancienne paroisse du Hackenberg ©15 août 2012

 

 

Budling... aurait perçu un certain sous-entendu dans l'article du RL relatant la bénédiction de la Marie-Jeanne, d'où le grand cri qui résonna dans les pages du journal local :

 

"à Budling nous ne sommes pas des voleurs, la cloche n'a pas été volée ! "


Pour tout comprendre, il faudrait relire "La chapelle du Hackenberg" de Nicolas Dicop, car reproduire l'article du RL nous est interdit.

 

15-aout-2012-DSC06106-budling-arc-mosellan.jpg

Pour rappel, Budling, qui dépendait de l'ancienne paroisse de Hackenberg, devint paroisse en 1804. A la fin du 19e, l'ancienne paroisse du Hackenberg fut divisée en trois succursales indépendantes : Buding en 1802, Budling et Veckring.

 

Voir notre article sur le Hackenberg...


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http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/08/17/a-budling-nous-ne-sommes-pas-des-voleurs-la-cloche-n-a-pas-ete-volee?signin=1

La cloche de Budling répertoriée par le Conseil général de Moselle

La chapelle du Hackenberg


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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 00:00

Israël Jacob repose à Metzervisse 

 

En cherchant la sépulture d'Israël Jacob, nous avons découvert que les juifs de Buding étaient enterrés à Metzervisse.

15-aout-2012-cimetiere-juif-DSC06147.jpg

Des jeunes hommes de passage au secours d'Alice pour fermer correctement la porte du cimetière © Metzervisse, 15 août 2012


 

Situé à la sortie de Metzervisse vers Volstroff, il fut aisé de trouver le cimetière israélite. A l'entrée, il est signalé que la clef se trouve au n° 18 de la rue d'en face chez Monsieur J.K. 

Il fait très chaud. On boîte. Un genou très douloureux depuis 3 semaines. On transpire. Mais rien ne nous arrêtera. Nous voulons retrouver la tombe d'Israël Jacob. Son arrière petite-fille de Strasbourg sera contente.


Le n° 18 nous ouvre sa porte. Un très charmant Monsieur nous confie la clef non sans avoir posé quelques petites questions. Normal. De nos temps, faut rester vigilent. Il nous prévient qu'il faut pousser très fort la porte. Elle est en fer et a tendance à se dilater avec les grandes chaleurs. On connaît le problème. En hiver... c'est l'inverse.


15-aout-2012-Metzervisse-cimetiere-juif-DSC06139-Cahen-Le.jpg

 

Nous y voilà ! Nous sommes émues. Nous nous arrêtons devant chaque stèle. Il fait chaud, mais chaud tant les pierres rejettent toute la chaleur emmagasinée au long de la journée. Nous nous décomposons mais continuons à avoir une pensée pour tous ceux qui reposent ici et tous les autres, sans sépulture, ceux qui ne sont jamais revenus de ces horribles camps de la mort. 


15-aout-2012-Metzervisse-cimetiere-juif-DSC06111.jpg

 

Des plaques commémoratives sont là pour nous rappeler cette tragédie. Des familles entières décimées. Comme celle d'Israel Jacob à qui il ne restait plus que ses enfants de Hestroff.

 

Il fait chaud. Trop chaud pour s'attarder encore. Nous avons trouvé la famille de Sophie Jacob, épouse Moïse Caen de Hestroff. Nous reviendrons. Un autre jour, chaleur et émotion ne faisant plus trop bon ménage chez nous.

15-aout-2012-cimetiere-juif-DSC06148.jpg

 

Zut. S'il fallait employer la force pour ouvrir la porte... il n'en était pas de même pour la fermer. Heureusement, la jeunesse peut être serviable. Il suffit de demander, de trouver les bons mots. En çà, Alice s'y connaît.


Retour au n° 18 pour remettre les clefs. On aurait dû les glisser dans la boîte aux lettres mais notre gardien de l'histoire nous avait aimablement préparé quelques feuillets qui reprenaient les grandes lignes de l'histoire du cimetière.


Un bref échange nous apprend que pour Monsieur J.K., Jacques Kleiser en personne, ancien instituteur de Volstroff, le chef-lieu du canton de Metzervisse n'avait plus de secrets. Aussi nous a-t-il sympatiquement souhaité bonne lecture de son dernier ouvrage, une mine d'or : Metzervisse, Village Lorrain, ISBN : 2-9523092-3-X, dans lequel il a dédié plus de dix pages à la communauté juive de la commune.


Merci, Monsieur Kleiser ! A bientôt !

 

Sur les traces d'Israël Jacob

 



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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 16:03

Sur les traces d'Israël Jacob

 

Israël Jacob, fils de David °1805 et de Sophie Cahin est né à Buding le dimanche 26 septembre 1852. Il épousa, à l'âge de 29 ans, Jeannette Cahen , fille de Salomon °1822+1900 et de Seurette Lévy (°1830 +1911). Au moins trois enfants naîtront de cette union :


Sophie, mariée le 13 juillet 1907 avec Moïse Caen de Hestroff, est née à Buding le mercredi 13 septembre 1882. Sophie décèdera à Hestroff en 1937. Le chagrin de perdre ses frères et leurs familles lui sera épargné.


15-aout-2012-Metzervisse-cimetiere-juif-DSC06127-Jacob-Wo.jpg

Raphaël, marié le 22 juin 1926 à Bionville-sur-Nied avec Germaine Worms, est né à Buding le mercredi 17 avril 1889. Déportés à Auschwitz, Raphaël, son épouse et ses enfants ne reviendront plus à Buding. Officiellement, tous décédés le 18 avril 1944.


David, dont nous ne savons pas grand chose si ce n'est qu'il était marié avec Estelle Hannaux, tous deux aussi déportés à Auschwitz et pas revenus.

 

Quant à Israël, réfugié en Haute-Savoie, il eut la vie sauve. Voir à ce propos les souvenirs de son neveu Sylvain Caen, résistant, déporté à Auschwitz. 

 

Israël est décédé le 29 octobre 1946 à l'âge de 92 ans à Bionville-sur-Nied et non à Thionville comme nous avons pu le lire. La guerre terminée, personne dans son entourage n'avait osé lui dire que ses fils et leurs familles étaient portés disparus. Le malheureux est décédé avec le sentiment que ses fils l'avait délaissé...

Israël fut inhumé à Metzervisse à côté de son épouse Jeannette Cahen décédée en 1925 à Buding.


Le cimetière juif de Metzervisse

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 15:00

Très récemment, nous nous sommes fait parvenir du cercle généalogique du pays des Trois Frontières, les familles anciennes de l'ancienne paroisse du Hackenberg de 1687 à 1933. Cette paroisse (une église, un cimetière, un presbytère et une école tout en haut sur une colline) rayonnait sur divers villages et hameaux tels Buding, Elzing, Budling, Veckring, Helling et Breistroff, tous plus ou moins inféodés à la seigneurie de Bisbach ou Bousbach comme le rappelle l'auteure Chantal Auburtin, connue depuis bien longtemps des généalogistes internautes de la vallée de la Canner et au-delà de nos frontières.

15-aout-2012-DSC06101.jpg

Eglise de Buding © 15 août 2012


Dans le dépouillement de la paroisse de Hackenberg, édité en 2009, on peut trouver toute la population juive de Buding dont est issu feu Claude Lévy, journaliste à l'Agence France Presse, qui cousinait avec une très grande dame, Madame Simone Veil. C'est Huguette de Strasbourg, une autre cousine, qui nous raconta que leur grand-père à tous était de Buding.

La communauté juive de Buding était prospère. Près de 20 % de la population. Dans leur grande majorité, à l'instar de leurs cousins du pays de Nied, ces messieurs étaient marchands de bestiaux. Du pré à l'étal, toutes les bêtes passaient entre leurs mains. 


A Hestroff, nous connaissons Sophie Jacob, née à Buding en 1882. Nos anciens lui trouvaient une certaine ressemblance avec Simone Weil. A chaque fois que Simone Jacob Veil apparaissait sur le petit écran, MLH s'écriait : Mon Dieu qu'est ce qu'elle ressemble à la Sophie du bas du village ! MLH ne croyait pas si bien dire... Sophie Jacob, épouse Moïse Caen, cousinait avec André Jacob, père de Simone.

 

15-aout-2012-DSC06095-Buding-a-ses-morts-en-deportation.jpg

Monument aux Morts de Buding  © 15 août 2012

 

Après notre pélerinage à la nouvelle chapelle du Hackenberg, nous sommes passées à Buding pour y retrouver trace de l'ancienne synagogue, transformée en remise agricole. Elle aurait été datée de 1840 tandis que la toute première remontait à 1757. Ses vitraux disparus depuis longtemps avaient été immortalisés avant guerre par un descendant Jacob de Buding. 


La dame habitant à côté de l'église n'a pu nous renseigner. Elle pensait que la synagogue avait été détruite et qu'une maison nouvelle (la sienne) la remplaçait. Pas sûr, Chantal Auburtin ayant signalé cet ancien lieu de culte encore debout en 2009. 


Bref, Buding valait quand même le détour, sa municipalité n'ayant pas oublié ses enfants morts en déportation, notamment Raphaël et David, fils d'Israël Jacob, frères de Sophie de Hestroff.

 

Israël Jacob repose à Metzervisse

 

 


 


 


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 12:00

Nous avions projeté de visiter le cimetière de la chapelle du Hackenberg pour en ramener la photo d'un bildstock dont la silhouette rappelle celui de Hestroff. Nous sommes le 15 août. Il fait beau et très chaud. C'est peut-être le bon moment pour découvrir un lieu chargé d'histoire.


Le chemin pour s'y rendre n'est franchement pas bon. Et pourtant... Malgré d'imposants nids de poules, Alice au volant, toujours trop véloce, se fera doubler par un camion de pompiers. Un 2e suivra... mais, semblant moins pressé, restera sagement derrière nous. Nous voilà prises en sandwich par les soldats du feu jusqu'à la chapelle. Des questions fusent... Que se passe-t-il donc ? Y aurait-il le feu là-haut ? Un accident ?

 

15-aout-2012-DSC06063-haeckenberg-chapelle.jpg

En arrivant au sommet du Hackenberg, là où la chapelle domine toute la vallée de la Canner et d'où on peut voir les éoliennes bien de chez nous -Teterchen, Momerstroff, Boulay -, il y avait déjà du monde... 

Arf... ragazze stupide, aujourd'hui c'est l'Assomption; une cérémonie mariale devait être prévue. N'avions-nous pas croisé beaucoup de randonneurs un peu endimanchés ?

15-aout-2012-DSC06073-Haeckenberg-chapelle.jpg


A l'intérieur de la chapelle, que nous n'avons pu visiter, on semblait afféré à tester une cloche... Etait-ce pour appeler les pélerins ? Son tintement léger et étrange..., comme les lieux,  évoquaient pourtant le carillon flamand. 


Certes, nous ignorions que la chapelle, que l'abbé Nicolas Dicop avait fait reconstruire dans le cadre des dommages de guerre, n'avait plus de cloche, celle-ci ayant été remisée à Budling pour ne pas être enlevée par les Allemands pendant le dernier conflit.


Ce n'est ce matin seulement, dans notre journal favori, que nous avons découvert que le son clair qui s'était répandu sur les hauteurs du Hackenberg avait rompu pour la première fois un silence de plus de 70 ans.

 

Ainsi donc, la nouvelle cloche baptisée Marie-Jeanne, en l'honneur de celle qui la dénicha dans une brocante, est entrée dans l'Histoire ce 15 août 2012.

 15-aout-2012-DSC06080-Haeckenberg-procession-Alice.jpg

 

Ben... Si nous avions voulu le faire exprès, on n'aurait pas fait mieux.

Hélas, nous n'avons pu participer aux festivités qui allaient perdurer, les grands-parents de Madame Simone Veil nous attendant à quelques lieues de là... 

 

 

PS : Aux toutes dernières nouvelles, c'est à Bionville-sur-Nied que nous trouverons les ascendants de Simone Jacob-Veil. 

 

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Une cloche pour la Sainte Trinité

http://www.hestroff.com/article-le-hackenberg-50635979.html

 



 

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 01:42

Il s'est passé ici une chose affreuse la semaine passée; la duchesse d'Uzac est morte du mal français; elle était fille du prince de Monaco, et une très digne et respectable dame; son infâme mari qu'elle adorait l'avait ainsi gâtée. Je ne puis comprendre comment elle aimait un tel homme, car il est horriblement laid; il pue comme un bouc; il passe toute la journée à se soûler avec ses laquais, et il fait encore pis avec eux. Cependant, il lui avait inspiré une telle affection qu'elle a dit qu'elle pourrait être contente si elle le revoyait avant de rendre l'âme. Elle était enceinte, et les remèdes qu'on lui a donnés l'ont fait accoucher au huitième mois; l'enfant n'a vécu qu'une demi-heure, et elle est morte quatre jours après. Je plains bien sincèrement son pauvre père.

Port-Royal, 27 juillet 1700

 

Pour les Alsaciens; Lorrains et cousins d'outre Rhin, le mal français c'était la petite vérole qui fit tant de ravages au 17e. Sur le plan historique, ce "nouveau mal" aurait été ramené du Nouveau Monde ou débuté en Italie. Le "morbus novus" inconnu des médecins toucha toute l'Europe en quelques années, les soldats en étant les principaux vecteurs. 

Chacun en reportait la responsabilité sur son voisin. Pour les Français, il s'agissait de la "variole espagnole" ou du "mal napolitain". Pour les Italiens, c'était le "mala franzosa". Le Moyen Orient et l'Extrême Orient ne furent pas non plus épargnés par la "pustule franque"... Quant à Vasco de Gama... il apporta en Inde le "mal portugais" tandis qu'au Japon se développait le "mal de Chine".

Pour les Turcs c'était le mal chrétien et pour les Perses le mal turc... Pour les Polonais, le mal allemand. Pour les moscovites, le mal polonais. Etc.



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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:00

Charlotte-Elisabeth von der Pfalz-Simmern, la délicieuse commère de Versailles

 

 

Tenir son rang était un des principes auxquels la Palatine tenait le plus.  Elle connaissait parfaitement les droits et devoirs d'une personne de sa qualité.

 

Madame avait projeté de se rendre en Lorraine, en octobre 1699, auprès de sa fille Elisabeth Charlotte devenue duchesse de Lorraine deux ans plus tôt.

 

 

Elle dut cependant renoncer à ce voyage pour ne pas faire un affront à son beau-fils car Louis XIV, le beauf,  n'avait pas voulu permettre qu'on trouvât un moyen terme pour concilier le cérémonial, le duc de Lorraine prétendant avoir devant Monsieur et devant elle une chaise à bras, disant que l'empereur le lui permettait.

 

Louis XIV avait répondu que chez l'empereur il y a une étiquette et que chez lui il y en a une autre, que le vieux duc de Lorraine, quoiqu'il fût beau-père de feu Monsieur, n'a jamais eu, devant lui et devant sa soeur, qu'un tabouret.

Rappelons à ce propos que Monsieur est le titre donné au frère du roi. Dans ce contexte-ci il s'agit de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII et oncle de Louis XIV, qui avait laissé le souvenir d'un prince tumultueux, rebelle et indomptable. Il avait en effet épousé, contre l'avis de Louis XIII, Marguerite de Vaudémont, soeur de Charles IV, duc de Lorraine et de Bar, prince aussi fantasque que lui.

 

Des disputes relatives à l'étiquette il y en avait une foule d'exemples.

 

 

Charlotte-Elisabeth Orléans (duchesse d')Abraham Auguste Rolland




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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 00:00

Nos recherches sur nos derniers souverains lorrains ont emboîté le pas à la Princesse Palatine, épouse du très gay frère de Louis XIV.

 

Palatine-60c0dcd26794149df2470be7bd2b7a0404a20cda_101x160_.jpegCharlotte-Elisabeth de Bavière, née à Heidelberg au mois de septembre 1652, fut confiée très jeune à sa tante l'électrice Sophie de Hanovre qu'elle ne quitta que pour venir en France épouser Monsieur, duc d'Orléans, veuf de Henriette d'Angleterre, frère de Louis XIV.

 

Convertie hâtivement au catholicisme à Metz à l'occasion de son mariage, la fille de Charles Louis, comte palatin du Rhin, épousa Monsieur le 16 novembre 1671. Elle en devint veuve en 1701 après 30 années d'une union qui fut loin d'être heureuse. Elle eut trois enfants, dont le duc de Chartres qui fera le Régent et la duchesse de Chartres mariée en 1698 au duc de Lorraine.

 

Madame, nom qu'on lui donnait à la cour, mourut septuagénaire en 1722, un an après son fils, le Régent.

 

Madame, duchesse d'Orléans, dont l'histoire a conservé le nom de Princesse palatine, avait écrit un nombre incalculable de lettres,  dont beaucoup étaient adressées, en allemand bien entendu, à sa tante,  l'Electrice Sophie de Hanovre,. Une première traduction française livrée par un certain Léopold Ranke, Stuttgart, J.G. Cottascher Verlag en 1861,  compléta la correspondance (in) complète de la Princesse palatine publiée en 1854 par M. G. Brunet.

 

Même si  les passages d'une crudité étrange éloignant les esprits délicats ont été élagués, les lettres de la Palatine à sa tante Sophie donne des détails du plus haut intérêt sur la cour de Louis XIV, sur la guerre, la politique et la religion du grand siècle.

 

En relisant cette princesse allemande, forte, courageuse, franche, droite, bonne, noble et grande en toutes ses manières, on doit se représenter cette nature plutôt virile accouplée au prince le plus efféminé de son temps, qui au milieu des splendeurs de Versailles, regrettait la choucroute, les saucisses et la grosse bonhomie de son pays (tiens... ne nous fait-elle pas penser à quelqu'un de chez nous... ?).

 

Celle qui prenait patience en enrageant, écrivait beaucoup pour épancher sa bile.

 

Elle inonda de ses lettres l'Europe entière pendant au moins cinquante ans. Elle en écrivait parfois jusqu'à dix par jour, parfois de vingt ou trente pages farcies par tout ce qui lui passait par la tête.

 

Correspondance rude, vive, brutale avec les gens qu'elle aimait dont sa fille, la duchesse de Lorraine, ses deux belles-filles issues du premier lit de son époux, Marie-Louise, épouse malheureuse de Charles II d'Espagne et Anne-Marie, femme de Victor-Amédée de Savoie. Avec sa tante Sophie de Hanovre et mère adoptive surtout, sa cousine germaine Sophie-Charlotte, reine de Prusse. Bien d'autres encore.


Bref, la Palatine, qui mériterait tout un blog en son honneur, écrivait du matin au soir et du soir au matin...

 

Pour ne pas vous lasser, la délicieuse "Commère de Versailles" ne vous livrera de temps à autre que quelques passages de sa longue correspondance, ceux qui sans complexes pourraient être jugés pertinents en ce début de 21e siècle.

 

 

 

NB : Si comme nous... vous avez raté la Princesse palatine sur France2, rediffusion le 23 août à 0h45 sur France2

 

 

 


 


 


 



 

 


 



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